06/08/2009

De la liberté d’expression…

lireté d'expression.jpg

Dans toute société il s’agit d’obéir et rien d‘autre ; c’est pourquoi les notions de faute, de mérite, de bien et du mal, sont exclusivement sociales.

La meilleure société sera donc celle qu’exempte la puissance de penser du devoir d’obéir et se garde, en son propre intérêt, de la soumettre à la règle de l’état.

C’est du degré de liberté d’expression, du degré de vérité qu’elle est capable de supporté qu’est jugé une démocratie.

Il est certain que l’on trouve dans les milieux libéraux les conditions les plus favorables.

Tant que l’expression est libre, rien n’est compromis.

19:01 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : élection, élections, grand conseil, genève | |  Facebook

Commentaires

COMME D'HABITUDE NOUS SOMMES EN PARFAITE ACCORD AVEC VOUS CHARLY..;o)

Écrit par : MUR | 06/08/2009

"Israël, le juif du monde"
Les Palestiniens sont victimes d'une injustice inacceptable. Soit. Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l'on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité de papiers et d'images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier. Même rentabilité faible si l'on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes, mais moins qu'en d'autres lieux de la planète. Quant aux atrocités commises, n'en parlons pas, une plaisanterie.
Au nombre de morts, de réfugiés, d'horreurs, il y a beaucoup mieux, un peu partout. Remarquons, à titre d'apéritif, qu'avec la meilleure volonté du monde, Tsahal aura du mal à exterminer autant de Palestiniens que l'ont fait, sans états d'âmes, les régimes arabes de la région, notamment la Syrie , le Liban et la Jordanie , qui n'en veulent pas, eux non plus, des Palestiniens, et qui ont peu de scrupules humanitaires lorsqu'il s'agit de s'en débarrasser.

Mais Israël est un coupable idéal, non seulement dans nos banlieues, mais en Europe en général. Nous le chargeons de toute notre mauvaise conscience d'anciens colonisateurs. Une poignée de Juifs qui transforme un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d'un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d'islamisme et de corruption, voilà un scandale. Il faut donc bien que cela soit intrinsèquement coupable, sinon où serait la justice ? L'injustice est avant tout israélienne.
Ce n'est même pas un fait, c'est une métaphysique.Cent chrétiens lynchés au Pakistan valent moins, médiatiquement parlant, qu'un mort palestinien. Pourquoi l'injustice commise envers les Palestiniens reçoit-elle vingt fois plus d'écho que celle faite aux Tibétains, aux Tamouls, aux chrétiens du Soudan, aux Indiens du Guatemala, aux Touaregs du Niger, aux Noirs de Mauritanie ? Y a-t-il plus de gens concernés, plus de sang versé, une culture plus menacée dans son existence ? En fait, ce serait plutôt l'inverse. Que la Papouasie soit envahie par des colons musulmans qui massacrent les Papous et trouvent, en plus, inacceptable de voir les rescapés manger du cochon, voilà qui ne risque pas de remporter un franc succès à Mantes la Jolie. Que des sales Nègres, considérés et nommés comme tels, soient exterminés par des milices arabes au Darfour, les femmes enceintes éventrées, les bébés massacrés, voilà qui ne soulève pas la colère des jeunes des cités. Et c'est dommage : si l'on accorde des circonstances atténuantes à un jeune Français d'origine maghrébine qui s'en prend à un Juif à cause de la Palestine , alors il serait tout aussi logique de trouver excellent que tous les Maliens, Sénégalais ou Ivoiriens d'origine s'en prennent aux Algériens et aux Tunisiens.
Voilà qui mettrait vraiment de l'ambiance dans nos banlieues. Le racisme franchement assumé des Saoudiens ou desEmiratis envers les Noirs, les Indiens ou les Philippins, traités comme des esclaves, ne soulève pas la vindicte de la tribu Ka , ni des Noirs de France. La responsabilité directe des Africains dans la traite des Noirs n'induit pas des pogroms de guinéens par les Antillais. Pourquoi seulement Israël ? A moins que la haine d'Israël ne soit que le paravent du bon vieil antisémitisme ; mais non, cela n'est pas possible, bien entendu.

Israël, 20.000 km2, 7 millions d'habitants, dont 5 millions de Juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous les Arabes, qu'ils soient égyptiens, saoudiens ou français. Israël est l'Injustice même. En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l'injustice. C'est bon, de se sentir animé par une juste colère. C'est bon, d'éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause.. Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux "jeunes des cités" que les deux millions d'Arabes israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement. Ne leur dites pas qu'Israël soutient financièrement la Palestine . Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire soigner dans les hôpitaux israéliens. Ne leur dites pas que l'université hébraïqude Jérusalem est pleine de jeunes musulmanevoilées. Ne leur demandez pas où sont passés les milliers de Juifs d'Alexandrie. Il en reste trente aujourd'hui. Ne leur demandez pas ce qu'il est advenu de tous les Juifs des pays arabes. Ne leur demandez pas s'ils ont le droit au retour, eux aussi. Ne leur demandez pas quelle est la société la plus "métissée", Israël ou la Syrie.
Ne leur dites pas que, s'il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les pro-israéliens dans les pays arabes. Ne leur dites pas que le négationnisme ou l'admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu'il s'est agi d'illustrer les différentes cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d'Alexandrie a choisi d'exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce 'faux' antisémite est largement diffusé dans les pays arabes. Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et des droits de l'homme, non seulement il vaut mille fois mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être arabe en Israël qu'arabe dans un pays arabe. Ne leur dites pas qu'Alain Soral, du Front national, qu'ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu'ils admirent si fort.Si on leur enlève la méchanceté d'Israël, que deviendront ceux d'entre eux qui s'en prennent aux feujs, sinon des brutes incultes, bêtement, traditionnellement antisémites ? Il ne faut pas désespérer Montfermeil. Mais après tout, on peut tout de même essayer de leur dire tout cela sans trop de risque. Ils traiteront l'informateur de menteur, d'agent du Mossad, de représentant du lobby sioniste ou de raciste.

Ils auront raison. Pourquoi se défaire de la commode figure du Croquemitaine responsable de toute la misère du monde ? Elle évite de s'interroger sur ses propres insuffisances.

Écrit par : Karl | 07/08/2009

Le prince héritier de Bahreïn appelle à parler directement avec Israël

« Nous, les Arabes, n’avons pas assez fait pour créer un lien avec le peuple israélien ». Ces propos sont ceux du prince héritier de Bahreïn dans un billet publié par le Washington Post et dont la traduction intégrale est publiée dans le supplément magazine du Maariv le 21 juillet dernier.

« Nous n’avons pas assez travaillé pour montrer aux Israéliens comme notre initiative peut créer une paix entre pairs », écrit-il dans l’article.

Il s’agit là d’une démarche hors du commun d’un pays membre de la Ligue arabe qui remet en cause la position de la Ligue selon laquelle les contacts avec Israël doivent être proscrits jusqu’au retrait israélien des territoires. Malgré cela, cet article du prince Salman bin Hamad al-Khalifa n’a pas provoqué de tollé au sein de la Ligue arabe (1).

L’article du prince héritier est une démarche d’autant plus courageuse que la tension règne entre Bahreïn et l’Iran à l’heure où, à Téhéran, des voix de plus en plus nombreuses affirment que Bahreïn fait historiquement partie de l’Iran.

Le Bahreïn, pays à majorité chiite mais dirigée par une dynastie sunnite, est un des principaux alliés des Etats-Unis dans le Golfe. Il entretient avec Israël des contacts politiques en dépit de nombreuses résistances dans le pays.

Son prince héritier Salmane Ben Hamad Al-Khalifa a rencontré des responsables israéliens lors du Forum économique mondial en 2000 et 2003. En 2007, son ministre des Affaires étrangères, cheikh Khaled ben Ahmad al-Khalifa, avait rencontré son homologue israélienne de l’époque, Tzipi Livni, à l’ONU.

En octobre 2008, cheikh Khaled avait suggéré la création d’une organisation régionale incluant Israël, afin de parvenir à la paix au Moyen-Orient: “Israël, l’Iran, la Turquie et les pays arabes devraient s’asseoir ensemble au sein d’une même organisation”, avait-il déclaré au quotidien arabe Al-Hayat

Il y’a quelques semaines aussi le Bahreïn a envoyé une délégation officielle à Tel-Aviv pour rapatrier des ressortissants détenus en Israël, la première visite du genre annoncé publiquement Selon l’agence officielle Bna, ces Bahreïnis faisaient partie d’un groupe de militants pro palestiniens se rendant dans la bande de Gaza, à bord d’un bateau arraisonné par la marine israélienne.

La démarche du Prince héritier de Bahreïn qui appelle pour « créer un lien avec le peuple israélien » est très courageuse de la part de ce petit pays Golfe. Le prince Salman bin Hamad al-Khalifa est homme sage qui sait que la guerre n’a jamais résolu quoi que ce soit.

Les Israéliens ne veulent pas une confrontation avec le monde arabe. Et ils ne veulent pas davantage dominer ni gérer le monde arabe. Il n’y a pas de visées ou d’ambitions coloniales ou impérialistes israéliennes sur les Etats arabes. Ce que souhaitent les Juifs israéliens, c’est vivre en paix avec le monde arabe - pas le dominer ni en faire partie. Vivre en paix avec le monde arabe, les Arabes dans leurs Etats, les israéliens dans le leur, c’est tout. Chacun chez soi.

En somme, cette coexistence pacifique pourrait bien sûr s’accompagner d’échanges de tous ordres, notamment sur les plans économique et commercial, d’accords de coopération technique - par exemple sur les problèmes de l’eau, de la lutte contre la désertification où contre la pollution, d’échanges touristiques, culturels et universitaires.

Le prince Salman bin Hamad al-Khalifa a raison d’appeler à un dialogue direct avec Israël. J’espère que la démarche de ce prince progressiste arabe soit adopter dans l’ensemble des pays arabes, de tous les pays arabes, afin qu’ils puissent se rendrent compte de la stupidité à vouloir continuer une guerre avec Israël.

Ftouh Souhail, Tunis

(1) Le Premier ministre israélien a évoqué l’article publié par le prince héritier de Bahreïn dans le Washington Post et dans lequel il a appelé les pays arabes à entamer des pourparlers sur une paix régionale avec Israël. M. Netanyahu a cité le prince qui a écrit : « L’ensemble des parties doivent effectuer simultanément des démarches destinées à bâtir la confiance ». « Je voudrais faire part de mon estime pour le prince de Bahreïn. (…) C’est dans cet esprit que l’on pourra créer une atmosphère dans laquelle on aura le sentiment qu’une telle paix est possible », a affirmé M. Netanyahu au cours de sa visite exceptionnelle à la résidence de l’ambassadeur d’Egypte, à Herzliya, à l’occasion de la fête nationale égyptien le 22 juillet dernier.

Écrit par : Karl | 07/08/2009

La doctrine libérale adoptée par les plus grands philosophe du 18 ème, Kant, Montesquieu et tant d'autre ayant lutté contre le dogme et la main-mise des pouvoirs féodaux sur le peuple.
Il est vrai que le libéralisme est très mal interprété de nos jours et dans nos contrée et parfois lorsque l'on analyse, il est tombé en chimère dans les esprits de ses représentants contemporain. Il ne devrait aboutir dans des schémas aussi simplistes.
Je ne pourrais affirmer que les représentant du parti libéral genevois soient les héritiers de ce courant bâtit sur la vraie noblesse de l'âme !
Du coup, on associe le libéralisme à la liberté de commerce dénuée de règles sociales, alors que justement lors sa fondation, la doctrine libérale n'avait d'autre but que de protéger les acquis sociaux.
Avec tout les idéaux s'envolent les illusions et les hommes ne savent que se servir de ce qui les arrange afin d'en tirer des avantages sans respecter ce qu'ils veulent faire croire servir !

Écrit par : Karl | 07/08/2009

Les commentaires sont fermés.