04/05/2010

De quelle liberté d’échanger

libre-échange.jpg Pour ceux qui analysent les tendances actuelles, il ne fait aucun doute que l’avenir, pour l’instant du moins, est aux mains des multinationales. Au fur et à mesure que le marché s’étend pour englober la planète entière, on laisse le champ libre aux partisans du libre-échange.


Les partisans du libre-échange font croire qu’ils libèrent l’individu d’un ensemble d’entraves que des gouvernants lui avaient imposées comme à ses ancêtres. Mais l’«individu» qui bénéficie du libre-échange, c’est en réalité la multinationale, et la «liberté» acquise est celle d’abattre les forêts vierges pour fabriquer du contreplaqué, du papier hygiénique ou l’édition du dimanche du Matin.

C’est la liberté de produire du C02, sans véritable contrainte. C’est la liberté d’augmenter la pauvreté et la détresse, la malnutrition et la maladie, C’est la liberté d’entraîner chaque année l’extinction de centaines de milliers d’espèces vivantes, tout cela pour satisfaire les intérêts financiers à court terme de quelques industries irresponsables, et des bureaucrates et politiciens à leur solde.

Voilà la «liberté» que permet le libre-échange, voilà quels sont les enjeux défendus par les néolibéraux.

C’est exactement de l’inverse que nous avons besoin, il nous faut évoluer vers un monde composé de communautés en grande partie autosuffisantes, qui mènent leurs activités économiques à l’échelon de la famille, de la petite entreprise artisanale et de la communauté elle-même, dans le but de satisfaire les besoins locaux par l’intermédiaire d’un marché local.

C’est là la seule voie qui permettra de subordonner les activités économiques aux impératifs biologiques, sociaux, écologiques et éthiques et à la survie de l’humanité sur notre planète.

07:59 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Des petites communautés indépendantes seront forcément rivales et ces rivalités seront forcément violentes, Charly, il en est ainsi depuis que le monde est monde. Sans compter que sans échanges internationaux, la quantité de ce que l'on peut produire et de ce dont on peut profiter est extrêmement limité.
C'est un nouveau moyen-âge que vous nous proposez. Un âge des ténèbres.
La seule solution, c'est une gouvernance centrale, mondiale et démocratique qui puisse contraindre les multinationales, parce qu'elle sera de taille à le faire. Comme un Etat national pouvait contraindre sa bourgeoisie et ses entreprises nationales à respecter ses règles.

Écrit par : Philippe Souaille | 04/05/2010

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