20/08/2010

Les juges doivent-ils être désignés "à vie" ?

Etre juge est un travail difficile, même dans les meilleures circonstances. Les juges ne sont pas complètement à l'abri de toute pression politique. Ils restent membres de leurs communautés, et pour cette raison, ils sont soumis à toutes sortes de pressions sociales.

C'est seulement parce que les juges n'auront pas à s'inquiéter de s'attirer les faveurs politiques qu'ils auront une chance de réaliser l'un des rôles les plus importants de la magistrature ; nous protéger contre « tyrannie de la majorité ».

Je suis convaincu qu'il est temps de commencer un débat sur l'emploi à vie des juges.

Sans aucun doute l'emploi à vie vise un objectif extrêmement important: être à l’abri de la pression politique qui vient avec la reddition de comptes périodiques (4/6 ans) à un parti politique.

Donc la vraie question est de savoir si l'emploi à vie est essentiel à l'indépendance de la justice, et la réponse pourrait bien être oui.

De plus, je suis convaincu que les avantages de cette idée l'emportent sur les inconvénients.

 

16:09 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

L'idée est d'une originalité folle. Elle était déjà venue aux constituants américains, qui l'avaient assorties d'une mesure corollaire. On ne pouvait baisser le salaire des juges tant qu'ils étaient en fonction. On voit ce qu'est devenue la Cour Suprême américaine. Quant à la tyrannie de la majorité, M. Schwartz ferait bien de revenir en Suisse où nous subissons depuis plus d'un siècle la loi de la minorité. La voix d'un Appenzellois vaut 50 voix zurichoises aux élections fédérales. Et il faut 55 % des voix pour faire passer une initiative face à une coalition des treize plus petits cantons.

Écrit par : Guy LeComte | 20/08/2010

Il est parfaitement clair que le sytme judiciaire suisse ne fonctionne plus depuis longtemps. Il suffit de se rappeler la surcharge de travail du TF - 5.000 cas à traiter annuellement, contre environ 1.500 dans les années soixante - et le taux de rejets des requêtes présentées - plus de 80%, ce qui signifie donc que 80% des gens qui cherchent leur droit à Lausanne sont des imbéciles ou des emmenrdeurs - pour ce rendre compte que le bon peuple ne croit plus en la Justice.
La question se pose de savoir comment un(e) juge est nommé(é) à son poste et comment il/elle est promu(e). Et surtout, comment il est contrôlé, en principe par le Grand Conseil du canton, ou par l'Assemblée Fédérale, dans le cas du TF

Écrit par : J.C. Simonin | 21/08/2010

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