28/09/2009

Entreprendre autrement… les motivations les référentiels !

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Aujourd’hui « Entreprendre autrement » n’est plus cantonné à des niches dues à quelques défaillances du marché ou du secteur public, mais bien l’expression d’une alternative :

 

 

une alternative à la dépersonnalisation de l’échange marchand qui tend à générer l’envahissement de la sphère économique par le capitalisme financier, au dépérissement des formes d’économie artisanale pour lesquelles l’échange marchand était aussi support de lien social,

 

une alternative contre l’anonymat bureaucratique du secteur public : oubli du sujet, approche verticalisée et segmentée des besoins, obstacles à une prise en compte transversale et pluridisciplinaire des situations.

 

 

Aujourd’hui, à Genève, les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire sont regroupés au sein d’une chambre économique….

 

L’économie sociale et solidaire n’a pas de terrain ou d’objet qui lui soit propre.

 

Elle intervint aussi bien dans un cadre réglementaire de délégation de service public, que s’inscrire dans une logique de marché, ou s’en distinguer radicalement.

 

Elle peut partir de micro initiatives ou s’inscrire dans des logiques de développement social.

 

Elle peut aussi prendre la forme de mutualisation de risques ou de moyens, elle a aussi des liens avec les logiques d’insertion des publics en difficultés.

 

Trois dimensions majeures permettent de construire les référentiels :

-         le rapport aux usagers (soucis de participation, de consultation dans la prise de décision)

-         le rapport au marché (lucrativité limitée, services aux personnes)

-         le rapport au politique (nouvelles politiques publiques, innovations sociales).

 

 

Qu’elle se pense comme alternative ou complémentaire, l’économie sociale et solidaire se pense bien comme une économie.

 

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