31/12/2009

2010 : je rêve d’un « vivre ensemble » porteur de sens

Aujourd’hui, l’ère de la politique toute puissante semble ployer sous les coups de boutoir de la mondialisation, de l’économisme et de l’individualisme.

La marge de manœuvre du politique s’est rétrécie, au point de sembler insignifiante. Rêver à un nouvel essor, par le biais d’une nouvelle gouvernance mondiale me semble, pour le moment, irréaliste.

Je rêve d’un « vivre ensemble » qui revêt un sens : celui de la préservation d’une conception de la vie en société où l’homme n’est pas réduit à son statut de producteur ou de consommateur. Où la liberté se conjugue avec le souci d’un bien commun. Où ce bien n’est pas laissé à l’appréciation matérialiste ou sentimentale de chacun, mais vécu dans un souci de vérité par rapport à la figure de l’Homme.

09:25 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

30/12/2009

Religion: quel enseignement à l'école ?

Le plus important est de définir le rôle de l’école. Et le premier rôle de l’école est d’instruire et non d’éduquer. Le rôle de l’école n’est pas de développer les aspects relevant des croyances qui sont du domaine de la sphère privée et intime de l’élève, ce rôle est dévolu à la famille.

 

Mais l’enseignement de l’histoire des religions est un domaine de la connaissance et l’enseigner dans les écoles n’a rien, en principe, d’anti-laïc. Cependant, cet enseignement ne doit pas toucher à la morale ou même à l’éthique.

 

En effet, il serait dangereux de relier l’histoire des religions à ces domaines dans son enseignement.

 

Les cours donnés doivent s’en tenir aux faits historiques et ne pas développer les aspects relevant des croyances. Apprendre à distinguer les religions dites primitives ou animistes, les religions orientales, les religions monothéistes issues de la Bible, etc.

 

Etudier et mieux connaître les religions développent également le sens critique et la capacité de comprendre l’autre dans ses différences mais également dans ses similitudes.

 

La connaissance de l’histoire des religions est aussi une protection contre des erreurs dont l’ignorance est souvent la principale responsable.

 

Pour comprendre l’histoire des sociétés et de la culture (peinture, littérature, musique), il faut aussi connaître l’histoire des religions car ces deux domaines sont la plupart du temps indissociables.

 

Genève est un canton laïc. Nos autorités cantonales doivent donc plus qu’ailleurs être attentives à respecter le mandat de la République, et, ce n’est finalement pas la responsabilité du contribuable de financer des écoles religieuses.

 

 

 

 

08:28 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (81) | Tags : religion, école, genève | |  Facebook

29/12/2009

Les notions de gauche et de droite ont-elles encore un sens ?

L'opposition entre gauche et droite est la principale clé de lecture de la vie politique. Cependant, le clivage gauche/droite n'en n'est pas moins contesté.

Si, la majorité d’entre nous continuons à nous identifier avec la gauche ou avec la droite, cette vision de l'organisation du jeu politique est remise en cause par certains, et notamment par les forces politiques : le clivage gauche/droite ne résume pas l'ensemble des enjeux et des oppositions politiques ne devrait pas être fondé sur une opposition étanche entre majorité et opposition.

Malgré la montée de nouveaux enjeux, le clivage droite/gauche résiste même si les deux pôles se rejoignent sur des thèmes qui les avaient beaucoup opposés, questions de société, voire d'économie.

Mais, je dois bien me rendre dompte que face au parlement, cantonal ou municipal, le clivage gauche /droite est une réalité.

Et, il existe bel et bien plusieurs droites à Genève. J’en identifie au moins trois ; une droite élitiste et arrogante, une droite nationaliste et populiste et une droite sociale qui a oublié d’être populaire.

Quelles sont les valeurs sur lesquelles les acteurs politiques et les électeurs se départagent ?

11:09 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : politique, genève, gauche, droite | |  Facebook

27/12/2009

C’est quoi le « bien commun » ?

Percevoir le bien commun n’est pas une activité théorique. Il s’agit d’une activité pratique qui se heurte à trois écueils principaux :

-      l’incapacité de nous détacher de nos désirs et de porter un jugement  à leur sujet,

-      l’absence d’une connaissance suffisante de soi-même,

-      l’incapacité de reconnaître la nature de notre dépendance vis-à-vis des autres.

Les attitudes de respect et la reconnaissance de notre dépendance sont des attitudes politiques.

Mais comprendre le bien commun est une entreprise aussi périlleuse qu’indispensable.

Indispensable, car s’il est la clef du politique, il faut alors le définir.

Périlleuse, car aucun concept n’est apparemment plus simple à cerner et en fait plus compliqué à appréhender.

Le bien commun est une notion bien plus complexe que celle de liberté, au sens libéral du terme.

Expliquer la fin du politique en termes de garantie de la liberté individuelle est beaucoup plus simple et concret. La fin du politique, pour les libéraux, est la garantie des droits individuels, principalement de la liberté, égale pour tous : chacun doit pouvoir réaliser ses désirs, à condition tout de même qu’il en soit capable, sans interférence.

La fin du politique, dans un sens aristotélicien, n’est pas affaire de satisfaction des désirs individuels, mais de réalisation d’un bien commun à tous.

Or, définir ce qu’est un bien est plus difficile que de rendre compte de ses désirs.

09:43 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, bien commun, liberté, libéral | |  Facebook

26/12/2009

Donner des droits spécifiques aux minorités est-il dangereux ?

Si un état doit être totalement neutre en matière de religion, peut-il l’être en matière de culture ?

Faut-il refuser la neutralité au nom de la nécessaire lutte contre les inégalités ?

Le principe de la démocratie est l’égalité. Dans quelle mesure est-il compatible avec le multiculturalisme ?

Les droits multiculturels sont une force unificatrice. Il faut reconnaître non seulement la diversité des groupes culturels, mais aussi la diversité des manières de se relier au tout et de participer à la vie politique.

Mais, il faut alors que les individus aient pour aspiration essentielle de vivre dans une société diversifiée.

18:59 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, culture, religion | |  Facebook

Port du voile à l’école

Comment faire la part, entre la légitime adhésion à un précepte religieux et à une coutume culturelle qui peut être à la fois une démarche personnelle et un souci d’identité dans un monde monochrome, et la part d’intimidation et de contrainte dans l’attitude des familles de ces jeunes filles ?

Le compromis qui consiste à accepter le port de ce signe distinctif est acceptable, mais doit être renégocié lorsqu’il apparaît qu’il est le paravent d’actions manifestement contraires à la protection de la liberté des personnes.

09:47 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (49) | Tags : religion, voile, liberté | |  Facebook

24/12/2009

Républicanisme / Libéralisme

Faire du républicanisme, une autre histoire des idées modernes, une alternative au libéralisme comme le suggère Yves Schaller, n’est pas exact pour trois raisons.

D’abord parce que l’enracinement antique de cette école de pensée est à relativiser.

Ensuite parce que les grands précurseurs de ce courant et notamment Machiavel, sont aussi fondateurs de la tradition libérale.

Et enfin parce que cette pensée n’a eu de cesse de se nourrir de la pensée libérale dans ce qui ressemble autant à une querelle interne à une tradition qu’au choc de deux traditions opposées.

Autant il est légitime de récuser une vision monochrome de la modernité libérale, autant il est peu probant de faire du républicanisme une alternative séparée.

00:03 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, genève, libéral, république | |  Facebook

22/12/2009

Reconnaissance / Multiculturalisme

La reconnaissance est un besoin humain vital et constitue une des clefs de la vie en société.

Cette poussée de la reconnaissance s’est faite sur l’effondrement des hiérarchies sociales qui avaient pour fondement l’honneur, et par l’irruption de la notion de dignité et celle d’idéal d’authenticité.

Le discours visant à établir une politique de la reconnaissance a cependant abouti à deux versions antagonistes.

Le passage de l’honneur à la dignité a contribué à valoriser une politique d’égale dignité entre les hommes ; l’idéal d’authenticité a plutôt mis en lumière la nécessité de sauvegarder les différences.

Alors que la politique de dignité universelle a d’abord mis l’accent sur la lutte contre les discriminations, la politique de la différence prône un traitement différentiel entre les différents groupes pour rétablir un équilibre, une équité.

Dans le premier camp, il s’agit d’insister sur un potentiel humain universel ; dans l’autre, on précise que ce potentiel universel consiste d’abord dans le fait de « former et définir sa propre identité».

Du coup, une exigence nouvelle est en train de voir le jour.

D’un côté, il s’agit d’être aveugle aux différences, de l’autre, de favoriser la particularité.

09:17 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : politique, geneve, culture | |  Facebook

21/12/2009

Fusion des radicaux et des libéraux

Je peux être d’accord en théorie, mais sceptiques en pratique : bien souvent, ce niveau de rationalité partagée semble inexistant, à tout le  moins invisible.

Au-delà d’un accord sur un mot pris en un sens suffisamment flou pour ne pas créer le désaccord, bien souvent il n’y a pas convergence sur la portée pratique donnée à ce mot.

Cet accord possible des rationalités sera au contraire démenti par les événements. L’équivocité des conceptions éthiques et des pratiques morales est une réalité fondamentale, que l’on peut constater.

Je peux dès lors en tirer l’une des conclusions suivantes : soit on n’interprète pas de manière commune la Loi, soit on s’y réfère sans la mettre en pratique : mais en aucun cas on ne peut parler d’une Loi communément partagée quelques soient les contextes historiques et culturels.

09:27 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : geneve, politique, radical, libéral | |  Facebook

20/12/2009

Politique et Amour, univers partagé !

Le politique est cet univers qui est à la fois celui du pragmatisme le plus aiguisé et celui de l’idéalisme le plus débridé. Sans doute partage-t-il cela avec l’amour, car il est, au fond, affaire de sentiments, et avant tout de sentiments partagés.

Chacun peut songer à la cité idéale, et, au jour le jour, lutter avec ténacité pour un pouvoir extrêmement concret et prosaïque.

Méconnaitre cela, c’est méconnaître que le politique s’incarne dans des lieux, des institutions, des symboles, des repères, des histoires… ces espaces du vivre ensemble.

16:34 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, geneve | |  Facebook

19/12/2009

L’art de la séparation

Il est indubitable que nous vivons dans des sociétés où les individus sont de plus en plus séparés, c’est la résultante des mobilités (géographique, sociale, matrimoniale et politique) qui rend notre univers instable.

08:46 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, geneve, mobilité | |  Facebook

17/12/2009

Comment renouveler notre conception du « vivre –ensemble »

Ce sera le thème principal de mes prochains billets, et cela dans la perspective du renouvellement des instances dirigeantes des principaux partis politiques genevois.

Le premier de ces billets était celui de  matin « La mise en avant de la notion d’équité sert parfois à masquer une grande tolérance aux inégalités... »

18:30 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, geneve, solidarité, justice sociale, liberté humaine | |  Facebook

La mise en avant de la notion d’équité sert parfois à masquer une grande tolérance aux inégalités...

On utilise souvent le concept d’équité, ou celui d’égalité des chances, à la place de celui d’égalité. Pourtant ce n’est pas exactement la même chose.

 

 

L’idée que le mérite individuel, l’effort ou le travail doivent être récompensés est largement acceptée. Personne ne revendique les mêmes salaires pour tous.

 

 

Ce qui est juste, c’est que tout le monde ait les mêmes chances dans la vie, pas que tout le monde arrive au même résultat.

 

 

Et nous acceptons l’idée d’équité sans trop nous poser de questions. Pourtant, en pratique, cette équité n’est vraiment pas facile à atteindre.

 

 

Il faudrait que chacun soit placé sur la même ligne de départ. Si certains partent avec de l’avance, le jeu n’est pas équitable.

 

 

Il faudrait aussi que chacun dispose des mêmes atouts. La compétition ne doit pas être biaisée.

 

 

L’équité, c’est l’idée de l’égalité « juste ».

 

 

On peut accepter le principe de l’équité, mais alors nous ne sommes pas avancés pour ce qui est de l’ampleur des inégalités « justes ». Combien un PDG peut-il gagner avant que cela devienne « injuste »?

 

 

Est-il équitable qu’une personne qui aide des personnes âgées toute la journée touche dix fois moins qu’un cadre bancaire ?

 

 

L’effort individuel est rarement mesurable : la plupart des rétributions récompensent des efforts réalisés par une équipe, un groupe, etc.

 

 

L’équité est une « fiction nécessaire ». On en a besoin certes, car l’effort, le mérite, le travail, sont de meilleurs critères que le milieu de naissance ou la caste. Mais il s’agit bien d’une fiction : en pratique, les inégalités résultent d’un compromis, d’une lutte de pouvoir entre les membres d’une même société.

 

 

L’équité, c’est l’idée de justice sociale.

09:51 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, geneve, suisse | |  Facebook

16/12/2009

Une vie meilleure... en sommes-nous capables ?

La qualité de vie des populations de la planète s'est améliorée... mais au prix du dépassement de la capacité des écosystèmes.

La consommation quotidienne de calorie pas habitant est passée de 2'250 à 2'800.

L’illettrisme est passé, dans les pays en voie de développement, d’un taux de 75% à moins de 20 % chez les jeunes.

La pauvreté a reculé dans la plupart des pays du monde.

Malheureusement ces progrès s’accompagnent d’une utilisation excessive des ressources naturelles renouvelables.

Notre empreinte écologique a grimpé depuis 1960 pour atteindre aujourd’hui un niveau supérieur de 20% des capacités biologiques de la terre.

Beaucoup des mesures de correction à venir devront prises par les dirigeants de la planète…

 

Nous, simples citoyens avons un rôle à jouer…

Mais, sommes-nous capables de modifier nos habitudes, nos attitudes ?

15:35 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : planète, envirronement, politqiue, genève, suisse | |  Facebook

14/12/2009

C’est qu’une question de culture…

Il n'y a pas de domaine de la vie qui ne soit culturelle, pas même l'activité politique, économique, sociale, religieuse ou personnelle

Chaque politique, comme chaque économie est l'expression d'une culture.

Qu'on parle de politique, d'économie ou du social, on est toujours dans une culture déterminée de sorte qu'il s'agit toujours d'une culture politique, d'une culture économique ou d'une culture sociale.

On ne saurait donc réduire le culturel à un secteur, à côté ou à l'intérieur de l'économique, du politique, du social, comme on le fait généralement.

Une façon de prendre conscience et de faire prendre conscience du caractère omniprésent et imprégnant de la culture dans nos vies, c'est de parler de notre notion culturelle, de notre culture politique, culture économique, culture familiale, culture sociale (voisinage, amitié, démocratie et de citoyenneté, civiliste et sociétale), de notre culture religieuse, de notre culture médicale, de notre culture de la communication, notre culture linguistique, juridique, éducative, scientifique, alimentaire, récréative et artistique, culture du travail et des loisirs, de notre culture technique, organisationnelle, scientifique et ethnique.

08:09 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : culture, religion, genève, politique | |  Facebook

10/12/2009

La nouvelle Alliance : économie et information

Nous vivons sous l’ère d’une nouvelle alliance, celle de l'économie et de l'information étendue à la planète entière, elle a remplacé l'ancienne alliance du religieux et du politique qui fondait les royaumes et les empires.

Sous la poursuite positive de l'économie, les moments négatifs se révèlent désormais de plus en plus.

Et, je vois au moins 2 grandes difficultés non résolues.

 

 

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21:53 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Construire une nouvelle identité suisse

Les religions ont certainement un rôle à jouer dans cette belle aventure de la construction d’une nouvelle identité suisse, au moins pour deux raisons essentielles :

- Toutes les valeurs qui peuvent être à la base d’une nouvelle identité suisse sont des valeurs prônées dans leur ensemble par les religions ; certes exprimées selon des approches différentes, mais qui peuvent être enrichissantes et complémentaires.


- La capacité spirituelle des religions représente un facteur important qui peut donner un élan positif à ces valeurs fondatrices de l’identité.

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01:03 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : suisse, religion, identité, musulmans | |  Facebook

09/12/2009

La Suisse est un pays où l’on est toujours l’étranger « d’à coté »

La Suisse a connue des vagues d’intense immigration. On est passés d’une population de 5% d’émigrés dans les années 40 à plus de 15% dans les années 70.

 

L’étranger du canton "d’à coté » est devenu l’étranger d’ailleurs. C’est à cette époque que son nés les premiers partis identitaires, comme l’Action nationale.

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06:21 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : suisse, étranger, musulman, immigré, émmigré | |  Facebook

08/12/2009

Existe-t-il une identité nationale suisse, un esprit suisse ?

Sur le site Internet de la Confédération, nous pouvons lire ceci : « La Suisse est un l'un des plus anciens Etats du monde. Il y a plus de 700 ans, les habitants des vallées d'Uri, de Schwyz et d'Unterwald, se rebellèrent contre les Habsbourg et leurs velléités hégémoniques. Selon le mythe fondateur, les conjurés signèrent un pacte d'assistance mutuelle sur la prairie du Grütli, au bord du lac des Quatre-Cantons, le 1er août 1291. »

 

Personnellement, je situe en 1848, date de la constitution qui crée un gouvernement centralisé et lui livre des pouvoirs qui incombaient jusqu'alors aux cantons, la naissance d’une Suisse construite, d’un état moderne.

 

Mais, je ne pense pas qu’il existe une identité suisse fondée, les identités sont cantonales. Comme il n'y a pas à proprement parler d'histoire suisse avant 1848.

 

Certains présentent la langue comme étant le ciment de l’identité nationale. Si cet argument a une quelconque valeur, il ne peut être utilisé en Suisse, puisque le pays compte quatre langues nationales.

 

La religion non plus. Si le catholicisme rassemble 3 millions de fidèles, les protestants en comptent 2,4 millions. Quant à la communauté musulmane, elle représente un peu plus de 300 000 personnes, en majorité des ressortissants de l’Ex-Yougoslavie.

 

Alors, qu’utiliser pour affirmer l’identité suisse…

Le drapeau, l’hymne national, les vaches, le secret bancaire, les paysages, la neutralité, le chocolat ou la Croix-Rouge ?

 

Mais sur la base des résultats du vote du 29 novembre, nous pouvons entreprendre  la construction d’une identité suisse unie et juste.

C’est une belle entreprise qui a besoin de toutes les forces vives. A l’ère d’une mondialisation globalisante et envahissante qui caractérise notre époque, nous devons confirmer des repères qui donnent à l’Homme l’espoir et lui garantissent la paix et la solidarité.

Nous avons besoin certes de partir des acquis de l’Histoire, mais surtout d’insister sur le présent tout en en se projetant dans l’avenir.

 

 

07:55 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : identité, suisse, langue, religion | |  Facebook

07/12/2009

Eviter le déni de l’origine (4 et fin)

J’observe chez certains immigrés une réaction caractérisée par une volonté radicale d’assimilation au pays d’accueil.

Elle facilite l’insertion des parents comme des enfants, pour des raisons assez évidentes. Elle favorise en particulier l’appropriation de la langue du pays d’accueil, si déterminante pour l’insertion personnelle et professionnelle.

Sur le plan identitaire, cette réaction conduit à coller à l’identité des gens du pays d’accueil, tout du moins à ce qui en est perçu (vêtements, façons de vivre, prénoms des enfants), et à ce qui est perçu comme « bien ».

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14:38 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook