18/02/2009

PIB, IHD, ISS, ISP, IPV... Quel indicateur pour notre bien-être ?

Pendant combien de temps encore utiliserons-nous le PIB comme indicateur de notre bien-être ?

Aujourd’hui, la croissance économique ne peut pas être le seul objectif poursuivi par notre société.
Le PIB  et le bien-être économique ne se recoupent pas, d’ailleurs le PIB n’est qu’un indicateur parmi d’autres.


Depuis 1990, nous possédons plusieurs indicateurs :

IDH (indice de développement humain), il s’agit de la moyenne de 3 indices qui mesurent l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’instruction et le PIB par habitant.

ISS (indicateur de santé sociale), 16 variables affectées à des classes d’âge constituent le corps de cet indice. Parmi ces variables figurent notamment la mortalité infantile, la chômage, la pauvreté des plus de 65 ans, les accidents de la route…

ISP (indice de sécurité personnelle), il prend en considération trois types de sécurité ; économique, santé et physique. Il cerne une série une série de variables objectives (taux de chômage, accidents du travail, violence physique) qui sont pondérées par des données subjectives.

IPV (indicateur de progrès véritable), part de la consommation marchande des ménages, à laquelle on ajoute la valorisation des certaines activités (travail domestique, loisirs…) et des dépenses publiques non défensives et de laquelle on ôte la valorisation des dépenses défensives et des dommages écologiques.

 

Le projet de société consistant à produire, consommer, travailler mieux et tous, et à reconnaitre l’importance du temps consacré aux proches et au débat démocratique, n’est-il pas le meilleur indicateur de bien-être ?

 

07:26 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook

Commentaires

Je dirais plutôt :

Le projet de société consistant à reconnaitre l’importance du temps consacré aux proches, aux arts, au débat démocratique, aux activités non-économiques ainsi qu'à produire, consommer pour nos besoins essentiels, ainsi qu'à travailler moins et mieux pour travailler tous, n’est-il pas le meilleur indicateur de bien-être ?

Bon, gentiment on y vient... vous aussi Charly Schwarz vous commenceriez à devenir un "objecteur de croissance"?

Écrit par : Sandro Minimo | 18/02/2009

Pas encore objecteur… Mais partisan d’une croissance qui réponde aux besoins des personnes qui constituent notre « être et vivre ensemble ». Je suis pour une croissance durable.

Écrit par : Charly Schwarz | 18/02/2009

Pas encore? Ca viendra, sans aucun doute! Vous êtes bien trop intelligent pour croire vraiment qu'un croissance infinie est possible dans un monde aux ressources finies...

Qu'avez vous à dire sur ces deux vidéos?

http://www.dailymotion.com/video/x6birb_decroissance-par-paul-aries-12_news
http://www.dailymotion.com/atoumx2/video/x6bjhb_decroissance-par-paul-aries-22_news

Votre avis m'intéresse.

Écrit par : Sandro Minimo | 18/02/2009

Paul Aries reste un partisan de la décroissance… Ce que je ne peux accepter.
Au nom de quoi devrions-nous interdire aux pays que nous avons exploités pendant des décennies à vivre mieux ?
Pourquoi empêcher les paysans du BRIC à vivre plus longtemps ?

Écrit par : charly schwarz | 19/02/2009

Le problème de ces indicateurs, Charly, c'est qu'ils sont tous éminemment subjectifs. je trouverais plus correct de déterminer d'abord quel type de société nous voulons et ensuite les critères de mesure, plutôt que d'essayer d'imposer en douce des critères différents dans le but de changer d'objectif sans trop que cela se voie.
Il me parait évident qu'il faut un vrai débat sur les buts, et les moyens d'y arriver, mais personne n'ose se risquer à le lancer, pas plus les verts que les autres, car c'est éléctoralement dévastateur.

Écrit par : Philippe Souaille | 19/02/2009

>Paul Aries reste un partisan de la décroissance… Ce que je ne peux accepter.
>Au nom de quoi devrions-nous interdire aux pays que nous avons exploités
>pendant des décennies à vivre mieux ?
>Pourquoi empêcher les paysans du BRIC à vivre plus longtemps ?

Vous soulevez là une des incompréhensions qu'on rencontre souvent par rapport à la décroissance, qui est trop souvent entendu comme "la décroissance de tout pour tous", alors que la décroissance concerne les pays riches, sur-développés comme le nôtre. Je suis d'accord que le mot "décroissance" prête à confusion, il a d'autres nombreux défauts mais celui-là est bien le plus important.

Que dirait un habitant d’un bidonville de Bombay si on lui parlait de décroissance ?... Il comprendrait certainement que ça ne le concerne en rien, de même que chez nous, les piétons comprennent qu’ils ne sont pas concernés par les limites de vitesse.

En fait c'est justement par souci de solidarité et de partage des ressources avec les peuples du sud qu'il nous faut opérer une décroissance de la consommation d'énergie et de matériau sous nos latitudes, pour laisser une chance aux 6.5 milliards d'êtres humains qui peuple cette terre de mener une vie décente sans ruiner totalement les chances d'existence de l'humanité à long terme.

Tout le pétrole que nous extrayons au Nigeria (pour ne prendre que cet exemple) dans des conditions environnementales désastreuses, qui ruinent les agriculteurs et les populations locales et les noient sous des nuages de pollution, c'est du pétrole qu'ils ne peuvent pas utiliser (ils n'ont aucune raffinerie et sont obligés d'importer 100% du carburant qu'ils utilisent)... C'est précisément ce partage aberrant (20% de la population mondiale qui consomme 86% des ressources) que dénoncent les objecteurs de croissance.

Est-ce que cela signifie que les pays du Sud peuvent se développer n'importe comment, sans jamais prendre aucunement en compte le mode de développement et les limites de la planète et qu'ils doivent donc refaire les mêmes erreurs que nous? Certainement pas. Un article récent du Courrier montrait d'ailleurs des habitants du Cambodge (sauf erreur) qui voyaient leurs habitations rasées, leurs villages transformés en immenses complexes commerciaux-hôteliers au nom précisément de la "croissance". Ces gens-là savent combien que le mode de développement que nous prônons en occident est destructeur pour les cultures locales, pour l'agriculture vivrière, etc. Mais il ne se passera jamais rien si nous ne changeons pas de cap chez nous. Car après avoir montré la voie de la destruction de la planète, il nous faut prendre un autre chemin. Pour moi, du point de vue énergétique, du point de vue de nos flux de matières, du point de vue de notre consommation et de notre production, il est évident que nous consommons TROP et que le seul chemin que nous pouvons/devons suivre, c'est la décroissance.

Ceci dit, je m'intéresse (sincèrement) à votre opinion sur le fond de ce que dit Paul Ariès, la démesure, l'aliénation, la fuite en avant de nos sociétés... Si vous avez un peu de temps, regardez ces vidéos et donnez moi votre avis sur le fond!

Écrit par : Sandro Minimo | 19/02/2009

Sandro, vous ne connaissez décidément pas grand chose à l'Afrique. Le Nigeria possède d'énormes, capacités de raffinage, qui ne sont d'ailleurs utilisées qu'à 50 % de leur capacité, car leurs techniques datent des années 60 et... polluent un maximum !
Il importe donc les 2/3 des carburants raffinés qu'il consomme, en partie du fait de l'arrêt des raffineries trop vieilles (mais deux nouvelle,s énormes, sont en construction) et pour le reste parce qu'il exporte, légalement ou en contrebande, une grosse partie de sa production vers les pays voisins. Jusqu'en Côte d'Ivoire, on peut trouver au bord des routes des vendeurs à la sauvette d'essence nigériane dans des bouteilles de 1 litre en verre. Moteurs fragiles s'abstenir.
Sur le fond, en revanche, je suis entièrement d'accord avec vous. Il faut procéder à une nouvelle répartition des ressources et des bienfaits de la consommation, en se limitant au Nord, ou en se reportant sur d'autres modes de consommation plus écologiques, pour permettre au Sud de participer au festin.
Qui au total, devra être moins copieux qu'actuellement.
"

Écrit par : Philippe Souaille | 20/02/2009

>Il faut procéder à une nouvelle répartition des ressources et des bienfaits
>de la consommation, en se limitant au Nord, ou en se reportant sur d'autres
>modes de consommation plus écologiques, pour permettre au Sud de participer
>au festin.
>Qui au total, devra être moins copieux qu'actuellement.

D'où l'idée de décroissance! C'est absolument inéluctable et je suis ravi de voir que vous y venez vous aussi...

Quant au Nigeria, je sors mes informations essentiellement d'un bouquin que vous avez récemment descendu en flèche... donc ça m'étonne pas. Mais peu importe à la rigueur...

Écrit par : Sandro Minimo | 20/02/2009

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