10/10/2008

Notre démocratie est en crise…

Lorsqu’on parle de crise de notre démocratie représentative, il faut préciser de quoi on parle.

 

Plus aucun élu ne peut envisager de se contenter de mettre en œuvre son programme sans y associer les habitants : avec quelle ampleur, quelle force, quel contenu, jusqu’où ?

C’est toute la question de la construction d’une véritable démocratie participative qui partage les pouvoirs ou bien d’une réponse partielle et limitée qui ne partage pas vraiment les pouvoirs de décision.

C’est une crise de la représentation, notre système politique est miné de l’intérieur par le cumul des mandats, par notre système électoral majoritaire (mais qui refuse de la reconnaitre), par l’insuffisance de la parité, par l’absence ou l’insuffisance d’écoute, de dialogue, de proximité, par des formes de clientélisme et par les promesses non tenues.

C’est une crise de la délégaion de pouvoir.

08:20 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook

Commentaires

Si je partage votre avis sur le constat, je ne suis pas certain que nous le soyons totalement sur la méthode.

Quoique....

SI nous devons renforcer la participation, nous devons surtout insister sur l'actuel article 1er alinéa 2 de la constitution actuelle.

Cette disposition pose le principe de la subordination de la charge élective et/ou administrative à la volonté du Peuple! Dans notre système l'Etat ses agents et ses dirigeants politiques sont au service des citoyens et non pas l'inverse!

Or on constate que ce principe est souvent battu en brèche par des roitelets qui se croient tout permis. L'histoire récente montre que ces attitudes de certains élus et/ou d'agents de l'Etat ont perdu de vue cet élément clé de la démocratie participative. (se sont surtout les élus de gauche qui cherchent souvent à contourner cette primauté, Ferrazino est un exemple caractéristique).

C'est pourquoi la liste No9 MCG propose l'introduction d'un nouveau droit d'initiative, celui qui lui permettrait au Peuple de démettre ses gouvernants lorsque ceux-ci agissent soit contrairement au mandat qu'ils ont, soit de manière illégale.

La situation actuelle montre que le dernier cas de figure n'est pas une utopie!

Par ailleurs la liste No9 MCG soutient également l'inscription de l'autodétermination dans la Constitution afin que, précisément le citoyen reste et demeure le vrai patron de notre démocratie.

La commune est l'échelon "étatique" le plus important de notre démocratie car c'est la proximité. Ceux qui veulent passer les communes à la moulinette confondent économie et droits politiques.

Nous estimons qu'il n'appartient certainement pas à l'assemblée constituante de décider du nombre de communes, ce droit est celui des communiers. Si nous entrons aveuglément dans les fusions, nous reforcerons le côté jacobin de l'Etat et la distance entre l'Etat et les citoyens augmentera, ce que nous ne voulons, ni les uns ni les autres!

Le plus gros enjeu de cette constituante sera certainement que les élus se souviennent, en permanence, que dans 4 ans ils devront livrer un projet au Conseil général.

La proximité de cette échéance les obligera a dialoguer, il n'y aura pas de temps pour l'invective,les à priori destructeurs et paralysants!

Bien à toi Charly,
(merci pour ton implication dans ce débat qui est fondamental même si, curieusement, les Genevois ne semblent pas être passionnés.)


PATRICK DIMIER
LISTE No 9 MCG
Mouvement Changer Genève

Écrit par : patrick Dimier | 09/10/2008

Cher Patrick,
Merci pour vos commentaires très pertinents.
Pour moi, le concept de démocratie participative englobe tout ce qui dans la vie des démocraties contemporaines ne relève pas strictement d’une logique de gouvernements représentatifs.

La démocratie participative s’inscrit clairement dans une filiation philosophique à notre concitoyen ; Jean-Jacques Rousseau.

La démocratie participative exige la formation d’un public actif capable de déployer une capacité d’enquête et de recherche d’une solution adaptée à ses besoins.
Et c’est bien le cas en Suisse !

Notre forme de démocratie actuelle favorise l’apathie politique du plus grand nombre à des fins de conservation de l’ordre existant.

STOP !

Aujourd’hui, la légitimité et la rationalité des décisions collectives doivent reposer sur un processus de délibération collective, conduit rationnellement et équitablement, entre des individus libres et égaux.

Écrit par : Charly Schwarz | 09/10/2008

La participation des citoyens a des limites dans les affaires de l'Etat car qui va participer(cela demande du temps et des compétences). Pour mois, cela équivaut à faire appel à une délégation d'individus motivés qui s'y connaît et qui représente le groupe, donc où est l'intérêt ?.C'est déjà le cas aves les syndicats, les associations, les députés... Par contre, l'organisation de séances de consultation largement ouverte au public et régulière sur divers sujets est de plus en plus nécessaire.

Démettre les élus de leurs fonctions sur quelle base ? faute professionnelles, détournement d'argent, mauvaise gestion (qui décide), impopularité, délit de sale gueule ? Cela me semble difficile car trop subjectif et impartial.

Écrit par : sirène | 09/10/2008

D'accord avec sirène. Donner au peuple un droit d'initiative permettant à un groupe de citoyens (Combien, sur quels critères ?) de démettre l'exécutif reviendrait à bloquer toute initiative et serait source de grande instabilité. La capacité d'analyse politique de certains groupes fait douter du réalisme de la proposition.

Écrit par : Tatage | 09/10/2008

Contrairement à tatage, je m'exprime à découvert!

Ensuite je le remercie de la considération qu'il porte à notre capacité d'analyse politique et je me réjouis de discuter avec lui, pour autant qu'il ai le courage de se dévoiler pour, à mon tour, m'exprimer sur la pertinence de la sienne.

Le fondement de l'institution gouvernementale dans notre système repose sur l'adéquation entre le mandat qui lui est confié et son exercice.

Si vous estimez, par exemple, que le gouvernement actuel agit de façon éthique et conforme à la légalité, alors je comprends mieux que vous estimiez que mon analyse politique est médiocre!

Cela prouve que soit vous n'êtes pas juriste, soit vous l'êtes et, sans vouloir vous offenser, votre niveau est de basse futaye (futaies en français courant)pour reprendre le Bâtonnier Bonnant.

C'est bien parce que les élus se savent totalement à l'abri de tout risques qu'ils se paient tous les luxes, notamment celui de violer la loi.

Il tombe sous le sens que cette initiative aura un régime spécial, précisément pour que le remède ne soit pas pire que le mal.

Je m'exprimais sur le principe et j'invite volontier tatage et sirène à venir discuter avec moi sur le fond samedi matin au Molard.

S'ils viennent assez tôt, nous leur offrirons croissants et café, sans la moindre rancune en bonne intelligence démocratique!


Bonne journée,
PATRICK DIMIER
LISTE No9 MCG
Mouvement Changer Genève

Écrit par : patrick dimier | 09/10/2008

N'en déplaise à M° Dimier, la République n'est pas composées que de juristes. On voit ce que donne la sur-représentation de cette profession au Grand Conseil, avec un record national de projets de loi, motions et autres interventions, bloquant tout le système. Alors, vos effets de manche à la Bonnant me laissent froid.

Écrit par : Tatage | 09/10/2008

C'est le trop-plein de démocratie directe qui tue la démocratie et le fait que les gouvernants ne gouvernent plus mais se remettent systématiquement au bon peuple qui n'est pas toujours à même de prendre les bonnes décisions et dans un délai utile. Je veux bien que le peuple tranche, mais est-ce de manière factuelle ou émotionnelle ? Pourquoi refiler le bébé au citoyen lorsque même les spécialistes ne s'en sortent pas ? Tant le parlement que le gouvernement sont élus pour prendre leurs responsabilités. A Genève, notamment, on vote pour tout et n'importe quoi. Je propose donc que l'on limite les sujets de votation au stricte nécessaire. A définir.

Écrit par : Dixit | 09/10/2008

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