27/12/2009

C’est quoi le « bien commun » ?

Percevoir le bien commun n’est pas une activité théorique. Il s’agit d’une activité pratique qui se heurte à trois écueils principaux :

-      l’incapacité de nous détacher de nos désirs et de porter un jugement  à leur sujet,

-      l’absence d’une connaissance suffisante de soi-même,

-      l’incapacité de reconnaître la nature de notre dépendance vis-à-vis des autres.

Les attitudes de respect et la reconnaissance de notre dépendance sont des attitudes politiques.

Mais comprendre le bien commun est une entreprise aussi périlleuse qu’indispensable.

Indispensable, car s’il est la clef du politique, il faut alors le définir.

Périlleuse, car aucun concept n’est apparemment plus simple à cerner et en fait plus compliqué à appréhender.

Le bien commun est une notion bien plus complexe que celle de liberté, au sens libéral du terme.

Expliquer la fin du politique en termes de garantie de la liberté individuelle est beaucoup plus simple et concret. La fin du politique, pour les libéraux, est la garantie des droits individuels, principalement de la liberté, égale pour tous : chacun doit pouvoir réaliser ses désirs, à condition tout de même qu’il en soit capable, sans interférence.

La fin du politique, dans un sens aristotélicien, n’est pas affaire de satisfaction des désirs individuels, mais de réalisation d’un bien commun à tous.

Or, définir ce qu’est un bien est plus difficile que de rendre compte de ses désirs.

09:43 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, bien commun, liberté, libéral | |  Facebook

Commentaires

@ inside

Vos procès d'intention commencent à devenir taquins : je ne vous ai jamais accusé de ne m'avoir pas écrit, j'ai signalé que je n'avais reçu aucun signe de vous permettant de vous identifier. Je ne nie pas que vous ayez tenté de le faire, je n'ai aucun moyen de le savoir, je n'accuse personne, toujours est-il que je n'en ai pas trace sur ma boîte de réception. Soyons simples : un ennui technique est possible.

De toute façon je le répète, je signe mes interventions de mes nom et prénom, et je suis dans le bottin. Vous pouvez donc me téléphoner ou m'envoyer votre adresse mail dans une enveloppe. Cela vous éviterait de nous faire squatter le blog de M. Schwartz avec nos problèmes de mise en contact.

J'arrêterai donc là. Mais dorénavant, si vous vous révélez incapable d'entrer en contact avec moi, et que je persiste à ne pouvoir vous identifier, il ne faudra vous en prendre qu'à vous-même.

Écrit par : yves scheller | 28/12/2009

Pardon M. Schwarz d'intervenir encore au sujet d'Inside, mais nous sommes enfin entrés en contact et je dois

- reconnaître qu'il s'agit bel et bien d'une personne indépendante et non d'un masque camouflant une manipulation d'extrême-droite;

- lui présenter mes plus plates excuses quant aux suppositions que j'avais formulées à son endroit;

- signaler que c'est toujours un privilège d'entrer en contact avec quelqu'un qui est d'accord de le faire de son côté, quand bien même et surtout quand nos opinions divergent;

- me réjouir des échanges, si vifs soient-ils, que nous aurons encore via les blogues de la Tribune de Genève, et que j'entends bien persister à contenir pour ma part dans les limites de la décence, du respect et de l'honnêteté argumentative et intellectuelle;

- vous remercier, M. Schwartz, pour avoir permis via votre blogue et grâce à votre patience à ce contact de s'établir.

Écrit par : yves scheller | 28/12/2009

Merci, et vous m'en trouvez content et satisfait. Amitiés à vous deux.

Écrit par : charly schwarz | 29/12/2009

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