16/09/2009

En 6 ans, Genève a perdu plus de 40'000 emplois !

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Le débat politique actuel recourt à de nombreuses données chiffrées relatives au marché du travail.

 

Mais les chiffres restent les chiffres, c’est une donnée compréhensible par tous les acteurs.

 

Selon l’office cantonal de la statistique le canton de Genève comptait environ 427’700 habitants et 269’200 emplois en entreprise ou institution en 2003, avec un taux de chômage de 6,13% (16'501).

 

Aujourd’hui, les chiffres sont les suivants :

 

-      453'439 habitants, soit une augmentation de 25'739 (+6,02%),

 

-      15 150 chômeurs, soit 6,9% de la population active,

 

-      219'560 emplois en entreprise ou institution, soit une perte de 49'640 emplois (-18,44%) !

 

05:02 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : élection, candidat, élections, grand conseil, genève | |  Facebook

Commentaires

Pourriez-vous préciser le nombre de frontaliers (qui viennent de Vaud et de la France) il y a 6 ans et maintenant?

Merci.

Écrit par : Johann | 16/09/2009

Seuls les chiffres 2003 sont à ma disposition.
Entrées nettes d'actifs (non-résidants) 66 000
Solde des navetteurs avec le reste de la Suisse
(24 000 entrées d'actifs et 5 000 sorties d'actifs) 19 000
Solde des navetteurs avec la France 47 000

Écrit par : charly schwarz | 16/09/2009

Bonjour Charly,
puisque tu parles chiffres, il serait judicieux de préciser ce que tu entends par "maintenant": le 15 septembre ? Il y a un mois ? En 2008 ?
Avec la crise, les choses bougent en effet très vite et il semble par exemple que le nombre d'employés résidant en France soit, en proportion, celui qui ait le plus baissé ces derniers mois, la France voisine jouant, comme d'habitude, un rôle de volant de chômage commode pour Genève.
Par ailleurs, cette baisse du nombre d'emplois étonne puisque Genève est réputée dynamique et attire sans cesse de nouvelles entreprises. Serait-ce que certaines de ces entreprises (ou organismes internationaux) ne sont pas dans les statistiques ou que les indépendants n'y soient pas ?
Tous ces nouveaux habitants seraient-ils des enfants ou des vieillards, ce qui serait étonnant du point de vue du taux de croissance démographique ?
Ce ne sont pas non plus des personnes assistées et sans travail, puisque le taux de chômage augmente à peine et qu'en chiffres absolus, le nombre de chômeurs diminue même, ce qui est sans doute une fort belle réussite de notre ami François Longchamp.
Bref, as-tu des éclaircissements sur la question ? Serait-ce que le mode de calcul des statistiques a changé entre temps ?

Écrit par : Philippe Souaille | 16/09/2009

« Maintenant », ce sont les chiffres les plus récents en ma possession.
(2008 : population, août 2009 : chômage et population active)
Sur le mode de calcul, seul l’ OCSTAT pourrait te renseigner.

Écrit par : charly schwarz | 16/09/2009

...et encore, nous n'avons pas encore atteint le fond. Il faut savoir que nous ne reviendrons jamais aux taux de 3% connu avant la chute du secret bancaire et avant la crise. Il nous faut ouvrir les yeux. S'il n'y a plus de travail en Suisse et notamment à Genève, les frontaliers partiront d'eux-même et iront s'installer ailleurs. Mais, que vont devenir les Genevois qui travaillaient dans la Banque ou dans l'horlogerie ou encore aux Charmilles ? Les Suisses auront-ils le courage de s'expatrier...et pour aller où ?

Il faut se rendre à l'évidence qu'il faut accepter une baisse de salaire drastique si la Suisse veut garder des Entreprises. En effet, avec les attaques qui vont s'intensifier sur les holdings et le fisc, notre pays va connaître des moments très difficiles. Un peu comme ce que connaît actuellement l'Islande. Sa population est passée du statut excellent niveau de vie à...peuple parmi les plus pauvres d'Europe !

Écrit par : Café | 16/09/2009

"Il faut se rendre à l'évidence qu'il faut accepter une baisse de salaire drastique si la Suisse veut garder des Entreprises."

Trop drôle! Alors que c'est justement le blocage des salaires qui est en grande partie responsable de l'éclatement de la crise aux USA. C'est au contraire une augmentation massive des salaires qui est nécessaire pour relancer la consommation et donc la production. En tout cas si l'on s'en tient à un modèle de croissance.

Et comparer l'Islande à la Suisse, il faut vraiment être capable de prendre les vessies pour des lanternes.

Écrit par : Johann | 16/09/2009

"les frontaliers partiront d'eux-même et iront s'installer ailleurs."

MDR!

Ces dernières années Genève a eu constamment un taux de chômage double de celui de la Suisse. Cherchez l'erreur.

Écrit par : Johann | 16/09/2009

Pensez ce que vous voulez. En tous les cas, je peux vous assurer, que les salaires sont à la baisse. D'après vous, pourquoi l'Entreprise aux Charmilles est-elle partie ? pour les beaux paysages tessinois, sans doute ?

Johann, quand à comparer l'Islande à la Suisse, cela ne vient pas de moi, mais de magazine économiques très sérieux. Mais la Suisse est très lente à comprendre...cela va faire comme Swissair et le secret bancaire...et va se réveiller avec la gueule de bois et notre pays va très vite se retrouver dans le caca. Je connais des chefs d'Entreprise à Genève qui vont très prochainement licencier... Au cas où vous ne l'auriez pas encore compris Genève n'est pas le canton où le chômage a le plus progressé depuis la crise, étant donné qu'en fait beaucoup de frontaliers ont été licencié et ils ne comptent pas dans les chiffres du chômage Genevois. Au fait, n'est-ce pas Nestlé qui veut se barrer ? Vous voyez, même les Entreprises suisses ne veulent plus rester.

Écrit par : Café | 16/09/2009

Johann qui se mue en champion de la croissance ! On aura tout vu ! En fait, c'est bien ce qu'Obama et d'autres tentent de faire: remettre de l'essence dans l'avion. A court terme, c'est sans doute nécessaire, pour donner du mou et permettre de planifier des changements plus profonds, mais ces changements sont nécessaires.
Et parmi les chefs d'entreprise, je me suis laissé dire que la grosses question en ce moment, c'était "Comment je vais annoncer à mes cadres que leurs (gros) salaires vont être divisés par deux, parce que l'on a plus d'argent..."
Ce qui ne répond toujours pas à ma question: comment les statisticiens expliquent-ils que la population augmente rapidement, que le nombre de places de travail diminue encore plus rapidement et que le chômage, lui, n'augmente pas ?
A-ton une analyse des arrivées par tranche d'âge ainsi que du nombre de personnes assistées, ou médicaliées et "sorties" du marché du travail durant ces ses six années ?

Écrit par : Philippe Souaille | 16/09/2009

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