21/10/2009

29 novembre, vers une société multiculturelle et pluriethnique

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Mener à bien une transition vers une société multiculturelle et pluriethnique est un des défis les plus considérables auxquels les entités urbaines doivent faire face en ce début de siècle.

Néanmoins, le modèle institutionnel qui reconnaîtra le caractère multiculturel et pluriethnique de notre société a encore beaucoup de chemin à faire,  même s'il est vrai qu'il constituera un tournant particulièrement important et s'accompagnera de répercussions sur les réalités politiques du pays.

16:11 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

La multiculturalité? Pas à n'importe quel prix. Si la multiculturalité signifie renoncer à toute forme d'identité nationale et culturelle, au dériment d'un concept urbain et informe qui ne s'articule pas autour d'un ensemble de valeurs communes, celà ne mènera à rien de positif. Si celà signifie réintroduire le délit de blasphème pour contenter une minorité religieuse allogène, je dis " pas question". Si celà signifie qualifier une religion dont les codes sous-jacents prévoient la mort de celui qui la quitte comme un modèle de tolérance, je vous arrête tout de suite. Si celà signifie à terme que chaque communauté vit selon ses propres lois, et qu'un musulman ne divorce pas selon les mêmes normes qu'un chrétien ou qu'un agnostique, et que l'Etat laisse, comme en Angleterre, des centaines de tribunaux islamiques s'installer, ou ferme les yeux sur les mariages forcés au nom de la "spécificité culturelle" autant enterrer le terme "Suisse" tout de suite.

Si une identité centrale et forte n'a plus lieu d'être, comment reprocher au gens de s'accrocher à l'extrême-droite?

Nous sommes bien les seuls, en Suisse et plus généralement en Occident, à ne plus vouloir cultiver notre identité où nous revendiquer selon des normes nationales, morales et culturelles: Dans les pays d'où proviennent la vaste majorité de nos migrants, on n'a aucun complexe avec ça!

Ma femme étant brésilienne, je sais très bien ce qu'il en coûte de soi-même s'intégrer dans la culture de l'autre: On reste "gringo" avant tout, marié à une fille du pays ensuite, et finalement on peut être accepté, mais pas du jour au lendemain et au prix d'un effort certain!

Quant au "chemin" il me semble qu'il est déjà bien entamé ici. Que vouloir de plus? Etablir des quotas ethniques à tout va? Ouvrir des camps de redressement pour les réticents au multiculturamisme? enfermer tous les "racistes" (c'est à dire, et sans hypocrisie, la vaste majorité d'entre nous tous, y compris Valérie Garbani)? Renoncer à contrôler l'immigration? Continuer à refuser de renvoyer les délinquants étrangers?

Pour le reste, et concernant les migrants et leurs progénitures, ayant vécu celà entre ma mère suisse et mon père espagnol, et ne m'appelant pas "Charly" mais "Carlito", et plutot "Negro" que "Schwartz", je connais bien ça et je le vis très bien. Et je ne me suis jamais senti visé par les campagnes de l'UDC!

Les gérémiades de certains nouveaux venus et leurs exigences d'adaptaion religieuse m'emmerdent. Et pour tout vous dire, dans une économie mondialisée, Dubaï devrait convenir beaucoup mieux que la Suisse à ceux d'entre-eux qui veulent allier confort matériel et perspectives professionnelles avec application stricte de leur dogme religieux sous contrôle d'imams orientaux. Quitte à vénérer un imam du Quatar, comme Mme Karmous, pourquoi ne pas s'y installer? Les perspectives économiques y sont excellentes!

Pour moi ce sera donc un grand OUI à l'initiative, et question mutliculturalité je m'en sort bien avec mes deux origines ethniques, ma femmes brésilienne, les 40 nationalités que je côtoie dans mon travail et les 5 langues que je parle couramment. Comme quoi le vrai débat ne se situe pas vraiment où l'on croit!

L'Islam pose de vrais problèmes à l'Europe d'aujourd'hui, et l'accpter sans broncher nous mènera à une parte certaine et à une profonde aculturation. Je n'ai toujours pas vu où cette religion cultivait l'ouverture vers els autres, mais vous me l'epprendrez peut-être.

ceci dit je n0ai rien contre vous, bien au contraire, mais lorsque le "vivre ensemble", la "mutliculturalité" et la "multiethnicité" deviennent des affirmations péremptoires, on passe à côté du vrai débat et des vraies questions. Et on nie les vrais problèmes, nottament ceux liés à l'intégration de certaines communautés.

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 21/10/2009

@Carlitos

Je suis agnostique et je suis donc très heureux du fait que nous (les européens, en gros) ayons réussi à nous débarasser des contraintes imposées à nos modes de vie par les églises chrétiennes qui pourtant continuent à influencer plus ou moins fortement nos comportements sociaux. Les générations qui nous ont précédées ont légifèré à ce propos et il me semble tout à fait juste que les nouveaux venus se conforment à ces lois.

Il serait stupide dés lors d'accepter qu'une religion exogène cherche à nous imposer sa vision du monde et des relations sociales qui vont avec.
En cela, je peux vous suivre dans cette "bataille" contre l'extension de l'influence musulmane dans notre vie quotidienne.

Dans cette optique l'interdiction de construction des minarets (construction qui ne posait aucun problème avant que ne fût lancée cette initiative) ne sert strictement à rien, sinon à exciter le "côté obscur de la force" qui sommeille (ou pas) en chacun de nous.

"La plus efficace des armes de séduction du mal c’est encore l’incitation au combat."
FRANZ KAFKA Réflexions sur le péché, la souffrance, l’espérance et le vrai chemin. 7

Écrit par : Azrael | 21/10/2009

Ainsi que je l'ai mentionné plus d'une fois, les Musulmans d'Europe en sont culturellement au stade des Européens d'il y a 60 ans. Il faut trois générations pour faire une citoyen. Le citoyen fraîchement naturalisé est et demeure un étranger, parce que personne ne peut sortir de sa peau: nous sommes tous le produit d'une société, d'un système. Ses enfants sont tiraillés entre le vieux monde et le nouveau monde. C'est dans cette génération que se retrouve le plus grand nombre de criminels et d'asociaux. La troisième génération finalement est totalement intégrée et n'a plus rien à voir avec le pays d'origine. C'est comme ça, on ne peut rien y changer.
La Chrétienté a subi une réforme - partiellement - l'Isalm doit subir la sienne. Cela se fera avec nous ou sans nous, mais cela se fera.

Écrit par : J.C. Simonin | 23/10/2009

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