02/05/2009

Avoir le droit à l’autodétermination informationnelle

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En complément à l’article du 2 mai de Xavier Alonso dans la Tribune de Genève

Du lever au coucher, nous sommes tous soumis à un traçage

D’abord un traçage dans l’espace à travers le développement des systèmes de biométrie, de vidéosurveillance ou de géo-localisation (téléphones mobiles). Ensuite un traçage dans le temps que permettent les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux sur internet.

Le premier met en cause la liberté d’aller et venir

Le second met en cause la liberté de pensée et d’expression…par exemple des déclarations exhumées dans des moteurs de recherche qui vous obligent de justifier à 40 ans ce que vous avez dit à 20.

Il faudrait aussi mieux réglementer la vidéosurveillance et que son régime juridique soit clarifié au plus vite.

Le préambule de notre nouvelle Constitution devrait garantir la protection des données personnelles à un moment où se généralisent les systèmes de traçage informatique des individus.

Y inscrire un nouveau droit constitutionnel : le droit à " l'autodétermination informationnelle ", c'est-à-dire le droit pour chaque individu de décider lui-même de la communication et de l'emploi des informations le concernant.

08:09 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Techno | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

1) Le fait que la possibilité technique de tracer votre mobile existe, ou que vous puissiez apparaitre sur la videosurveillance d'un commerce ou d'un lieu publique permet dans le pire des cas de reconstituer vos deplacements.
Mais en quoi est ce que ça diminuerait votre liberté de deplacement ? Pour ce dernier point demandez plutot a vos amis les verts, ils savent très bien comment la restreindre.

2) Peut on demander a la loi de se proteger de ses propre elucubrations ? Facebook et autre ne sont qu'un media de plus, et personne n'est obligé de se compromettre desssus. On pourrait aussi exhumer vos articles dans une gazette d'etudiant d'il y a 30 ans, et alors ?
Si on use de sa liberté d'expression c'est bien pour dire quelque chose, je vois mal comment on pourrait instaurer ensuite un droit a l'oubli. En tuant les temoins, brulant les ecrits et effaçant les archives electronique ???

Pour resumer en trois mots: "un faux problème".

CE

Écrit par : Eastwood | 02/05/2009

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