21/12/2010

La laïcité n’est pas un principe négatif, hostile à toute religiosité

"Laïc" vient du grec "laos" qui désigne l'ensemble du peuple. Il s'agit en effet de réaliser l'unité du peuple au-delà des différences de croyances.

La laïcité concerne le principe d’unification des hommes au sein de l’Etat (conçu comme communauté politique). Elle suppose donc une distinction entre «privé» et «public», qu’il faut bien se garder de confondre avec «collectif», qui n’a pas la même signification d’universalité, de ce qui est commun à l’ensemble des hommes appartenant à une même communauté, mais qui désigne simplement l’agrégat de plusieurs intérêts privés, notamment religieux.

La laïcité, conquise à bien des égards contre les traits d’une culture marquée par la religion chrétienne, constitue une rupture avec la tradition occidentale à laquelle on la lie trop hâtivement (il ne faut pas oublier que la liberté de conscience a été condamnée par l’Eglise catholique jusqu’au début du XXe siècle).

Remarque d’importance au regard des argumentations développées par certains tenants de l’intégrisme islamique, qui réduisent la laïcité à un particularisme culturel, non transposable ailleurs.

Il convient ainsi d’éviter tout amalgame entre religion et cléricalisme (entendu ici au sens large d’immixtion des autorités religieuses dans la sphère politique).

11:41 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Un peu d'étymologie n'est jamais à dédaigner. Merci.

Écrit par : Mère-Grand | 21/12/2010

L'étymologie c'est toujours intéressante.
Mais sans bras armé, ça vaut pas grand chose face a des convictions religieuses qui prétendent que le mécréant n'a pas d'âme, est un sous-homme, ou doit être mis a mort.

Écrit par : Eastwood | 21/12/2010

Pouvez vous nous montrer un échantillon de ces argumentations pour que votre débat ne reste pas au stade du monologue?

Écrit par : Poepjes | 22/12/2010

"Il convient ainsi d’éviter tout amalgame entre religion et cléricalisme (entendu ici au sens large d’immixtion des autorités religieuses dans la sphère politique)."

Et comment évite-t-on cela avec une religion dont l'intégralité des dogmes est dictée par le parcours d'un seul homme, qui a revendiqué et obtenu, pendant ledit parcours, par la force, les fonctions de chef d'État au nom de sa religion?

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 22/12/2010

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