04/03/2009

Trouvez plus qu'un travail

 

Avec plus de 25’000 salariés, soit environ10% des emplois à Genève, l'économie sociale et solidaire représente un poids important dans le tissu économique et social.

Malgré l'hétérogénéité des questions relatives aux ressources humaines de ce secteur, on peut relever un certain nombre de points communs: accentuation de la professionnalisation, nécessité d'attirer les meilleurs profils (savoir être et savoir faire), mais surtout la nécessité de répondre aux besoins de recrutement de ces prochaines années (croissance de certains secteurs ou remplacements liés à la pyramide des âges).

Face à cette situation, l'économie sociale et solidaire bénéficie d'un atout majeur. En alliant professionnalisme et fondements éthiques, elle répond à l'aspiration d'un grand nombre de salariés :

 

concilier activité professionnelle et sens.

 

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si un nombre important des jeunes diplômés envisagent d'intégrer une entreprise de l'économie sociale. Phénomène assez bien illustré par l'ensemble des grandes écoles qui proposent aujourd'hui des formations spécialisées.

Le paradoxe actuel se situe dans le manque de visibilité du secteur, la prudence des structures de l'économie sociale et solidaire pour aller à la rencontre de ces candidats, et le manque de connaissance des candidats des attentes des entreprises.

Aujourd’hui, il est impératif de combler une partie de ce déficit d'image, de valoriser les métiers et faciliter les recrutements en attirant les compétences au sein des organisations de l’économie sociale et solidaire.

 

14:05 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Développement durable, Economie, Formation, Genève, Politique, Suisse, Université | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Vous avez entendu parler de cette sorte de 5eme pouvoir detenu par l'administration et la bureaucratie ?

Je trouve deja inquiétant que 10% des employés de Geneve (selon vos chiffres) vivent du marché de la misère et de la detresse. Alors appeller a augmenté et professionaliser cette filière...

Que se passera il si leur fond de commerce diminue, faudra il inventer ou importer des pauvres (comme on le fait deja si bien) pour justifier son job ?
Ou prospecter et se battre pour trouver des niches et distribuer de l'aide sociale a tout prix ?

CE

Écrit par : Eastwood | 04/03/2009

L’économie sociale et solidaire n’est pas l’économie de la misère, loin s’en faut !

Les grands principes de l’économie sociale et solidaire sont les suivants :
•activité continue de production de biens et services,
•but non lucratif ou lucrativité limitée,
•indivisibilité des réserves,
•finalité explicite au service de la collectivité (intérêt général / utilité sociale),
•organisation démocratique (une personne une voix).

Les principaux champs de l’économie sociale et solidaire sont :
•l’habitat associatif et coopératif,
•le secteur artisanal et industriel coopératif,
•les coopératives agricoles,
•les services environnementaux,
•les services aux personnes (entreprises d’insertion par l’économique, crèches, ateliers pour handicapés, etc.),
•le commerce équitable,
•la finance solidaire,
•les activités culturelles, artistiques, sportives, etc.

Pour en savoir plus : www.apres-ge.ch

Écrit par : charly schwarz | 04/03/2009

Merci pour le lien, mais franchement c'est degoulinant pour ne pas dire infantile. Et l'histoire a prouvé maintes fois que c'est simplement incompatible avec la nature humaine, même et surtout en interne (remplacez oligarchie par nomenclatura et vice versa, quelle difference?)

Pour faire court: Je serai très content que ce beau programme puisse a la fois augmenter le bien commun tout en permettant a ses participants de se realiser d'une façon ou d'une autre... Libre a chacun d'y adherer et de s'y investire.

Mais ! Pourvu que ce ne soit pas le privilège d'une minorité se pretendant "autonome" tout en étant perversement financé par le contribuable (comme d'habitude).

CE

Écrit par : Eastwood | 05/03/2009

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