12/01/2009

Le droit de se dédire

Aucun traité n’est signé pour l’éternité, et un des principes de base en démocratie est qu’une génération ne peut asservir celles qui la suivent. Il est donc toujours possible de revoter sur un texte.

C’est d’ailleurs tout aussi vrai quand le vote initial a été positif, ce que certains ignorent.

Mais imposer le principe d’un nouveau vote à quelques mois de distance uniquement parce que le résultat du premier scrutin était défavorable revient à nier la « citoyenneté » de ceux qui se sont exprimés.

09:22 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

Commentaires

Tout à fait d'accord avec ces principes. Mais de quoi s'agit-il, en fait?
Avec mes excuses.

Écrit par : Mère | 12/01/2009

@ Mère
En référence au débat en cours au sujet de la votation du 8 février, où certains imaginent que l’on pourrait revoter au mois de mai.

Écrit par : Charly Schwarz | 12/01/2009

Il ne s'agirait pas "revoter" au mois de mai, mais de simplement voter sur les deux objets arbitrairement liés.

Le 8 février, le vote ne sera pas démocratique car celui qui est partisan de la reconduction des accords bilatéraux mais opposé à leur extension aux deux pays corrompus que sont la Roumanie et la Bulgarie ne peut exprimer son choix.

Un NON le 8 février signifie un NON à ce ficelage antidémocratique, baillonnant ce que 80 % des Suisses souhaiteraient exprimer par les urnes.

Si on vote donc en mai, ce qu'il faut espérer, on ne "revote" pas, mais on vote sur les deux objets séparément...

Écrit par : J. Nizard | 12/01/2009

@J.Nizard: La réunion des deux questions en une seule est une décision majoritaire du parlement. Elle est donc démocratique. S'y opposer en tentant de faire voter non aux gens tout en leur disant après coup, que leur non n'était pas valable et qu'en fait on va tout de même accepter les accords, c'est une tentative de détournement des institutions.
C'est semble-t-il une maladie récurrente à l'UDC que de prétendre régenter le pays et lui imposer tous ses désirs sous prétexte de rassembler 30% des voix. Il se trouve qu'en face, ils sont 70%.
Cela n'a de plus aucun sens de séparer les deux questions, car la clause 24 des accords bilatéraux (déjà disponible et publique lors du précédent vote) dit expressément que ces accords sont applicables sur tout le territoire de l'UE, quel qu'il soit. Donc y compris sur le territoire des nouveaux membres. Tandis que l'article 25 dit que ces accords sont indivisibles et qu'en refuser une partie, c'est les refuser tous.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/01/2009

Merci du renseignement.

Écrit par : Mère | 12/01/2009

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