12/01/2010

Les conceptions de la Liberté (2)

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Pour Michael Walzer « On ne saurait former une société d’individus libres au sens libéral du mot sans mettre en place un processus de socialisation, une culture prônant l’individualité, et un régime politique soutenant ces valeurs, dont les citoyens soient prêts à se mobiliser pour elle ».

En d’autres termes, cette société représenterait pour la plupart de ses membres une association involontaire.

Cela signifie que la liberté libérale n’est pas neutre et oblige les individus à rentrer dans un format qu’ils peuvent légitimement récuser.

La limite de la conception libérale de la liberté est qu’elle absolutise cette liberté au mépris d’une réelle liberté de choix.

L’absolutisation de la liberté peut être un déni d’autres valeurs humaines et de la liberté de les défendre.

08:08 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : liberté | |  Facebook

Commentaires

Le mot "*individualiste" est devenu péjoratif dès le moment où les sociétés organisées ont prétendu instaurer des droits, mais aussi des devoirs.

Ces fameux "devoirs" n'ont pas toujours été bien acceptés, dès le moment où ils n'auront pas encouragé, parallèlement, une culture familiale et individuelle permettant l'éclosion, dès le berceau, de la perception du vivre ensemble et des valeurs humaines fondamentales et universelles chez l'individu.

Bien souvent et par paresse, les parents se sont effacés devant la société qui était sensée leur fournir bonheur et félicité par le truchement d'un prêt-à-penser et à se comporter, dès le moment où ils avaient eux-mêmes renoncé à cultiver lesdites valeurs puis à les inculquer à leurs enfants.

Là où le paradoxe s'installe, c'est lorsque ces citoyens passifs se voient imposer des devoirs, et se mettent alors à revendiquer une plus grande liberté.

Autrement dit soyons maîtres de notre destin en encourageant l'"individualisme positif", celui qui n'est pas fondé sur l'égoïsme ou la démission, ni même sur les lois de la Cité, mais sur l'infinie valeur d'une liberté qui devrait, à titre individuel et d'une manière librement consentie, à en fixer les limites.

Les Droits de l'Homme de 1948 ont bien mis en valeur le fait que la liberté doit s'arrêter au seuil de ce qui pourrait causer du tort à autrui.

Écrit par : Santo | 12/01/2010

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