10/10/2008

une crise de la délégation de pouvoir

Lorsqu’on parle de crise de notre démocratie représentative, il faut préciser de quoi on parle.

C’est une crise de la délégation de pouvoir. Plus aucun élu ne peut envisager de se contenter de mettre en œuvre son programme sans y associer les habitants : avec quelle ampleur, quelle force, quel contenu, jusqu’où ?
C’est toute la question de la construction d’une véritable démocratie participative qui partage les pouvoirs ou bien d’une réponse partielle et limitée qui ne partage pas vraiment les pouvoirs de décision.

C’est une crise de la représentation, notre système politique est miné de l’intérieur par le cumul des mandats, par notre système électoral majoritaire (mais qui refuse de la reconnaitre), par l’insuffisance de la parité, par l’absence ou l’insuffisance d’écoute, de dialogue, de proximité, par des formes de clientélisme et par les promesses non tenues.

08:31 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

Excellente piqûre de rappel, Charly. Il s'agit bel et bien d'une crise des pouvoirs que nous vivons. Ce qui est étrange, c'est qu'une nouvelle constitution est toujours précédée par une révolution. Or, ce n'est pas le cas cette fois. Faut-il penser que le silence de la mer ourdit?...

Bien à toi!

Écrit par : Micheline Pace | 10/10/2008

Internet crée une société où toute information circule librement et pacifiquement, où les rapports sociaux sont modifiés.
Le Web supplante la radio et la télévision dans leur rôle essentiel de lien social.
Internet est une révolution importante et si nos démocraties veulent rester fidèles à leur projet d'émancipation politique, elles doivent réviser leurs constitutions à l’aune ce cette révolution pacifique.

Écrit par : Charly Schwarz | 10/10/2008

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