31/08/2007

Avenir du rôle de l’Etat… Débat lancé !

Une ballade et un titre d’article de presse :

 

 

« Couchepin veut financer les parents plutôt que le crèches » (page 5 de la Tribune de Genève du 31 août).

 

 

Et voilà le débat sur le rôle de l’Etat relancé…

 

 

Faut-il subventionner l’offre ou solvabiliser la demande ?

08:59 Écrit par Charly Schwarz dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

Commentaires

Bonne question qui, outre la question de la redistribution des richesses, détermine traditionnellement la césure entre la droite et la gauche. Entre les tenants d'un Etat tutélaire et paternaliste qui a tendance à "cooconner" ses citoyens du berceau à la mise en bière et l'Etat libéral se contente de fixer les règles du jeu mais sans se prendre les pieds dans la production des prestations publiques.

Cependant si l'on finance les parents, il n'est pas dit qu'ils investissent dans les crèches, à moins de leur donner un bon à valoir pour une place dans une crèche, comme le chèque scolaire. Dans ces deux cas, la liberté se limite aux choix de l'établissement, un libéralisme très encadré. Bref, il n'y a pas en politique de solution idéale, ni de recettes automatiques de bonne gouvernance. Conclusion le développement des crèches est-il vraiment une affaire fédérale? On peut en douter.

Écrit par : Jean-François Mabut | 31/08/2007

Bonne question qui, outre la question de la redistribution des richesses, détermine traditionnellement la césure entre la droite et la gauche. Entre les tenants d'un Etat tutélaire et paternaliste qui a tendance à "cooconner" ses citoyens du berceau à la mise en bière et l'Etat libéral se contente de fixer les règles du jeu mais sans se prendre les pieds dans la production des prestations publiques.

Cependant si l'on finance les parents, il n'est pas dit qu'ils investissent dans les crèches, à moins de leur donner un bon à valoir pour une place dans une crèche, comme le chèque scolaire. Dans ces deux cas, la liberté se limite aux choix de l'établissement, un libéralisme très encadré. Bref, il n'y a pas en politique de solution idéale, ni de recettes automatiques de bonne gouvernance. Conclusion le développement des crèches est-il vraiment une affaire fédérale? On peut en douter.

Écrit par : Jean-François Mabut | 31/08/2007

Bonne question qui, outre la question de la redistribution des richesses, détermine traditionnellement la césure entre la droite et la gauche. Entre les tenants d'un Etat tutélaire et paternaliste qui a tendance à "cooconner" ses citoyens du berceau à la mise en bière et l'Etat libéral se contente de fixer les règles du jeu mais sans se prendre les pieds dans la production des prestations publiques.

Cependant si l'on finance les parents, il n'est pas dit qu'ils investissent dans les crèches, à moins de leur donner un bon à valoir pour une place dans une crèche, comme le chèque scolaire. Dans ces deux cas, la liberté se limite aux choix de l'établissement, un libéralisme très encadré. Bref, il n'y a pas en politique de solution idéale, ni de recettes automatiques de bonne gouvernance. Conclusion le développement des crèches est-il vraiment une affaire fédérale? On peut en douter.

Écrit par : Jean-François Mabut | 31/08/2007

C'est une excellente question, Charly. Elle tombe fort à propos puisque le Conseil municipal de la ville de Genève va enfin débattre tout prochainement de la municipalisation des crèches. Pour la première fois depuis bien longtemps, ce conseil va avoir une vraie discussion politique. Est-ce que les crèches sont bien un service public ? Est-ce que les politiques peuvent fixer le niveau de qualité du service ou doit-on laisser cela aux professionnels ? A-t-on automatiquement droit à une place de crèche ? Doit-elle être financée par l'impôt ou en partie par les parents en fonction de leur revenu ? La collectivité doit-elle soutenir les autres modes de garde (maman de jour) ? Toutes ces questions devraient normalement trouver une réponse dans ce débat.

Écrit par : Olivier Fiumelli | 31/08/2007

Comme mes préopinants je considère que la questions est bonne. S'agissant de M. Couchepin, il ferait peut-être mieux de se prononcer sur ce dont il est proche, les EMS, que sur les crèches. A moins que ce soit pour faire l'âne!
Plus sérieusement, j'ai récemment vu une émission française sur la création de crèches en entreprises. Non pas par les entreprises elles-mêmes, mais par une petite PME qui est spécialisée dans ce domaine. Elle fournit des crèches clés en mains, y compris un module de gestion et de personnel spécialisé. Non seulement ça marche mais ça a créé de l'emploi, pas des fonctionnaires! On produit plus de richesse contributive qu'il n'en coûte à la collectivité. L'exemple venant de la très jacobine France, ultra réglementariste et fonctionnarisée, je trouve qu'une lueur d'espoir subsiste.
Cet espoir est que les politicens comprennent que nous devons cesser de gérer la chose publique (res pubblica) a coup de dogmes et que seule une gestion pragmatique des faits permet d'avancer. Il faut des places dédiées à l'éveil de l'enfant (crèches ou petites classes) tout le monde en est convaincu. Pourquoi croire que seul l'Etat, qui n'est par ailleurs pas capable de se gérer lui-même) est en mesure de répondre à ce besoin. Nous sommes face à un terrorisme intellectuel incompréhensible. Pourquoi le privé ne serait-il pas en mesure de gérer aussi bien que le public des lieux d'accueil de la petite enfance? Seuls les collectivistes peuvent croirent ça! C'est peut-être bien là que la chatte a mal à la patte! Cet acharnement à la gestion publique des crêches ne cache-t-elle pas, en réalité, une volonté de formatage de la pensée de nos chères "têtes blondes" dès le plus jeune âge???? Les débats au CM de la ville de Genève et le rapport de G. Queloz sur ce point me semblent dignes du plus haut intérêt.
Pour clore et former (et non pas chloroformer) un avis indépendant je dirais simplement que la solution au problème des crèches doit être variée, dont une grosse partie peut se faire au sein des entreprises elles-mêmes. L'énorme avantage de cette solution est de rassuer aussi bien l'enfant que ses parents. Un enfant qui n'est pas bousculé matin et soir est plus serein et un parent rassuré est plus dispnible à son travail. TOUT LE MONDE EST GAGNANT, sauf ceux qui veulent formater nos enfants, cela va de soi!

Écrit par : post lux tenebras | 31/08/2007

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