05/07/2011

Le rétablissement de notre sécurité passe par la fusion des polices, n’en déplaise aux Conseillers administratifs !

polices.jpg

Les instances politiques limitent trop souvent le débat à un nombre restreint de problèmes, parce que ce sont des problèmes qu’elles « pensent pouvoir contrôler », plutôt que de s’attaquer aux problèmes fondamentaux et qui nécessiteraient une refonte importante des politiques actuelles.

Notre sécurité, ou le rétablissement de notre sécurité, est un enjeu de démocratie bien vécue.

Deux moyens d’action sont à disposition pour rétablir notre sécurité:

Prendre des mesures à court terme, qui doivent se traduire par des résultats rapides et visible, par exemple appliquer la loi et créer une seule force de sécurité, n’en déplaise aux Conseillers administratifs.

Agir sur le long terme, avec un objectif avoué de s’attaquer à la source des problèmes.

Le besoin de sécurité compte parmi les attentes le plus pressante de la population.

Il appelle l’action de professionnels aptes à maitriser la diversité des espaces de vie et à agir de manière appropriée.

 

06:56 Écrit par Charly Schwarz dans Genève, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (21) | |  Facebook

Commentaires

En parfait accord avec votre billet !

Cette opposition à toute fusion relève d'un esprit de clocher et d'un manque d'ouverture d'esprit !

Les polices municipales émargent certes des budgets communaux, dont les Conseillers administratifs, sourcilleux de leurs compétences, veulent en conserver la maîtrise. Fort bien, mais alors pourquoi donc n'envisagerait-on pas de passer des contrats de prestations entre les communes et l’État pour la surveillance de l'ordre public dans les espaces communaux spécifiques ?

Les délinquants se moquent de savoir s'ils commettent leurs délits à Lancy ou à Onex, à Genève ou à Carouge. Par conséquent le territoire cantonal doit être perçu une seule agglomération, ce qu'il est en réalité, et la délinquance doit être traitée à ce niveau là.

Je suis persuadé qu'une telle fusion améliorerait la sécurité dans l'ensemble de l'agglomération et conduirait par effets de synergie, à des économies substantielles.

Un peu d'ouverture d'esprit et d'innovation grandiraient nos élus municipaux !

A bas l'esprit de clocher !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 05/07/2011

En grand désaccord avec votre billet !

Si cette opposition à toute fusion relève certainement d'un esprit de clocher, la volonté de fusionner perd de vue que les ASM n'ont pas les compétences requises pour que l'on élargisse leur compétence. Rares sont les ASM qui sont policiers. Nombreux sont les ASM qui ne sont pas devenus gendarmes, faute d'en avoir compétences. Les ASM ne doivent être ni armés ni avoir de prérogatives étendues en matière de police judiciaire.

Je suis persuadé que la fusion n'améliorerait pas la sécurité au delà de ce que permet une saine coopération. Par contre, à augmenter les prérogatives des ASM, des dysfonctionnements, rapidement fatals, surviendraient.

Écrit par : CEDH | 05/07/2011

Que voilà bien des gens pas très informés.....avec la palme à CEDH qui n'a pas encore compris que les ASM n'existent plus, ou alors peut-être est-ce de la provocation ?

Pensez-vous réellement que si vous enlevez les APM à Bernex - Veyrier - Anières - Vandoeuvre, il y aura toujours une présence policière permanente dans ces communes ? Vous rêvez, les uniformes seront centrés en Ville de Genève et dans les communes suburbaines, au détriment des communes rurales qui seront délaissées et uniquement visitées par la police en cas de plainte.

Écrit par : bolou | 05/07/2011

@ CEDH :

Et bien CEDH, on ne peut pas être d'accord sur tous les sujets, et tant mieux ... ;o)

" Nombreux sont les ASM qui ne sont pas devenus gendarmes, faute d'en avoir compétences. Les ASM ne doivent être ni armés ni avoir de prérogatives étendues en matière de police judiciaire. "

Appelons-les des APM pour ne pas froisser "bolou", il n'en reste pas moins vrai que la police / gendarmerie souffre d'un manque cruel d'effectifs et l'on nous bassine presque quotidiennement avec la charge administrative supplémentaire induite par le nouveau code de procédure pénale. Alors pourquoi ne pas affecter les APM qui ne rempliraient pas les compétences requises à ces tâches administratives, voire à d'autres, ceci afin de décharger les policiers et gendarmes ?

@ bolou :

Dans mon commentaire ci-dessus, j'ai évoqué la possibilité de passer des contrats de prestations entre les communes et l’État pour la surveillance de l'ordre public dans d'espaces communaux spécifiques.
Dans ces circonstances, pourquoi n'y aurait-il plus de présence policière dans les communes périphériques ?

Le canton de Neuchâtel a supprimé récemment les polices municipales pour les intégrer à la police cantonale / gendarmerie. Les villes et différentes communes du canton ont passé des contrats de prestations avec l’État et cela fonctionne, alors pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas à Genève ?

Oui, je sais qu'à Genève rien ne se fait comme ailleurs ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 05/07/2011

@ Jean d'Hôtaux

Soit, APM. Il n'en demeure pas moins que les polices municipales sont des polices sans(beaucoup)de policier.

Surcharge administrative, il y a sans doute. Mais au delà des problèmes administratifs résultant d'une mauvaise gestion, policière et judiciaire, de la transition, il s'agit surtout de surcharge résultant d'obligations découlant de la fonction de police judiciaire.

Le travail de police judiciaire doit être de la compétence ...... de la police judiciaire.

Il faut augmenter les effectifs de la police judiciaire, pour laquelle on trouve moins de difficultés de recrutement. J'entends dire que la judiciaire à un horaire administratif. Pas toujours. Mais peut-être faut-il amplifier les horaires pour qu'ils y ait moins d'horaires administratifs.

Il y a un document sur TSR que je trouve intéressant. On y demande à un gendarme, dans les années soixante, pourquoi il est devenu gendarme. Il déclare que c'est pour la promotion sociale. Aujourd'hui encore, un CFC en n'importe quoi, notamment un des CFC qui n'a quasiment aucune valeur sur le marché du travail, peut conduire à une école de police, soit à devenir gendarme et à voir son salaire doublé. La formation de la gendarmerie est insuffisante et les exigences de recrutement aussi. Notre gendarmerie n'est plus adaptée au monde d'aujourd'hui. Si nombre de gendarmes ont les compétences pour accéder à une meilleure formation et que d'autres l'ont déjà, c'est loin d'être le cas pour tous.

Or, la solution préconisée ignore ce problème et est de nature à aggraver la situation en conduisant à l'abaissement des exigences et à la baisse de la qualité de notre police. Synergie, coopération, oui. Mais ne transformez pas un ASM (ou même un APM) en gendarme. Cela serait fatal.

Mais bon, de toute les façons Genève est en Europe du sud.

Écrit par : CEDH | 05/07/2011

J'ai comme l'impression que notre sécurité part en sucette, avec ou sans fusion des communes ! Le problème est, que les prisons sont pleines et que les délinquants se moque des institutions judiciaires !

Sur le quai 5 de la gare de Genève, ce sont les mêmes pickpockets qui règnent sur leur territoire comme des coyotes, parfois l'un est absent quelques jours, mais pas plus, eux ils semblent mieux obtenir la sécurité de l'emploi que les fonctionnaires qui seraient censés leur courir après !
Quand ils repèrent un ordinateur portable, c'est pas qu'ils le vol, ils l'arrachent et "gare" à celui qui tenterait de résister, il risquerait 6 mois ferme pour coups et blessures !

Écrit par : Corto | 05/07/2011

Jean d'Hôtaux (bis)

"...l'on nous bassine presque quotidiennement avec la charge administrative supplémentaire induite par le nouveau code de procédure pénale. Alors pourquoi ne pas affecter les APM qui ne rempliraient pas les compétences requises à CES tâches administratives...".

Quelle horreur ! Un interrogatoire, un procès-verbal, un rapport, la privation de liberté par un mandat de comparution et l'exécution d'un mandat d'amener ne peuvent pas être confiés à un APM.

Écrit par : CEDH | 05/07/2011

La grande erreur a été commise sous Moutinot, la création d'une police municipale sans école de police, sans brevet, sans certificat de policier comme dans tant d'autres cantons .. On se retrouve aujourd'hui avec "des" polices municipales sur le canton, et pas qu'une seule, première erreur, et sans ou avec si peu de policiers attitrés dans leurs rangs, deuxième erreur.
Ces gens et ce métier auraient dû devenir des ASP 2 ou 3, avec des prérogatives claires et precises, et nous n'aurions pas tous ces problèmes politiques et organisationnels liés à une vision utopique d'une profession, allant de la sécurité des genevois à la police de proximité !!!

Écrit par : Minet | 05/07/2011

@ Boulou

Je n'ai pas agi dans le dessein de vous froisser. Milles excuses quant à mon imprécision. Mais je suis plus concerné par le contenu que par les étiquettes. De plus, il ne faut pas oublier que si la mauvaise organisation peut entraver les hommes, toute les réorganisations ne pourront rien y faire si les hommes ne sont pas là.

Écrit par : CEDH | 05/07/2011

@ CEDH :

J'ai eu l'occasion de visualiser le document de la TSR des années soixante dont le lien m'avait été communiqué par le blogueur "Minet", alias Walter Schlechten, il y a plus d'un an déjà.
Ce document, pour autant que l'on parle bien du même, nous faisait (re)découvrir le métier de gendarme dans la Genève d'alors. Cela se passait dans le quartier des Pâquis et les gendarmes qui s'exprimaient dans le reportage parlaient de leur métier avec attendrissement. Je me souviens que les gendarmes d’antan s'occupaient beaucoup de médiation, c'est du moins ce que le reportage traduisait, ils remplissaient souvent un rôle d'assistant social, mais qu'en est-il aujourd'hui ?

Je ne suis pas un spécialiste, mais je me rends compte que le métier a énormément changé, qu'il est devenu beaucoup plus exposé, plus dangereux et plus complexe, à l'image de Genève qui s'est énormément transformée au cours de ces dernières années. Le cosmopolitisme genevois rend la tâche plus difficile.

Alors oui, peut-être que les APM ne sont pas tous compatibles pour devenir gendarmes, mais le recrutement semble devenir toujours plus problématique, alors que faire ?

Pour résoudre le problème, certains (notamment les Verts) songent à embaucher des étrangers détenteurs de "permis C", voire des frontaliers. Pour ma part j'y suis tout à fait opposé dès lors qu'il s'agit d'une tâche de maintien de l'ordre, une tâche régalienne. Ce serait un très mauvais signal adressé à la population et du grain à moudre pour le MCG et autre UDC, autant dire une source supplémentaire de conflits transfrontaliers.
Il faudrait je pense, rechercher en priorité une solution au sein de la Confédération, peut-être par le biais de concordats intercantonaux ou éventuellement relancer l'idée d'une police fédérale de sécurité (?), mais surtout pas d'assimiler la fonction de policier et de gendarme à celle des caissière de supermarchés, pour reprendre une expression de René Longet qui défend une telle solution.

Affaire à suivre comme on le dit habituellement, mais le temps presse !

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 05/07/2011

@ CEDH :

" Quelle horreur ! Un interrogatoire, un procès-verbal, un rapport, la privation de liberté par un mandat de comparution et l'exécution d'un mandat d'amener ne peuvent pas être confiés à un APM. "

Et pourquoi donc CEDH, serait-ce un crime de lèse-majesté, alors que l'on songe ( pour autant que je sois bien informé (?)) à embaucher des frontaliers pour de telles tâches administratives ?

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 05/07/2011

Ma première piste est celle de l'augmentation importante des effectifs de la police judiciaire pour que celle-ci puisse soulager le plus possible la gendarmerie de cette tâche. Il s'agit de sortir du problème par le haut et pas par le bas.

Le recrutement de la gendarmerie pose problème. Certes, la gendarmerie attire de nombreuse vocations mais une fois le tri fait, il reste fort peu de candidats admis. Pourquoi ? Parce que les exigences préalables sont trop élevées ? Non, parce qu'elle ne le sont pas assez.

Il faut créer un nouveau corps de police uniformée en engageant des individus qui ont des formations sérieuses et étoffées. C'est alors que vous obtiendrez une police apte à être formée et à évoluer. Et les candidats de manqueront pas, il ne seront plus effrayés par l'image des gendarmes, corporation solidaire où il faut dissimuler son intelligence et ses compétences, corporation connue par ses incessantes revendications appuyées par la prise en otage de la population.

Et là, à nouveau, on sortira par le haut.

Le déploiement de ce corps de police devra être progressif. Dans un premier temps ,il se déploiera dans les campagnes, près des frontières et comme police touristique.

Finalement, la gendarmerie s'occupera des problème de sécurité de masse, d'appui de diverses intervention, de circulation routière, d'ilotages et de tâches administrative. Il est évident que ceux des gendarmes qui en ont le goût et les compétences pourront, moyennant mise à niveau, quitter la gendarmerie pour rejoindre cette nouvelle police.

Sortons par le haut !

Écrit par : CEDH | 06/07/2011

Comme ça, on se fera em.... quand on revient de France avec une bouteille de trop !

Écrit par : Jean-Pierre de Courten | 06/07/2011

Une police touristique déployée aux frontières composée d'agents sortant de l'UNI avec un master en sécurité ... ?!
Il est beau l'avenir de la police genevoise qui se devrait de sortir par le haut, car là, avec un tel projet, vous touchez le fond de l'ignorance et des véritables problèmes sociétaux rencontrés en rue CEDH.

Je crois que tout le monde oublie les fondamentaux de nos professions, inspecteur, gendarme, policier de la sécurité internationale, agent de la police municipale, police des transports, cgfr, ASP 1 - 2 et 3, contrôleur Tpg, agent de la fondation des parkings.
Comme déjà écrit et clamé, il y a du travail pour tout le monde, il faut simplement, et avant toute réorganisation de palais, déterminer et compléter le cahier des charges de toutes ces unités, placer les priorités, éviter les doublons mais favoriser la coopération. Enfin la transversalité métier demeure entre certains corps, c'est la solution pour équilibrer les forces face aux besoins. Les fusions ne sont pas de véritables solutions aux problèmes et aux besoins rencontrés, elles sont bien souvent économiques voire ergonomiques.
Allez proposer demain aux HUG que toutes les assistantes médicales deviennent infirmières à travers une
fusion .... chacun son métier, son chemin, sa vocation, l'avenir est ailleur que dans ce Phénix là !

Écrit par : Minet | 06/07/2011

@Jean d'Hôtaux A Neuchatel ne vous en déplaise pour les privés c'est toujours galère allez trouver un policier ils sont toujours aussi introuvables qu'avant ,rien n'a changé excepté les évasions peut-être et encore !

Écrit par : caramel | 06/07/2011

tiens la fusionnite reviens comme le furet de Raoul Riesen,quand on pense à tous ces projets coutant la peau des fesses je m'excuse du terme aux contribuable pas étonnant en lisant monsieur Studer que les cantons y laissent des plumes car si à chaque capotage de projet celui remis dans le tiroir et ressorti fait dépenser des centaines de milliers de francs,au secours y'a -t.il encore un économiste digne de ce nom pour apprendre à nos élus comment gérer l'argent?

Écrit par : caramel | 06/07/2011

@ caramel :

" A Neuchatel ne vous en déplaise pour les privés c'est toujours galère allez trouver un policier ils sont toujours aussi introuvables qu'avant ,rien n'a changé excepté les évasions peut-être et encore ! "

Vous tentez de noyer le poisson !
La récente évasion de la prison de Gorgier, à laquelle vous faites allusion, n'a absolument rien à voir avec les problèmes dont nous parlons ici. Cette évasion concerne le système carcéral et n'a rien à voir avec la police !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 06/07/2011

@ jean-pierre de courten

Le canton n'a pas de compétences douanières. Par contre, si vous l'avez bue avant ....

@ Minet

Entre un CFC, notamment de ceux qui n'ont aucune valeur sur le marché du travail mis à part celle d'ouvrir les portes de la police (ils ont donc une grande valeur financière), et un master, il y a un abime qui laisse place à moult degré de formation. Je pensait plutôt à une HES (Haute école spécialisée). Vous savez très bien que de nombreux policiers sont conscients de leurs lacunes et n'ont aucune objection à pouvoir faire mieux. Arrêtez de nous faire croire que le gendarme, fort d'un CFC et d'une brève école de police, peut faire tout, vite, bien et mieux que les autres. Un gendarme n'est pas superman.

Quant à une police touristique, elle me semble indispensable au vu de ce que les gendarmes ne sont pas tous polyglottes et des arnaques dont sont victimes les touristes. Cela commence, pour ceux qui ne sont pas motorisés, à l'endroit même où ils prennent contact avec la Suisse. Il y a de quoi rire jaune.

Pour ce qui est de la confusion des genres, je ne peux qu'être d'accord avec vous. Il doit y avoir les policiers qui ont pleine compétence formelle, qui sont identifiables et identifiés comme tels par la population, et qui doivent être clairement distingués d'autres agents publics, qui ne sont pas des policiers, qui ne doivent pas être appelé policiers et qui ont une compétence spécifique et limitée.

Minet, si vous voulez sortir par le bas, libre à vous de le préconiser. Si vous voulez préconiser de continuer à abaisser les conditions de recrutement pour trouver assez de gendarmes, libre à vous. Je vous comprend, cela met votre syndicat en position de force. Mais sachez que nous sommes plus dans les années soixante, que le monde à évolué. L'ancien procureur général Bertossa aimait à dire qu'il avait à sa disposition une bicyclette pour poursuivre les malfrat en jet. En ce qui me concerne je souhaite mieux qu'une bicyclette pour la population.

Écrit par : CEDH | 06/07/2011

Les gendarmes ne sont pas superman, mais ils ne sont pas des imbéciles non plus, forts d'une expérience métier qui remplace bien des écoles pour un métier qui ne s'apprend pas que sur un banc de cours, car une véritable école de la vie en live.
Depuis des années je ne bats pour que les conditions d'engagement cessent d'être diminuées pour enfin être remises à un niveau que certain politiques ont voulu atténuer, donc je mise sur le rehaussement pas vers un nivellement par le bas, comme certains le font encore.
Un CFC pour un jeune a une grande valeur, votre remarque CEDH est méprisable mais correspond à votre vision élitiste d'un métier où nous demeurons les éboueurs sociales au carrefour de la misère et de la délinquance !
Et pour conclure ce débat stérile, M. Bertossa avait raison, mais il ne parlait pas des hommes mais des moyens accordés par le pouvoir politique et la vision de celui-ci sur les priorités accordées, et là peu de chose ont changé malheureusement, même avec l'avis d'experts venus d'ailleurs mais si loin de nos réalités !!!
Pour info, à ce jour manque 20 procureurs et autant de greffiers à Genève pour simplement assurer le suivi des affaires courantes ... A vérifier dans le budget 2011/2012 !!!

Écrit par : Minet | 06/07/2011

"Les gendarmes ne sont pas superman, mais ils ne sont pas des imbéciles non plus",

C'est mal parti !

Écrit par : Corto | 06/07/2011

Minet,

Votre syndicat, jaloux des prérogatives de ses membres, participe objectivement (il n'est de loin pas le seul) à la destruction de la gendarmerie genevoise. Vos actions et propos concourent à ce que que les honnêtes gens en viennent à ne plus respecter les gendarmes comme il se devrait. Vous ignorez l'impact des manifestations idiotes et puériles du genre: cercueil ou grève de l'uniforme et du rasage. Vous ignorez l'impact des déclarations aux termes desquelles votre syndicat regrette que certains des collègues pénalement condamnés ne puissent pas continuer à exercer au sein de la gendarmerie.

Vous ignorez l'impact de vos exigences de sous-qualification, d'où, je rappelle, découle le fait que vous niez la nécessité d'avoir une formation de base démontrant une aptitude à écrire, lire, compter et apprendre.

De nos jours, la population se gausse du gendarme, parce qu'il n'est pas supposé avoir ces connaissances minimales. Doit-on vous conter les diverses versions de plaisanteries sur les primes à l'écriture, à la lecture, ou encore sur les tests QI à la police, instaurés pour éliminer les candidats trop intelligents. Plaisanteries certes, de mauvais goût, bien évidemment, mais qui reflètent ce que la population croit savoir. Voilà l'image de la gendarmerie que donnent les critères d'engagement actuels.

Vous vous insurgez contre la baisse des exigences au recrutement. Je vous en donne acte. Mais en conservant comme niveau de recrutement le CFC-Migros, vous aurez encore moins de candidats admissibles. Pas assez de gendarmes. De plus, vous continuer à nier qu'il est nécessaire d'avoir une formation de base démontrant une aptitude à écrire, lire, compter et à être apte à apprendre. Je rajouterais à faire usage d'une langue étrangère. Or sans cela, pas la peine d'aller plus en avant. De plus, en niant la nécessité d'une formation spécialisée de haute valeur et en renvoyant à l'acquisition au seul terrain, vous méprisez la fonction, les policiers et le citoyen.

Pour terminer, si je dis que je me méfie d'un médecin qui pour tout titre à un CFC et une école de médecine en 3 ans, suis-je méprisant ? Non !

La profession de gendarme est exigeante, il en découle la nécessité d'une formation professionnelle élevée reposant sur des bases solides. La République doit se donner les meilleurs moyens humains pour rattraper les malfrats. Et elle ne le fait pas. Et ce n'est pas en élevant à la dignité de gendarme les agents de police municipaux que l'on améliorera la situation.

Écrit par : CEDH | 08/07/2011

Les commentaires sont fermés.