27/08/2010

Rentrée scolaire : « Assurez les savoirs de base et revenez aux fondamentaux. Avant toute chose apprenez aux enfants, à lire, à écrire et à compter ».

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Pourquoi cette injonction simple ne produit-elle aucun effet sur les statistiques de l’échec scolaire ?

Avant de cultiver la différence. Il faut construire un fond commun qui rassemble.

Le secret d’un enseignement efficace avec les publics hétérogènes se trouve dans ce préalable, qu’il ne faut surtout pas escamoter. Si nous voulons que tous les élèves se sentent concernés par l’activité de la classe, enrichissons d’abord le terrain sur lequel nous voulons semer.

En ces périodes de crise, ne gaspillons pas l’argent public en poussant les professeurs vers des impasses qui pervertissent leur mission et les démoralisent.

Aidons-les à croire au rôle de la culture. C’est ainsi qu’ils retrouveront le plaisir de transmettre.

Cette idée, tout homme ou femme sensé ne peut que défendre et approuver.

12:36 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Formation, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

Commentaires

Correct. Et aussi que l'école descende un peu de sa tour d'ivoire et daigne enseigner quelques éléments aussi bassement pratiques qu'utiles.

Par exemple, on trouvera a la fin de leur scolarité des élèves connaissant par cœur tous les affluents de l'Aar, mais incapable de remplir leur déclaration d'impôt ou de rédiger un cv.

Écrit par : Eastwood | 27/08/2010

Trois missions pour l'école:
- transmettre le savoir de base (lire, écrire, compter),
- faire connaître les divers domaines de l'activité humaine (dans un but d'orientation professionnelle),
- forger le caractère et susciter le goût de l'effort (en habituant les enfants à faire des choses qui peuvent paraître inutiles et rébarbatives, et en rétablissant dans les écoles la logique rétributive qui est celle de toute vie en société).

1.
Le changement rapide du monde exige que l'on n'enseigne que les savoirs de base, qui sont seuls nécessaires au plein développement de la faculté naturelle d'adaptation. Il faut éviter que les vieilles générations façonnent les programmes scolaires en fonction des complexes qu'elles nourrissent par rapport aux techniques nouvelles. Par exemple, les vieilles générations, mal à l'aise avec l'informatique, ont tendance à penser que l'école devrait apprendre aux élèves à se servir d'un ordinateur (alors que n'importe quel enfant en est capable d'instinct).

2.
L'acquisition de savoirs techniques spécifiques n'est pas très importante en tant que telle. Elle devrait surtout permettre aux enfants de découvrir des domaines de l'activité humaine pour lesquels ils ont de l'intérêt et du talent.

3.
En plus des savoirs de base, il faut faire passer le goût de l'effort. A ce titre, apprendre des choses qui semblent inutiles est très important, et l'on peut très bien allier le point 2 (découverte) avec le point 3 (effort d'apprentissage). Même s'il ne "sert à rien", fondamentalement, de connaître le réseau hydrographique suisse, les tables de multiplication, les diverses phases de la digestion de la poule ou la date de la bataille de Sempach, il est essentiel que les enfants soient capables de fournir l'effort nécessaire à l'apprentissage de ce genre de données.

Écrit par : Sentenza | 27/08/2010

désolée vieille génération,oui avec 65 piges je considère qu'en ayant un petit fils ,il n'est pas utile de mettre les enfants sur l'ordinateur,ils sont nés avec le cerveau programmé,donc plus futés que nous,parcontre en les privant de leurs grands-parents,là il y a un vide certain du vrai apprentissage de la vie,dommage

Écrit par : lovsmeralda | 27/08/2010

Et si on leurs apprenaient à penser ?

Écrit par : charly schwarz | 27/08/2010

Mais enfin si c'était aussi simple, les parents pourraient assister leurs têtes blondes pour faire leurs devoirs, il s'agit de diviser pour mieux régner, même au seing des familles !

Écrit par : Corto | 28/08/2010

"leurs têtes blondes" Pourrait-on saisir une organisation supra-nationale contre le racisme pour, non pas interdire, puisque cela reviendrait à vouloir contrôler l'évolution naturelle de la langue, mais décourager la reprise incessante de cette vieille image cliché?

Écrit par : Mère-Grand | 28/08/2010

Merci pour ce partage

Écrit par : Mutuelle | 29/08/2010

les enseignants enseignent et c'est ensuite aux parents et grands parents de parfaire cet enseignement,sans oublier les expériences de la vie,bonnes ou mauvaises elles sont le futur de l'humain qui devra malgré un surcouvage,d'autant plus navrant,les fameuses crises d'ados le prouvent, va pousser l'enfant à devoir se frotter aux adultes qui bien souvent ne lui feront pas de cadeaux,en cela les enseignants ne sont pas responsables,à chacun sa tâche,et les parents refusant de mélanger les enfants avec d'autres ayant certaines difficultés rendent un bien mauvais service à leur progéniture,ce n'est pas les préparer à affronter leur avenir,la vie sur terre n'a jamais été le paradis,et trop protéger les enfants,c'est leur rendre un très mauvais service,dès 12 ans ils se rebelleront,ces crises d'ado sont un détonnateur salvateur pour l'enfant bien décidé, et quoique vous fassiez, à quitter le noeud ombilical,mais les parents ont peur,et souvent ces mêmes parents qui ont été ados,se souviennent de leurs propres émois,redoutant ce miroir qu'est leur propre enfant

Écrit par : lovsmeralda | 31/08/2010

Remettre dès le cycle au goût du jour les cours d'instruction civique, comment fonctionne la société, le système politique en Suisse. Apprendre le respect, la politesse et le comportement adéquats envers les autres et devant des situations de risques, les avertir des effets pervers des drogues y compris de l'alcool...à travers le théâtre dans des jeux de rôle.Efficace et concret.

Écrit par : Suissitude | 05/09/2010

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