30/10/2009

Une politique « sans » est un compromis tacite

La politique sans conflit car sans enjeux, sans idéologie car sans projet, sans passion car sans conviction, est un compromis tacite entre gouvernants, trop heureux d'être dépositaires des attributs d'un pouvoir dépourvu de responsabilité, et gouvernés, satisfaits d'une autorité de façade, donc indolore.

 

Est-ce grave?

 

Oui car il s'agit d'une démission collective.

 

Une société en équilibre stationnaire est-elle capable de répondre à l'imprévisible et de gérer le réel qui, on le sait, revient toujours?

 

On doit craindre que faute d'y répondre dans le calme, cette question soit résolue par une crise.

13:13 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Je dirais même qu'une politique "sans" est triste et que c'est pour cela que je n'aime pas la politique centriste!

Une homme sans passion est sans intérêt et celui qui ne pense qu'à ses intérêts est sans passion. C'est pour ça que ceux qui osent affirmer haut et fort leurs conviction peinent à percer car ils dérangent ceux qui défendent leurs intérêts et font peur à ceux qui n'ont pas de passion

En conclusion il faut faire de la politique par passion et n'avoir d'autre intérêt que celui de tous!

Je me rends compte à l'exercice de la Constituante que ceux qui sont les plus acharnés à la défenses d'intérêts ne sont pas ceux que l'on imagine au départ et que les plus passionnants sont ceux dont on pense qu'ils sont sans intérêt!

Une belle aventure que cette Constituante, en partie grâce à vous cher ami!

cordialement,
Patrick Dimier
Constituant

Écrit par : Patrick Dimier | 30/10/2009

Les commentaires sont fermés.