07/12/2009

Identité et émigration : statut de la femme (3)

L’identité sexuée elle-même est remise en cause par la migration, parfois en profondeur.

Le statut de la femme est généralement différent entre le pays d’origine et le pays d’accueil, à commencer par son statut légal.

Ce changement important et brutal du statut de la femme est souvent lourd de conséquences sur les relations conjugales des immigrés, et par contrecoup sur l’image que les hommes se font d’eux-mêmes, de leur « virilité ».

08:39 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Vous mettez le doigt sur un élément extrêmement important.

L'immigrant adulte doit adapter sa manière de penser les droits et devoirs (des femmes et des hommes) qui est bien souvent différent: le code civil algérien laisse la femme civilement mineure toute sa vie (pas le cas du code marocain). Dans certains pays, la femme est cantonnée à la maison et est soumise à l'homme.

Quelle que soit la cause de sa migration, il est important de faire cesser ces pratiques: outre l'aspect répressif, il faut commencer par informer chaque immigré de ses droits et devoirs, dans sa langue, et en séparant mari et femme dans ces cours de manière à ce que l'un ne puisse influencer l'autre.

C'est ce qu'essaie de faire le Valais d'ailleurs. C'est fondamental: trop d'étrangers ignorent simplement les droits et devoir de leur conjoint (sans même entrer sur ceux qui décident d'ignorer).

Le même problème se pose pour les immigrants ados: on leur a inculqué la vision de la femme de leur pays pendant 12-18 ans et là, soudainement, ce n'est plus la même chose. Etant à la fin de leur scolarité, l'école n'a plus les moyens de leur enseigner la vision suisse des droits de la femme. Là aussi, il faut leur donner des cours spécifiques afin qu'ils soient au courant et ne puissent plus ensuite ce réfugier à l'abri de l'ignorance des règles.

Écrit par : rumou | 07/12/2009

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