02/06/2010

Vers des événements plus durables ?

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Chaque année, des centaines d’événements sont organisés à Genève : des festivals musicaux comme Musiques en Eté ou la Fête de la Musique, des marchés, des vides-greniers et brocantes ou encore des expositions, des concerts en passant par la Lake Parade, les Fêtes de Genève, etc.

Certains n’attirent que quelques centaines de personnes, d’autres plusieurs milliers. L’impact environnemental de ces événements peut être considérable. Ainsi, d’après une étude récente (OVAM), en moyenne, 1 visiteur d’une manifestation d’un soir produit 250 g de déchets, celui d’un festival entre 500 gr et 1 kg par jour.

Les organisateurs peuvent mettre en place une série d’actions pour rendre leur événement durable.


Voici quelques exemples…

Pour se rendre à l’événement, les visiteurs ont souvent le choix entre la voiture polluante et les moyens de transport alternatif. Sur place, ils s’alimentent, génèrent d’innombrables déchets et ont besoin d’infrastructures sanitaires.

Pour la logistique, les organisateurs eux-mêmes ont des frais parfois considérables en eau, gaz, mazout et surtout électricité. Ils ont aussi des dépenses pour le marketing et la promotion de leur événement, ainsi que pour l’entretien ou l’assainissement du site qu’ils exploitent.

Tous ces frais ont un coût et des conséquences sur l’environnement.

Sans parler des déchets « cachés » : la fabrication d’un seul gobelet en plastique, par exemple, nécessite l’utilisation de 3,2 g de pétrole.

 

Une liste de points à surveiller :

-Mobilité : encourager l’usage du vélo, des transports en commun et le covoiturage, organiser des navettes, etc.

-Energie : s’approvisionner auprès d’un fournisseur « vert », faire appel aux énergies solaires, à la cogénération et à des installations économiques (éclairage et générateurs basse consommation).

-Eau : équiper les points d’approvisionnement de systèmes antigaspillage ou qui peuvent être alimentés par la récupération d’eau de pluie. Les toilettes sèches permettent de limiter les consommations en eau, l’usage de toxiques et la production de déchets d’assainissement.

-Alimentation : promouvoir les fournisseurs d’aliments locaux et de saison, bio ou issus du commerce équitable, qui proposent plus de fruits et légumes et moins de viande, qui limitent les déchets d’emballages, etc.

-Déchets : organiser un système de tri et de récupération. Pour servir les consommations, préférer de la vaisselle réutilisable (comme des gobelets en plastique avec caution, qui peuvent être réutilisés une trentaine de fois) ou biodégradable.

- Communication et promotion de l’événement : utiliser au maximum les supports électroniques (site Internet, web mailing), utiliser papier recyclé et encre végétale, imprimer recto-verso, etc. Idéalement: Former une équipe d’animation et de sensibilisation dont le rôle sera d’informer le public aux éco-gestes et prévoir l’installation de points d’information sur l’environnement.

-Bruit : contrôle du niveau sonore occasionné par l’événement, particulièrement quand il est musical (concert, sono, etc.) et qu’il a lieu en soirée et de nuit.

-Gérer efficacement les parkings et les flux de véhicules et favoriser les modes de déplacement alternatifs à la voiture.

08:16 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Général, Genève, Loisirs, Musique, Région | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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