20/07/2009

La démocratie est-elle compatible avec le néolibéralisme ?

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Le néolibéralisme comme rationalité politique a lancé un assaut frontal contre les fondements de la démocratie libérale, détournant ses principes (constitutionnalité, égalité devant la loi, libertés politiques et civiles, autonomie politique, universalisme) vers les critères du marché, les ratios coûts/bénéfices, l’efficacité, la rentabilité.

C’est par cette rationalité néolibérale que les droits, l’accès à l’information, la clarté et la responsabilité du gouvernement, le respect des procédures sont facilement détournés ou mis de côté.

Et surtout, c’est ainsi que l’État cesse d’être l’incarnation de la souveraineté du peuple pour devenir un "système où se traitent des affaires".

La rationalité néolibérale façonne chaque être humain, chaque institution, y compris l’État, sur le modèle de l’entreprise, et remplace les principes démocratiques par ceux de la conduite des affaires dans toute la vie politique et sociale.

07:36 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

Tout à fait d'accord avec vous, M Schwarz.!!!

Écrit par : MUR | 20/07/2009

Juste pour le plaisir:

http://www.dailymotion.com/video/x6j7e8_network-1976-extrait-illuminati-cfr_news

Bonne journée!

Écrit par : Quentin ADLER | 20/07/2009

Comment faisait-on pour vivre et haïr quand il n'y avait pas le néolibéralisme à détester si parfaitement? Alors que, comme à toutes les époques, on ne pouvait exister que par l'opposition à un ennemi?

Dans les années 70, on raillait les anticommunistes primaires, c'était eux qui passaient pour avoir besoin d'un ennemi sur lequel focaliser toute aversion possible. Les manichéens, les dualistes, vu de la gauche, c'étaient eux.

Enfin, les temps apocalyptiques arrivèrent. L'Antéchrist parut – à savoir G. W. Bush avec son axe du mal. Enfin, on la tenait, la définition du Mal Absolu. Le mal absolu, c'était de définir un axe du mal. Mais de penser que ça, c'était le mal absolu, eh bien non, cela n'était bien sûr pas équivalant à raisonner aussi en terme d'axe du mal. Non, c'était de la pensée alternative.

En tant qu'archéolibéral,je ne suis pas un fan du néolibéralisme, mais la réprobation jouissive et unanime qu'il suscite m'est suspecte et me donne une envie tout autant jouissive de le défendre, comme un avocat défend le diable, qu'il est.

Écrit par : Jean-Paul Guisan | 20/07/2009

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