20/06/2010

L’école doit enseigner la controverse

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Les questions controversées sont des thématiques dont s’empare volontiers le débat public, et qui, à ce titre, mobilisent des points de vue différents, parfois antagonistes, voire franchement rivaux.

 

De fait, l’école se trouve d’emblée projetée au cœur de la controverse en devenant la courroie de transmission privilégiée du débat.

 

On constate cependant qu’elle se pose davantage comme le lieu d’un point de vue consensuel, plutôt que comme le relais de ce qui fait la nature même d’une question controversée : le doute.

 

La controverse se charge d’une dimension « ethnique » qu’il faut entendre au sens sociologique du terme et qui se double d’une utilisation stratégique de l’identité.

 

Le problème qui se pose est donc de celui d’introduire la possibilité d’une pluralité des points de vue à l’école, afin de conférer à l’institution une fonction régulatrice qui sache à la fois croiser les regards et penser sereinement.

 

09:11 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Formation, Général, Genève, Science, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Voudriez-vous introduire la controverse évolution versus créationnisme dans les cours de biologie et d'histoire?

Écrit par : Johann | 20/06/2010

Yope Charly: ça fait quelque temps que Rousseau est mort - le système scolaire genevois le sait-il?


où pendant que notre culture de bons suisses, est passée de celle
- d'honnêtes, économes, modestes et durs travailleurs de qualité, à celle d'égoïstes friqués ne parlant que sauvegarde d'intérêts,

culture connue "abroad" pour ces essentiels, soit
- neutre ou pleutre,
- opportuniste ou sans caractère,

et où seuls les amateurs de bling-bling seraient promus à un avenir.

Tandis que l'on se demande ce qu'il en est,
dans ces écoles genevoises accueillant une masse de rejetons frontaliers (bus archi pleins aux frontières, "quotas" largement remplis - qui paye les taxes scolaires?),
de fils de dictateurs ou de nouveaux riches d'ex pays de l'est en attente de passeport suisse en guise de diplôme pour tout mérite, leur séjour de 7 ans en Suisse payé par l'argent gris de leurs parents (l'un parmi d'autres de leurs placements)

- merci à nos élus genevois et leurs octrois aux Khrapunov et leur SDG,

de ces quelques esprits brillants à objectif différent,
de ces élèves à quotient intellectuel avancé ne passant pas dans les moules,

que les enseignants se contentent de punir pour "malhonnêteté", indiscipline ou impertinence,
élèves voués à être recalés du système scolaire genevois, avant de se dégrader leur vie entière.

en attendant, à Genève, dans les écoles, c'est
Vive ces fils à la qu'ade à fi!

comme ceux qui s'invitaient, couteaux en poche, aux fêtes de fils et de filles d'expates de multis genevoises, d'où étaient, pour ces même raisons de violence, exclus
(comme m'en témoigna l'une de ces filles d'expates)

Entre l'éducation et le fric,
ça fait des années que nos élus genevois ont posé les pavés de cette voie

Nouvelle constituante:
Aurons-nous le droit de paver une autre voie dans le canton de GE?

Écrit par : na...ya | 20/06/2010

Aha! Parce vous trouvez qu'elle n'est pas assez présente dans notre paysage politique, médiatique et jusqu'à nos foyers? Sacré Charly!

Écrit par : hommersimson | 20/06/2010

La controverse à l'école, c'est sûr, ça fait penser à ces débats formellement organisés dans les classes, au sein desquels il est au fond interdit de penser différemment de tout le monde, et où, par conséquent, l'issue du débat est connue à l'avance. Je crois que le débat organisé par les Bernois après 1536 dans le Pays de Vaud, entre le catholicisme et le protestantisme, était un peu organisé de la même manière. L'élève n'étant pas absolument libre, le débat est souvent biaisé. Surtout quand le professeur veut faire valoir l'intelligence de sa position. Cela me rappelle ceci: http://remimogenet.blog.tdg.ch/archive/2010/05/11/le-rejet-de-la-culture-par-le-peuple.html

Écrit par : RM | 23/06/2010

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