15/06/2009

Vidéosurveillance et éthique

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La vidéosurveillance est un outil au service du traitement de la délinquance de proximité, mais ce n'est pas la réponse universelle à ce problème.

Gardons-nous de refuser cette aide par idéologie, car un outil est toujours neutre.

Les arguments des opposants à la vidéosurveillance :

> l’absence d'étude indépendante et sérieuse sur son efficacité concernant la lutte contre la délinquance,

> surenchère technologique pour le contrôle social des citoyens,

> glissement sémantique de la vidéosurveillance à la vidéoprotection,

> travail sur les conséquences et non sur les causes des délits et des crimes...

Je rajouterais l'absence d'indépendance du contrôle opéré sur les systèmes tandis que les nouvelles technologies permettent désormais le couplage des caméras avec des logiciels de reconnaissance faciale, des procédés de captation sonore et la géolocalisation donc le traçage des individus.

Cela fait peur ! Dans ces conditions, comment garantir la protection des libertés individuelles ?

Pour répondre à cette question, la ville de Lyon s'est dotée d'un collège d'éthique de la vidéosurveillance dont la mission principale est d’encadrer et définir les bonnes pratiques, de veiller à l'application de la charte, de recevoir les doléances et d'informer les citoyens. Ils peuvent également examiner l'opportunité des nouvelles installations…

Genève pourrait suivre la voie…

 

22:59 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Monde, Politique, Résistance, Science, Suisse, Techno, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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