11/08/2011

Sur le chemin du capitalisme distribué

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C’est l’application des nouvelles technologies (TIC) qui engendrent le « capitalisme distribué» et qui rendent obsolètes de nombreux postulats centraux du capitalisme de marché, comme cette solide conviction d’Adam Smith : « la nature humaine prédispose tout individu à rechercher sur le marché son propre intérêt contre ceux des autres » toutefois  tempérée par une autre idée: « même si l’individu ne pense qu’à son intérêt personnel, en le servant il contribue d’une certaine façon au bien commun. »

Le « capitalisme distribué » part d’un postulat opposé sur la nature humaine : quand on lui en donne l’occasion, l’être humain est naturellement disposé à collaborer avec les autres, souvent gratuitement, simplement pour  contribuer à l’intérêt général.

De plus, lorsqu’on apporte sa contribution au bien-être du groupe, on est plus à même d’optimiser son intérêt personnel.

Autrement dit, les « capitalistes distribués » célèbrent ce qu’ils appellent la « communauté numérique» au lieu de se lamenter sur la« tragédie des biens communs». Pas de plus beaux exemples que Wikipédia, Linux ou autres Facebook

De même, le vieil adage « c’est à l’acheteur de faire attention » est remplacé par l’idée de transparence et d’ouverture.

13:28 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Techno | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

"quand on lui en donne l’occasion, l’être humain est naturellement disposé à collaborer avec les autres, souvent gratuitement, simplement pour contribuer à l’intérêt général."
Je doute que l'idée de l'intérêt général ait un sens dans des sociétés aussi éclatées que le sont maintenant de plus en plus les nôtres, de par le mélange des origines culturelles, sociales et religieuses. J'espère me tromper, mais le événements de Londres notamment ne donnent pas l'impression que ses acteurs violents aient eu un quelconque sentiment d'appartenir à une société partageant une "intérêt général". C'est d'ailleurs un des arguments les plus forts pour craindre une globalisation financière et marchande qui à tendance à créer, chez les jeunes en particulier, plus d'identification avec telle ou telle marque de chaussure, qu'avec la communauté sociale et politique dans laquelle ils sont physiquement insérés.

Écrit par : Mère-Grand | 12/08/2011

l'homme est naturellement bienfaisante, mais si on le contrôle il l'est deux fois...
Je suis pour la liberté mais pas de tout pour l'anarchie et aujourd'hui cela nous dépasse, si non il faudra lui demander à Bernard Madoff entre autres...
en tant que le capital soit que au service du capital lui même et non au service des hommes sera l'homme qui est au service du capital, alors je me demande?
sont les demandes du peuple justes? est ce que le peuple il a la raison? est ce que les politiciens son éloignées des réalités de tous les jours? est ce que la démocratie est aujourd’hui (dans son application) vraiment une démocratie?...

Écrit par : Leo | 22/08/2011

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