29/12/2008

Risques et opportunités

 

Depuis quelques décennies les actionnaires imposent aux sociétés des objectifs de profit qui n’ont aucune mesure avec les dynamiques de production. De plus, ils ont une mobilité qui leurs permet à tout moment de choisir une stratégie de sortie. Les salariés et les autorités politiques doivent assumer les risques.

 

Cette asymétrie n’est pas compatible avec les caractéristiques d’un capitalisme entrepreneurial ; un entrepreneur risque sa fortune et souvent aussi sa réputation.

 

Ce découplage est destructeur et injuste, car il constitue une violation de l’ordre démocratique, celui qui établit que nul ne peut prétendre au contrôle sans y endosser les responsabilités associées.

 

Le fait qu’un actionnaire puisse bénéficier d’un avantage qui est interdit aux autres porte un nom : privilège.

 

Le rétablissement d’une symétrie entre prise de risque et opportunité doit constituer le grand chantier politique et économique des années à venir.

 

20:38 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

Salut Charly,

Ton billet est un peu caricatural. Je ne nie pas certains problèmes, mais les actionnaires jouent un rôle très important et, la plupart du temps, très positif, pour les entreprises. Celles-ci n'ont que deux solutions pour se financer : les banques qui prêtent contre intérêts et les actionnaires qui ne reçoivent des dividendes que s'il y a des bénéfices. Les actionnaires prennent donc un risque qui peut être très important.

Le grand chantier politique et économique des années à venir est plutôt celui de la démocratie actionnariale : est-ce que la volonté de l'actionnaire est toujours bien respectée par les dirigeants d'une entreprise ou par ceux qui les représentent (fonds de pension ou autres acteurs institutionnels) ?

Écrit par : Olivier Fiumelli | 29/12/2008

Tu as raison pour la caricature… Mais n’est-elle pas l’image d’une vérité qui offre la possibilité de voir naître une antithèse?

L’actionnariat de proximité ou familial doit être encouragé.

Les fonds de pension sont les représentants de ce capitalisme financier qui depuis des décennies assèche les plus beaux fleurons de notre économie.

Écrit par : Charly Schwarz | 30/12/2008

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