26/12/2008

L’ambigüité d’un terme : « régulation »

La notion de régulation est à l’ordre du jour depuis plusieurs semaines…  

Or, le terme de régulation est sujet à de multiples interprétations. Elles contribuent à la confusion et engendrent une déformation des références, elles assombrissent le débat et elles ne contribuent pas à une interprétation raisonnée du capitalisme du XXIème siècle.

Si la nécessité de maitriser les dynamiques du capitalisme moderne ne fait aucun doute, il faut considérer que les discours actuels autour de la « régulation » sont porteurs de confusions regrettables.

Elles font obstacles aux actions démocratiques d’envergures.

Faut-il abandonner la Politique aux économistes ?

12:25 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook

Commentaires

Bonjour !
Sûrement pas ! Ce serait du suicide !

:o)

Écrit par : Blondesen | 26/12/2008

Alors nous devons rester vigilants, car les sociétés d’actionnaires pèsent de plus en plus sur notre politique économique.

Écrit par : Charly Schwarz | 26/12/2008

Salut Charly,

Le terme "regulation" est ambigu en premier lieu parce qu'il s'agit d'un terme emprunté à l'anglais. On devrait plutôt utiliser le terme de règlementation, ça sera plus clair, mais bon, soit...

Sinon, la regulation, c'est ce qui va de pair avec la "privatisation" des services collectifs ou des activités indispensables au fonctionnement de nos sociétés. L'alternative, ce n'est pas "pas de régulation", mais la "nationalisation". Et ça, dans la plupart de cas, cela n'a jamais été très efficace....

Écrit par : Olivier Fiumelli | 26/12/2008

Cher Olivier,
Je comprends bien tes propos, mais être attentif aux diverses formes de régulation ne signifie pas « pas de régulation » et l’alternative ne peut pas être simplement « nationalisation ».
Mais si la nationalisation n’est pas efficace pourquoi vouloir « nationaliser » les crèches ?

Écrit par : Charly Schwarz | 26/12/2008

Les crèches.... C'est bien pour ça que j'avais précisé "dans la plupart des cas"...
Lorsqu'une activité ne peut pas fonctionner sans une subvention publique couvrant les trois quarts du chiffre d'affaire et qu'il est très difficile de mesurer la performance en fonction du résultat, ça ne me gène pas de chercher à maitriser les moyens et les conditions de productions, c'est bien cela le service publique, non ?

Écrit par : Olivier Fiumelli | 26/12/2008

La réponse n’est pas « privatisation » ou « nationalisation », car il existe un tiers secteur capable d’apporter des solutions efficaces tant aux niveaux économiques que politiques.
Et il ne faut pas confondre; "service public" et "au service du public".
Il existe, à Genève, des crèches qui fonctionnent sans aucune subvention; enfants et parents y sont très heureux.

Écrit par : Charly Schwarz | 27/12/2008

Dans ces propos, onsent bien l'empreinte de GE-pilote, service qui n'a rien servi à l'état. De plus, on tient encore à faire croire qu'une Etat-providence veille sur les bons citoyens ... avec des crèches, etc. Quelle honte!
Merci Charly de démystofier ce tout!

Écrit par : juilette de c. | 02/01/2009

@ juilette de c.

J'aimerais vous rencontrer. Merci de me contacter directement, j'imagine que vous savez où me joindre...

Écrit par : Olivier Fiumelli | 02/01/2009

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