05/11/2008

Une Charte pour Genève : sécurité (V)

 

Article 21 Les habitant/es jouissent d’un droit à la sécurité et participent, avec l’administration, à un effort collectif visant à assurer la jouissance d’un tel droit. Ils y contribuent en posant des gestes compatibles avec les engagements énoncés au présent chapitre, notamment en privilégiant des comportements préventifs.

 

 

Article 22 Aux fins de favoriser la jouissance par habitant/es de leur droit à la sécurité, l’administration s’engage à :

 

 

a)   aménager son territoire de façon sécuritaire ;

 

 

b)  soutenir, avec l’appui des partenaires du milieu, des mesures spécifiques pour la sécurité des femmes ;

 

 

c)   encourager l’usage sécuritaire des espaces publics, notamment des parcs et des équipements collectifs et récréatifs ;

 

 

d)  soutenir des mesures préventives axées sur la sensibilisation et la participation des habitant/es, en collaboration avec les responsables de la sécurité publique ;

 

 

e) protéger l’intégrité physique des personnes et des biens.

 

 

 

Les engagements énoncés dans la Charte sont soumis aux limites des compétences de l’administration et des compétences qu’elle partage avec les autres niveaux de gouvernement, aux limites inhérentes aux ressources financières dont elle dispose en général, ainsi qu’aux limites raisonnables dans une société libre et démocratique.

 

 

 

Articles suivants en gestation...

 

08:54 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook

Commentaires

Kézako un "usage sécuritaire des espaces publics"?

Écrit par : Azrael | 05/11/2008

une théorie inspirée de « Broken Windows » qui soutient qu’il existe un lien direct entre criminalité et sentiment d’insécurité. Les auteurs, Wilson et Kelling, prétendent que l’insécurité urbaine prédispose aux incivilités physiques et sociales.
Leur théorie est la suivante : si une fenêtre d’un bâtiment n’est pas réparée, les carreaux des autres fenêtres ne tarderont pas à être cassés.

L’absence progressive de surveillance informelle des lieux publics participe à la recrudescence des incivilités (vandalisme, mendicité, délinquance) et, donc, à la criminalité.

Écrit par : Charly Schwarz | 05/11/2008

C'est quoi la "surveillance informelle des lieux publique" ?

Et c'est quoi ces "gestes compatibles" que les habitants sont sensé poser ?

Et c'est quoi un amenagement securitaire du territoire ?

Et au 22b, qui sont ces "partenaires du milieu", des contractants de la mafia ?

Je crois que je vais archiver ces "articles" 21 et 22, c'est ce que j'ai lu de plus 'remarquable' dans son genre depuis bien longtemps...

Écrit par : Alain Fernal | 05/11/2008

Ci-dessous quelques éléments de réponse…

1) C'est quoi la "surveillance informelle des lieux publique ?
La surveillance informelle est assurée par les personnes présentes dans les lieux publics, C’ est aussi un élément clé de la prévention

2) Et c'est quoi ces gestes compatibles ?
Ceux qui sont en accord avec les éléments énoncés

3) C'est quoi un aménagement sécuritaire du territoire ?
Voir le billet ci dessus

4) Qui sont ces partenaires du milieu ?
Les organisations déjà actives dans les domaines concernés

Et pas besoin d’archiver que les articles 21 et 22, profitez de gardez aussi les 20 articles précédents, disponibles sur simple demande.

Écrit par : Charly Schwarz | 05/11/2008

2) Un article qui contient des "gestes" conformes a sa propre définition pour toute explication... Et est ce que l'adhésion citoyenne à ces "gestes" à un caractère contraignant ? Est ce que la personne manquant de diligence dans ces "gestes" signe de facto une décharge a l'état ou perd son droit individuel ou collectif a la sécurité ?

3) La théorie de la "broken window" n'explique pas du tout ce que serait un "aménagement sécuritaire du territoire." A moins que ce ne soit un report des responsabilités sur les victimes de vandalisme qui tarderaient a réparer leur bien ?

4) Ca c'est une définition de "partenaire" digne d'une constitution: "Les organisations déjà actives dans le milieu concerné". Déjà actives au moment de l'adoption de la nouvelle constitution, depuis Noël 1993, depuis 2 ans ou deux jours ?

Et le meilleur pour la fin:

1) Quand a la surveillance informelle des lieux, laissez moi rire. On a affaire à des individus qui se moquent ouvertement des gendarmes car ils savent notre justice déficiente, c'est sûr que le regard des passants va énormément les gêner dans leur business. En général dans le monde réel c’est plutôt la petite criminalité qui prend le dessus sur le control social informel. D'ailleurs il n’y a qu’à voir le nombre de passants moyens qui ont envie de se promener après 22h au jardin anglais. Faudrait peut-être mettre une amende aux dits passants pour comportement anticonstitutionnel ou les enrôler de force dans une milice du control informel... Si ce n’est pas le cas cet article est juste une belle phrase inutile.


En bref des articles incohérents, insensés car intransposables à la pratique, donc inutile voir même nuisible. Leur seule consistance est d’être le reflet d’un aveuglement idéologique dont on subit déjà les conséquences depuis quelques années.

AF

Écrit par : Alain Fernal | 06/11/2008

Nous devons devenir des acteurs de notre avenir par une participation plus active dans « le vivre ensemble » si nous en avons encore envie.

Il est évident que les temps futurs demandent un plus grand encagement des habitants pour garantir un « meilleur vivre ensemble ».

Une Charte n’a rien de contraignant… celle que je propose est ouverte au débat je vous remercie de l’ouvrir.

Écrit par : Charly Schwarz | 06/11/2008

Le " vivre ensemble" c'est possible, regarder la barrière invisible qui s'estompe aux USA depuis la victoire d'Obama. certains diront que c'est de la façade, je pense que non car pour la plupart ces changements sont voulus par les jeunes. Pour Genève, je trouve que jusqu'à présent la vie des communautés à Genève reste plutôt harmonieuse, mais le manque de repères et d'actions en matière de sécurité ne doit pas entacher cet équilibre.

C'est vrai qu'il existe une faune (Gare, Centre-Ville, Pâquis...) de voyous dealers qui n'incitent pas à la promenade nocturne complètement pris dans leur business avec leur clientèle locale.

Où l'on peut parler d'insécurité, c'est plus dans le nombre croissant de vol à l'astuce, à l'arraché, à la portière, intimidation sur les personnes et les multiples effractions dans les habitations. La population devra s'y habituer et adopter les bons réflexes qui sont de ne pas se laisser distraire par des inconnus et de prendre des précautions chez soi en attendant que le Politique et le Judiciaire daignent prendre des mesures adaptées.

Écrit par : sirène | 06/11/2008

Les commentaires sont fermés.