31/01/2010

Bien commun ou intérêt commun ?

Comprendre le bien commun est une entreprise aussi périlleuse qu’indispensable.

Périlleuse, car aucun concept n’est apparemment plus simple à cerner et en fait plus compliqué à appréhender.

Indispensable, car s’il est la clef du politique, il faut alors le définir.

Le bien commun est une notion bien plus complexe que celle de liberté.

D’autant que, dans nos sociétés, il est assez peu fréquent qu’une vision morale soit partagée par l’ensemble des citoyens.

La question est donc de savoir si le vocable de bien commun désigne une conception de la vie bonne ou une conjonction d’intérêts.

Je suggère de commencer par différencier le bien commun de l’intérêt commun :

Dans le cas de l’intérêt commun, je peux être réuni avec plusieurs personnes autour d’un projet qui me tient à cœur :

Dans le cas du bien commun, je suis engagé dans une aventure commune où chacun considère qu’un certain bien commun à tous et spécifique au groupe que nous formons, est supérieur aux intérêts et aux bien propres qui auraient pu nous diviser, mais auraient tout aussi pu nous rassembler, d’une manière apparemment identique à une véritable union, mais-beaucoup moins forte et profonde.

Cette conception d’un bien commun commande, contrairement à celle de l’intérêt commun, une capacité d’abnégation et d’abandon qui n’est pas une négation de l’individu, mais la conscience que cet individu ne peut se réaliser que dans et par cette communauté dont le bien, supérieur, retombe sur les membres qui la constituent.

12:12 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

29/01/2010

Du microcrédit pour promouvoir le business social

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A quelques jours de l’ouverture de la 6ème édition de la Place des Affaires (1-5 février), et au regard du programme proposé aux visiteurs, je suis surpris de ne rien voir par rapport au microcrédit.

C’est un marché en pleine expansion - entre 30% et 50% par an -, mais il se limite à un petit secteur de clients privés, avec une sensibilité particulière. La plus grande partie de la communauté financière n’a ni les connaissances, ni la motivation, d’investir dans la micro-finance.

En effet, si les rendements sont sûrs, ils restent modestes. Voilà un rôle que pourrait vêtir nos autorités politiques cantonales.

Le microcrédit est un complément aux emplois de solidarité (conférence le mardi 2 février à 15 :30), afin que les entreprises bénéficiaires puissent gagner en autonomie.

A l’origine de tout, une idée simple: prêter quelques milliers de francs à une personne pour lui permettre de monter une micro-entreprise.

Entendez par là des investissements qui profitent à des secteurs délaissés par les banques.

15:45 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Politique, Région, Science, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

De la Liberté…

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La tradition républicaine rejoint l’opposition au libéralisme sur un point majeur : la conception de la liberté. Du côté libéral, lsaiah Berlin, a codifié, il y a un demi-siècle, une conception de la liberté qui est un peu le vade-mecum du libéralisme. Berlin distingue deux sortes de liberté : la liberté négative qui est définie comme l’absence d’interférences, la liberté positive qui est la maîtrise de soi.

Cette distinction recoupe à peu près celle de la liberté des Anciens et des Modernes de Benjamin Constant.

Pour Constant, on est passé de la liberté des Anciens, qui est in fine celle de se gouverner soi-même, à celle des Modernes qui consiste à ne pas subir de contraintes. Or cette distinction peut-être réductrice.

Il existe une troisième façon de comprendre la liberté et ses exigences institutionnelles. C’est la conception républicaine. Elle consiste en une absence de domination.

Cette tradition est celle de Montesquieu, Tocqueville et Rousseau. Mais en général, si la tradition républicaine insiste sur la participation au pouvoir, c’est pour éviter l’écueil de l’interférence.

Pour Michael Walzer « On nesaurait former une société d’individus libres au sens libéral du mot sans mettre en place un processus de socialisation, une culture prônant l’individualité, et un régime politique soutenant ces valeurs, dont les citoyens soient prêts à se mobiliser pour elle ».

En d’autres termes, cette société représenterait pour la plupart de ses membres une association involontaire.

Cela signifie que la liberté libérale n’est pas neutre et oblige les individus à rentrer dans un format qu’ils peuvent légitimement récuser.

La limite de la conception libérale de la liberté est qu’elle absolutise cette liberté au mépris d’une réelle liberté de choix.

Pense que l’absolutisation de la liberté peut être un déni d’autres valeurs humaines et de la liberté de les défendre.

La position républicaine sur la liberté est critiquée par le libéralisme et s’est conceptualisée en deux étapes.

Tout d’abord. Il s’agit de dire que les républicains ne portent pas tant leur attention sur la liberté que sur les moyens le la préserver, pas tant sur les empêchements réels qu’elle peut subir que sur les risques potentiels de restriction. Dans un deuxième temps, il s’agit de montrer que la conception républicaine est tout simplement fausse : la question est de savoir si la loi prévoit des restrictions à la liberté ou non.

Il ne s’agit pas tant de savoir qui la fait et comment, mais ce qu’elle prévoit. L’objection est de taille !

Les républicains sont plus directement attentifs aux garanties des conditions de la liberté qu’à la nature plus ou moins coercitive des mesures prises par la loi.

Du côté libéral, seul le résultat compte, tandis que pour les républicains, le processus qui le garantit est privilégié.

C’est parce que le républicain prend la liberté au sérieux qu’il refuse le seul discours des droits du libéralisme.

C’est parce que ce discours des droits, récusant toute contrainte, supprime toute garantie à la préservation des conditions de la liberté, que la position républicaine prône de garantir d’abord la liberté de l’État, condition de la liberté des individus.

L’autonomie sans lien avec une conception du bien n’est rien d’autre qu’une facette de l’individualisme libéral du « je fais ce que je veux ».

Il constitue un bien partagé qu’en terme négatif.

L’autonomie peut être une valeur sociale si elle s’appuie sur une conception de l’homme cristallisée autour de certaines valeurs et qu’elle apparaît soit comme une de ces valeurs, soit comme un moyen d’atteindre les valeurs recherchées.

A défaut, l’autonomie sera au mieux un moyen permettant l’accomplissement des valeurs que je porte individuellement, au pire une valeur supérieure engageant à l’individualisme et à l’égoïsme, mais en aucun cas une valeur partagée sur laquelle nous puissions fonder nos décisions communes.

06:39 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Lettres, Médias, Monde, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberté | |  Facebook

28/01/2010

La maltraitance "ordinaire" règne-t-elle aussi dans les hôpitaux suisses ?

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Les témoignages extraits d’une étude publiée française publiée ce mercredi 27 janvier (à télécharger ici) sont-ils aussi possibles en Suisse ?

Lieux d’excellence dans la prise en charge des patients, les établissements hospitaliers sont aussi des lieux de vie pour les patients comme pour les professionnels qui y travaillent ; les logiques humaines, professionnelles ou d’organisation doivent se concilier, exercice délicat au quotidien.

Les patients hospitalisés et leurs proches témoignent bien souvent et en même temps de l’humanité des professionnels de santé et des difficultés qu’ils ont rencontrées au sein de l’institution hospitalière.

Cependant, malgré les progrès accomplis, certaines plaintes d’usagers témoignent d’attentes interminables et inexpliquées, d’entraves et de contraintes qui paraissent absurdes, d’un manque d’écoute, de considération ou d’information.

C’est ce qui est appelé ici la maltraitance « ordinaire », parce qu’elle n’est pas hors du commun et que le risque le plus important de maltraitance réside dans sa banalisation, son « invisibilité et donc son acceptation passive.

D’autres l’ont appelée, à juste titre aussi, maltraitance « institutionnelle » ou « passive».

12:05 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, hôpital, maltraitance | |  Facebook

26/01/2010

Drôle de fusion ; celles des alchimistes radicaux et libéraux

La fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide.

La température de fusion est une constante qui dépend très peu de la pression, mais dépend de la proportion de chaque constituant du mélange.

Dans certains cas, deux corps peuvent se mélanger parfaitement à l'état solide. C'est le cas par exemple du bismuth-antimoine.

Quand les atomes des deux corps sont mélangées de manière aléatoire, on parle de « solution solide unique ».

Dans ces cas-là, la température évolue de manière continue durant la fusion.

Cependant, la courbe de chauffe s'incurve, puisque seule la partie de l'énergie apportée fait augmenter la température, l'autre partie sert à la fusion.

En fait, le système ne s'est pas solidifié de manière uniforme, la composition n'est pas la même partout.

La température de fusion n'est donc pas uniforme.

Un véritable résumé du manuel des alchimistes radicaux et libéraux

08:29 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Politique, Résistance, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : libéral, libéraux, radical, radicaux | |  Facebook

25/01/2010

Les conceptions de la Liberté (5)

C’est parce que le républicain prend la liberté au sérieux qu’il refuse le seul discours des droits du libéralisme.

C’est parce que ce discours des droits, récusant toute contrainte, supprime toute garantie à la préservation des conditions de la liberté, que la position républicaine prône de garantir d’abord la liberté de l’État, condition de la liberté des individus.

L’autonomie sans lien avec une conception du bien n’est rien d’autre qu’une facette de l’individualisme libéral du « je fais ce que je veux ».

Il constitue un bien partagé qu’en terme négatif.

L’autonomie peut être une valeur sociale si elle s’appuie sur une conception de l’homme cristallisée autour de certaines valeurs et qu’elle apparaît soit comme une de ces valeurs, soit comme un moyen d’atteindre les valeurs recherchées.

A défaut, l’autonomie sera au mieux un moyen permettant l’accomplissement des valeurs que je porte individuellement, au pire une valeur supérieure engageant à l’individualisme et à l’égoïsme, mais en aucun cas une valeur partagée sur laquelle nous puissions fonder nos décisions communes.

13:12 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

24/01/2010

La redoutable question de la majorité et de la minorité.

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Puisque le peuple n’est que très rarement unanime et que la règle majoritaire est devenue celle de la démocratie, il ne suffit pas que a loi soit instituée pour éviter que ne se pose la question du maître.

Car, en effet, si 51 % de la population est d’accord pour privatiser la poste, l’usager pénalisé subira bien la domination d’un maître qui est la majorité.

La majorité peut être un maître implacable, d’autant plus qu’il a pour lui la légalité procédurale.

Mais si le peuple peut n’être qu’une majorité réduite, il est faux de croire que l’opinion populaire est toujours conforme à son intérêt et que les intérêts particuliers qui s’expriment dans les votes et les opinions constituent en eux-mêmes un bien commun.

17:43 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

22/01/2010

La crise actuelle est une crise d’identité

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La société actuelle connaît une accélération dans sa transformation avec une perte des anciens repères et l’apparition de nouveaux.

La crise actuelle est une crise d’identité dont il faut essayer de comprendre les mécanismes plutôt que faire des corrélations simples entre chômage et violence urbaine, ou mondialisation et désagrégation sociale, par exemple.

Les mutations dans nos sociétés existent depuis toujours. Elles entraînent des changements et peuvent créer des problèmes au sein des nos divers groupements humains.

Afin de s’adapter et de faire face à ces changements, les collectivités locales doivent donc apporter des réponses aux défis que constituent ces mutations.

Dans le contexte actuel de la mondialisation, le modèle économique rend peu transparent la gestion démocratique des pouvoirs et fragilise la légitimité de son action au niveau local.

L’économie mondialisée et l’exercice de la démocratie demandent en effet des rythmes et des supports distincts.

09:22 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Economie, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

21/01/2010

Identité et émigration

L’émigration, comme tout changement important de la position sociale, met inéluctablement en cause les sentiments sociaux d’appartenance, et partant de là le sentiment d’identité.

Chez les migrants, la fragilisation quasi mécanique de l’identité par les changements de l’inscription sociale objective est souvent aggravée par :

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13:05 Écrit par Charly Schwarz dans Femmes, Général, Genève, Histoire, Médias, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les conceptions de la Liberté (4)

La conpection républicaine de la liberté voit le contrôle démocratique comme un moyen de la liberté, même s’il existe une dérive populiste visant à stipuler que la liberté ne consiste en rien d’autre qu’en l’autonomie.

Le point crucial de la conception républicaine de la liberté est que la non domination protège des interférences imputables à des pouvoirs arbitraires.

Selon Philip Pettit, la supériorité de la conception républicaine de la liberté réside dans le fait que la participation démocratique est particulièrement revendiquée pour que puissent être, justement, évités les maux associés à l’interférence.

09:10 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberté, république | |  Facebook

20/01/2010

Pour la suppression du quorum: proposition collective

Téléchargez, signez et faites signer la proposition collective qui demande la suppression du quorum pour les élections cantonales et communales.

quorum proposition collective.pdf

Le quorum qui régit les élections cantonales et communales genevoise est trop élevé et il fausse l’expression démocratique.

Il empêche les partis les moins forts numériquement de prendre part au débat politique, privant ainsi une partie des citoyens de leur participation aux décisions.

Alors que le système proportionnel est précisément prévu pour permettre une représentation nuancée des forces politiques, le quorum de 7% va à l’encontre de cette intention en obligeant certains partis à rechercher des alliances pour obtenir des sièges, semant ainsi la confusion dans les esprits des électeurs et électrices.

17:15 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : quorum, constitution | |  Facebook

Radicaux en PKZ ; précisions

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Lors de l’apéritif des vœux du parti radical, le jeu préféré des convives était de savoir qui était habiller PKZ.

L’origine de ce jeu vient de mes propos légèrement détournés par les media. Je tiens dans ce billet les préciser.

J’avais dit aux journalistes sous formes de boutade que l’on distingue dans une assemblée les libéraux des radicaux ; les uns (libéraux) sont habillés EN « Francesco Smalto », les autres (radicaux) s’habillent CHEZ « PKZ ».

La RSR et Le Temps ont traduit mes propos en « les libéraux sont habillés en Armani et les radicaux en PKZ »

J’espère que vous comprenez la nuance…

07:38 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : radical, radicaux, libéral, libéraux | |  Facebook

19/01/2010

La fusion n’est pas obligatoire

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A la lecture des statuts du PLR Suisse (Parti Libéral Radical) la fusion n’est pas obligatoire.

Et pour être précis ; je vous propose ci-dessous de découvrir l'article consacré

34.2 Partis cantonaux

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09:40 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : radical, radicaux, libéral, libéraux | |  Facebook

18/01/2010

Nouvelle Constitution genevoise : pour une suppression du quorum !

L’exigence de réunir un certain pourcentage des suffrages de liste pour pouvoir participer à la distribution des sièges est un obstacle artificiel à l’expression démocratique.

Le quorum ferme la porte des législatifs cantonaux et communaux aux petites formations politiques. De ce fait, de nombreux citoyens et citoyennes ne sont pas représentés dans les autorités. C’est une cause supplémentaire d’abstentionnisme.

Le quorum de 7% qui régit les élections cantonales et communales genevoise est l’un des plus élevé de Suisse. Il fausse l’expression démocratique. Il est infondé et antidémocratique !

Dans un arrêt du 18 décembre 2002, le Tribunal fédéral a constaté qu'un mode de scrutin qui n'assure pas le même poids aux voix des électeurs était contraire à la Constitution, notamment à ses articles 8 alinéa 1 et 34 alinéa 2.

Tirant les conséquences de cet arrêt, plusieurs cantons (Zurich, Argovie, Schaffhouse) ont modifié leur mode de scrutin pour les élections cantonales.

En Suisse romande, par exemple, le Jura et le Jura Bernois ne connaissent pas le quorum ; ils appliquent le quotient électoral «naturel», qui est le résultat de la division du total des suffrages de listes par le nombre de sièges à pourvoir plus un.

08:24 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : quorum, constitution, constituante | |  Facebook

17/01/2010

Etre libre !

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Pour être libre, il faut parfois poser des actes que, par corruption, on élude mais qu’il faut parfois être obligé de poser.

16:07 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Lettres, Monde, Politique, Résistance, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

16/01/2010

La Garde Noire, c’est quoi ?

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En complément au billet de Pascal Décaillet publié dans la Tribune de Genève du 14 janvier, intitulé « Le fond du miroir », je me permets de vous expliquer les origines de la Garde Noire :

La Garde Noire est constituée par l’élite des guerriers.

Arrachés à leur famille dès leur naissance, ils sont éduqués selon le principe que rien ni personne ne peut se mettre en travers de leur route.

Chaque Garde Noir prête serment d’allégeance aux pieds du Roi, et c’est de ce serment qu’ils tirent leur puissance.

Toute résistance allume en eux un brasier de haine et de violence car ils la considèrent comme une insulte personnelle.

Pour autant, ils ne se laissent pas consumer par cette rage et au contraire l’assument pleinement, se servant de cette fureur pour multiplier la puissance de leurs attaques et déverser leur courroux sur leurs adversaires.

Sûr de sa supériorité, un Garde Noir ne saurait céder aux assauts les plus énergiques qui finiront inlassablement par se briser sur son bouclier de haine.

Élevé dans le principe que la meilleure des défenses est l’attaque, le Garde Noir se retrouve toujours en première ligne, s’acharnant sans relâche sur son adversaire, déversant sa haine si celui-ci avait l’audace de ne pas succomber au premier coup de glaive…

17:43 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

15/01/2010

Après un RENOUVEAU indispensable, le temps est venu de la RECONQUÊTE pour le parti radical

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Extraits de mon discours devant l’assemblée des délégués du 14 janvier 2010

 

Cette RECONQUÊTE implique l’affirmation claire des valeurs du parti radical au regard du monde actuel.

 

C’est aussi affirmer une vision politique suffisamment ouverte pour que sa cohérence puisse être éprouvée dans la durée.

 

Cette RECONQUÊTE doit être pilotée dans un système décentralisé tenant compte de l’avis de tous.

 

Le parti radical genevois, a toujours défendu:

L’école publique et gratuite accessible à tous,

aujourd’hui c’est une formation adaptée pour tous que nous devons défendre.

 

Le parti radical genevois, a toujours défendu :

La laïcité,

aujourd’hui c’est l’intégration des diversités sociales, religieuses et culturelles dans notre canton que nous devons défendre.

 

Le parti radical genevois, a toujours défendu :

Un Etat solide,

aujourd’hui c’est un Etat dans lequel la population de notre canton doit pouvoir avoir confiance que nous devons défendre.

 

Je suis convaincu que si ces 3 piliers sont renforcés, le 4ème pilier, celui de la sécurité ne sera plus aussi problématique et l’édifice des valeurs radicales reposera sur des bases solides.


L’évolution récente de la politique tend à opposer avec une intensité accrue la gauche et la droite.

Une gauche conservatrice crispée sur des acquis sociaux et salariaux ou une gauche idéaliste qui veut refaire le monde.

Une droite libérale et internationaliste, confiante dans les seules forces de l’homme, ou une droite nationaliste, attachée aux traditions garantes d’un ordre naturel.

Pour compléter ma présentation et en quelque sorte la résumer, je propose d’avancer sur un chemin dont s’écartent à la fois le libéralisme et le collectivisme.

 

Le partenariat social est la pierre angulaire de ce chemin.

Le partenariat social est une réalité, même s’il reste moins médiatique que le triomphe des grands financiers et les révoltes de protestataires aux cortèges sans lendemain.

 

A la convergence des efforts individuels, je propose aujourd’hui d’œuvrer selon des modalités nouvelles, mais en fonction de principes durables.

 

Je souhaite conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et la responsabilité personnelle.

 

Je souhaite également reconnaître la fonction suprême de l’Etat lorsqu’il consolide les forces en présence tout en respectant leur autonomie.

19:55 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook

Fusion radicaux/libéraux: la REVANCHE des libéraux

 

 

Il est piquant de voir les libéraux, plus de 150 après, vouloir "manger" ceux qui les ont détrônés (et comment) de leur monopole du pouvoir, au cours du 19ème siècle.

 

D’autre part, je trouve préjudiciable à la vie civique et politique la réduction de la diversité des milieux représentés dans nos instances démocratiques.

 

Il est donc sain de permettre à des partis différents d'exister, même quand ils ont des opinons proches (ce qui reste parfois à vérifier).

15:06 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : radicaux, libéraux | |  Facebook

13/01/2010

Présidence radicale, pourquoi je suis candidat…

 

Pour de définir mes motivations… Je crois que le simple et le plus direct est de présenter ma vision politique.

Mais avant tout, il faut remonter aux sources, évoquer les pionniers, éprouver la valeur de leurs idées en regard du monde actuel, dire la manière dont je les conçois, les formules et les appliques aujourd’hui.

Ce que je souhaite, c’est proposer une vision politique assez large pour que la cohérence puisse en être éprouvée dans la durée.

L’évolution récente de la politique semble opposer avec une intensité accrue la gauche et la droite. Une gauche conservatrice crispée sur les acquis sociaux et salariaux, le bien-être de sa clientèle de fonctionnaires ou une gauche idéaliste qui veut refaire le monde.

Une droite libérale et internationaliste, confiante dans les forces de l’homme, dans l’équilibre de l’économie et de la société automatiquement orientées par la grâce du marché vers le mieux-être possible. Ou une droite nationale, attachée aux traditions garantes d’un ordre naturel au réflexe de prudence qui neutralise la créativité.

Je propose d’avancer sur un chemin dont s’écartent à la fois le libéralisme et le collectivisme. Le libéralisme avec sa prime à la force brute. Le collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs privés.

Ce chemin souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

Le partenariat social reste une réalité solide, même s’il reste moins médiatique que le triomphe des grands financiers et les révoltes de protestataires aux cortèges sans lendemains.

A la convergence des efforts individuels, je souhaite œuvrer aujourd’hui selon des modalités nouvelles, mais en fonction de principes durables. A moi de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces en respectant leur autonomie.

A moi de maintenir et de renouveler une pensée qui associe responsabilité et liberté.

21:05 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les conceptions de la Liberté (3)

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La position républicaine sur la liberté est critiquée par le libéralisme et s’est conceptualisée en deux étapes.

Tout d’abord. Il s’agit de dire que les républicains ne portent pas tant leur attention sur la liberté que sur les moyens le la préserver, pas tant sur les empêchements réels qu’elle peut subir que sur les risques potentiels de restriction. Dans un deuxième temps, il s’agit de montrer que la conception républicaine est tout simplement fausse : la question est de savoir si la loi prévoit des restrictions à la liberté ou non.

Il ne s’agit pas tant de savoir qui la fait et comment, mais ce qu’elle prévoit. L’objection est de taille !

Les républicains sont plus directement attentifs aux garanties des conditions de la liberté qu’à la nature plus ou moins coercitive des mesures prises par la loi.

Du côté libéral, seul le résultat compte, tandis que pour les républicains, le processus qui le garantit est privilégié.

 

09:57 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Histoire, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : républicain, libéral | |  Facebook