05/01/2010

Quelles valeurs pour notre société

Aujourd’hui, la liberté au sens large est la seule valeur suprême devant laquelle doivent plier toutes les autres et pourquoi la paix, le partage des richesses, le respect de la vie humaine et le souci de l’environnement n’ont pas aussi, avec la liberté, leur rôle à tenir au sein de la discussion des valeurs que nous souhaitons pour notre société.

Pourquoi ne pourrait-il y avoir débat sur les valeurs de fond quand il s’agit de poser les principes de justice ?

Pourquoi des options fondamentales rendraient-elles impossible un compromis ?

07:03 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook

Commentaires

Dire que la liberté constitue aujourd'hui "la seule valeur suprême devant laquelle doivent plier toutes les autres" me paraît un raccourci proche de la contre-vérité. L'histoire de ce dernier demi-siècle montre au contraire que les valeurs libertaires ont été grandement écornées par le primat des prétentions égalitaristes.
Le compromis ? Il est précisément en permanence l'illustration de cette évolution socialisante et étatiste.
Une évolution excessive, que les radicaux, affaiblis, ne dominent plus, eux qui ont toujours été attachés à "liberté humaine et justice sociale".

Écrit par : pierre kunz | 05/01/2010

L’absurdité profonde de notre monde, qui a fait de la liberté le but ultime de sa quête, est d’avoir réussi à installer partout la liberté, mais de n’avoir mis cette liberté qu’au service d’elle-même.

C’est fait ! On est libre ! On peut faire ce qu’on veut, penser ce qu’on veut, dire ce qu’on veut, derrière l’anonymat, choisir ses options, et même faire un enfant à la carte. (Je viens de lire qu’une femme qui a accouché d’octuplés va déposer plainte contre son médecin, spécialiste de la fertilité. « Camus, revenez vite ! D’absurde, le monde vire à la farce ») Jamais dans l’histoire aucune société n’a été aussi libre que la nôtre. Seulement, ce qui déboussole un chouia, c’est qu’on ne sait pas trop au service de quoi mettre cette liberté, quel sens lui donner : être libre pour être heureux ? être libre pour être plus juste ? être libre pour être plus humain ? Ainsi le sentiment de liberté a peu à peu transité vers le sentiment, personnel, du bien-être. Et la confusion est totale.

Comme nous avons perdu la cause finale, nous avons perdu le sens (pas les valeurs, le sens) de cette liberté omniprésente et un peu vide. Absurdité de notre monde qui a organisé le vide en permettant à chacun individu de s’isoler dans sa bulle.

Écrit par : Jean Romain | 05/01/2010

La lutte pour la liberté n'est jamais absurde et doit primer sur tout le reste.
Le général Pinochet (de sinistre mémoire) avait déclaré : "Il ne faut pas confondre liberté et libertinage ..." Il se trompait car toute tentative comme celle-là, visant à brider la liberté d'une manière ou d'une autre est forcément suspecte.

Cela dit, la liberté trouvée ou retrouvée doit aussi s'accompagner de valeurs pérennes, à défendre tant au plan individuel que collectif.
En occident les religions sont en perte de vitesse, car on a renoncé à mettre en valeur leur contenu éthique en s'attardant un peu trop sur leurs aspects caricaturaux et surannés.
L'éthique qui veut à tout prix et totalement s'affranchir de l'héritage religieux se ment forcément à elle-même, attendu que nous ne sommes pas des générations spontanées, que nous sommes tous des résultats, et que l'aspiration au bonheur est servie par des comportements et des réflexes conditionnés, résultant d'une histoire tiraillée par de multiples influences desquelles on ne peut totalement s'affranchir.
C'est pourquoi l'enseignement des religions ne peut faire abstraction de leur contenu éthique respectif, ne serait-ce que pour mieux comprendre les avatars qu'elles ont suscités (tels que le communisme etc.)

Écrit par : Santo | 05/01/2010

Un curé qui avait oeuvré pendant des années dans un petit village reconnaissait que la société avait changé.

Mais disait-il, dans le journal, ne croyez pas, malgré les églises un peu vides, que les personnes ne sont pas aussi engagées qu'avant.

"Ce que je vois, c'est une multitude d'associations, pour les personnes handicapées, les personnes âgées etc, qui se sont créées. Et l'entraide est magnifique".

Écrit par : oceane | 05/01/2010

Reste à savoir si la notion de liberté suffit à saturer celle de bien commun.

Écrit par : charly schwarz | 05/01/2010

Santo,

La morale concerne plutôt les religions. Celle-ci est coercitive.
"Loin de nous point de salut".

Quant à l'éthique, difficile d'utiliser ce mot en religion, puisqu'il s'agit d'un comportement libre et assuré pour obtenir ici et maintenant le respect entre deux parties.

Écrit par : oceane | 06/01/2010

@oceane.
Petite mise au point : dans la religion, le libre-arbitre est une notion centrale. Autrement dit le croyant est totalement libre de ses choix. A tel point que dans le christianisme même les pires pécheurs méritent miséricorde.

Quant à la morale, elle fixe, par définition, les normes d'une société. Vivre en groupe impose un minimum de règles, d'abord par respect pour les autres, mais aussi pour se prémunir soi-même.
Vous avez raison de dire que ce terme fait peur, car il évoque les contraintes arbitraires et injustes que les sociétés ont souvent imposées.

Cela pour dire toutefois que dans le cadre ou non de la religion, morale et éthique se rejoignent en étant complémentaires, dès le moment où la morale ne peut et ne doit s'exercer valablement sans éthique.

Illustration :

Il y a quelques dizaines d'années et dans la foulée de Marcel Griaule ainsi que de sa fille Geneviève Calame-Griaule, j'ai fréquenté assidûment le peuple Dogon au Mali.
J'ai été frappé de constater que pendant des siècles ce peuple a pu vivre sans police, sans répression et sans prisons.
Ses croyances et sa cosmogonie avaient mis en place des règles de vie liée au temporel et au sacré dans une communauté où l'équilibre ainsi que l'obsession de la survie primaient sur tout le reste.
Des "interdits" ont été mis en place, avec pour particularité de ne pas être négociables. Quiconque les bafouait était mis au ban de la tribu, et hors de la tribu pas de survie possible. Et ça marche !
Mais rassurez-vous, cela veut dire aussi qu'en deçà de ces fameux "interdits", la liberté est totale ! Il y a juste quelques lignes rouges à ne pas outrepasser, celles qui se veulent notamment garantes de la survie du groupe.

Dans nos contrées, les échecs successifs de l'éducation moderne ont montré les limites de la permissivité. Il n'y a plus personne pour nier le fait qu'un enfant a besoin d'autorité, et qu'il se sent rassuré dès le moment où celle-ci s'exerce, aussi bien à la maison qu'à l'école.

Écrit par : Santo | 06/01/2010

Santo,

Pour la religion, la morale se trouve dans la pratique des commandements...

Mais alors où se trouve la morale dans les Institutions.
Prenons l'Eglise catholique qui m'est plus familière, le Pape et les Cardinaux habitent dans un Palais et s'habillent avec des vêtements très chers, multiples et très théâtraux.

Les peuples qui vivent très bien avec des règles, sans Dieu, ni institutions, sont décrits aussi dans l'Histoire de la Civilisation.

Il y a quelques échecs avec des jeunes, mais cela a toujours existé. La discipline, le respect, le travail, il faut leur inculquer ses valeurs entre autres.

La spiritualité peut être aussi une bouée de sauvetage pour des personnes angoissées, inquiètes. Elle peut développer chez la personne également la compassion, la générosité.

Écrit par : oceane | 06/01/2010

Je viens d'assister à la démonstration de la vertu version ong, un responsable d'une ong s'arroge des mérites ne lui appartenant pas, il ment à sa famille comme tous les bofs, il délaisse ses proches pour aller s'exhiber avec sa maitresse,tous ça pour faire valoir un peu de morale bien lucrative, et oui ça se passe à Genève, comme quoi nous n'avons rien à envier au tiers-monde !
Encore un Handicapé du bulbe qui nous chante des comptines exotiques !
Donner votre argent à des personnages aussi malhonnête dans la vie, qu'ils en feront des trésors dans le commerce de la mort !
je déteste les faux culs

Écrit par : corto | 06/01/2010

Handicap-International
L'effet miroir.
Préambule :
Départ massif des comptables, départ massif des informaticiens, démission du PDG, liquidation du directeur des opérations, 2.5M€ mis à la poubelle…..
Après avoir travaillé pendant un peu plus d’un an chez Handicap-International au système d’information, j’ai pu observer de l’intérieur les 2 faces de l’ONG.
La première dont on prend grand soin médiatiquement (30 personnes à plein temps), est celle qui est connue du grand public au travers d'une cause noble, vécue et partagée par une poignée de personnes sur le terrain.
La seconde lface, cachée, est celle d'une organisation où le respect de la personne n’existe que sous une forme fortement étouffée par le staff dirigeant (4 à 5 personnes ayant tous un lien de parenté ou une très forte proximité familiale).
Dans cette structure, on rencontre absolument tout ce que ce l’on n’attend pas d’une ONG :
1) négation de l’individu : dénigrement au quotidien, non reconnaissance de la valeur du travail, volume horaire de travail sans rapport avec le contrat de travail… fabrication d’accusions sans fondement tels que : harcèlement sexuel, sabotage, détournement de matériel, bref tout ceci afin mettre les personnes sous pression et de justifier un licenciement potentiel ou tout autre mesure si l'individu s’avère trop caractériel.
Voici lla définition de "caractériel à l’informatique "(il y a en a même eu 9 en 5 ans) C’est un professionnel qui fait son travail et au-delà, qui n’hésite pas à remettre en cause les dysfonctionnements, à proposer des solutions, les mettre en place sans soutien concret de sa hiérarchie. laquelle hiérarchie est en attente avec son arme psy en cas de vague incontrôlable dans le cas où les utilisateurs seraient un peu trop satisfait des changements.
2) Le mépris du code du travail : horaire ultra souple, jamais régularisés tels que les WE, jour férié. La pratique du licenciement abusif (organisation très connue de l’inspection du travail et des prudhommes).
3) Les dépenses inconsidérées et des coûts de fonctionnement très importants. Spécialisé dans le masquage des coûts cachés (épinglés à plusieurs reprises lors de contrôles des comptes) dont ils sont générateurs.
Coté informatique, cela se définit par des projets menés en externe, sans cahier des charges, sans spécification fonctionnelle, sans MOA, inséré de force dans le SI existant, générant de fait d’important problème de sécurité, stabilité, viabilité, d’aller retour … Evidemment dans les projets externalisés, seul le prestataire sait de quoi il retourne, il est l’unique détenteur du savoir associé à un projet. Les projets de ce type sont tellement ‘normaux’ que quelques années plus tard, il n’est pas envisageable d’installer les patchs systèmes, de changer de serveur (rationalisation), ou même d’installer un quelconque logiciel de sécurisation tant cette boite noire (vue de l’intérieur) risque de ne plus fonctionner.
Le dernier projet en date qui est un changement de l’ERP parait sur le principe une bonne chose. Dans la réalité, l’ERP précédent n’est pas maîtrisé (pas de cahier des charges, pas de spécifications, pas de suivi fonctionnel…), ce qui signifie en langage simple : je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas ou je vais/ce dont j’ai besoin, mais on change ... Concrètement, n’étant pas plus capable de gérer le prestataire, le DSI a demandé de ne pas faire de spécifications et de développer en interactif, donc un développement à géométrie variable (le prestataire devient donc bien sûr i'incompétent). Bref un projet de 2,5 Million d’euros dont il n’était pas bien difficile de connaître l’issue. Bien sûr, l’ensemble des personnes compétentes qui ont travaillé sur le projet ont manifestés leur plus grand étonnement sur ces méthodes. Lorsque de l’annonce que ce projet était remis aux calandres grecques (Méthode utilisé par les banquiers pour dire que l’on arrête le projet), le grand ménage interne (liquidation des témoins) a commencé et donc très naturellement un nombre conséquent de personnes sont poussées vers la sortie (comptable, informatique, responsable d’opérations).
Bref, un classique. Monsieur de la Fontaine nous apprenait en son temps que : tout bon flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. De nos jours cela pourrait donner : L'image médiatique ne vous dis pas toujours la vérité (la vérité est ailleurs).
Pour cette ONG un assainissement par le haut paraît inéluctable.
Malheureusement les effets médiatiques provoqués généreront des effets collatéraux sur les autres ONG qui ne sont pas nécessairement concernées.

Écrit par : corto | 06/01/2010

@Corto -ça coûte si cher les maîtresses ?

Écrit par : duda | 06/01/2010

Pas forcément, pour la réputation d'une personne qui prône de grandes valeurs morales, il ne s'agit plus vraiment de sous, mais de capital mensonge et d'authenticité !
Il y a aussi d'autres faits en ce qui concerne c'est individu, notamment en matière d'usurpation envers des tiers et autres artéfacts.
Vous savez, dans une pièce de théâtre, il ne faut pas donner le rôle de bonniche à quelqu'un comme Fany Ardant, dans notre cas le mec n'est tout simplement pas à la hauteur, c'est tout !

Écrit par : corto | 06/01/2010

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