17/06/2010

Bonus : 15'903.- par mois !

Un quart des personnes salariées environ touche des bonus en Suisse.

La part des bonus versés en 2008 s’est élevée en moyenne à 4,8% de la masse salariale totale.

Parmi les cadres supérieurs, 30% en bénéficient, alors que cette part est de 39% chez les cadres moyens et de 36% chez les cadres inférieurs. La proportion de personnes touchant des bonus parmi le personnel sans fonction de cadre est de 23%.

Parmi les cadres supérieurs qui touchent des bonus, le record revient aux banques où les bonus versés s’élèvent à 15’903 francs par salarié et par mois.

Sources : L’enquête suisse sur la structure des salaires 2008 (OFS) disponible en téléchargement (ICI)

08:51 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Bonus ou non, un "cadre" bancaire digne de ce titre gagne au moins 500'000 francs. En dessous, ce n'est pas un vrai cadre.

Il est d'usage que ces 500'000 incluent une large part de bonus, dépendant des résultats de l'entreprise d'une part, et des résultats individuels d'autre part.

Les montants que vous mentionnez ne font que confirmer tout cela.

Quant aux "cadres supérieurs" dans la banque, cela commence à 1 million. Ceux qui se disent, ou se croient, cadres supérieurs, mais ne gagnent pas cela, n'en sont pas vraiment.

Oui, certes, ces montants sont très élevés.

Oui, certes, on peut se demander si ces montants élevés n'attirent pas disproportionnellement les meilleurs talents, au détriment de secteurs ne pouvant pas payer ce genre de montants.

Oui, on peut se demander si cela aura une fin, maintenant que même la crise de 2008 n'a pas ramené la raison (même si, cela dit, elle a mis passablement de banquiers au chômage, et que beaucoup y sont encore).


Il m'arrive parfois de me dire que c'est un peu comme l'Eglise Catholique pendant son âge d'or: à l'époque, entrer dans les ordres, c'était presque l'assurance d'une belle carrière, d'une forte influence politique, et de revenus indécents. Et du coup, plus d'un fils de bonne famille, doué intellectuellement, se lançait dans la "carrière religieuse", même sans la moindre vocations.

Écrit par : antoineb | 17/06/2010

Les commentaires sont fermés.