29/08/2011

Violence à l’école, c’est aussi la rentrée !

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Le thème de la «violence à l’école» est totalement absent des statistiques de police.

Le DIP a réalisé une seule étude en 2008, depuis plus rien…comme si la priorité 12 de Charles Beer n’était plus d’actualité…

Et pourtant !

Dans un grand concert quasi consensuel, l’école semble submergée par la violence.

Cette violence ne concerne guère les enseignants qui doivent surtout faire face à des manifestations plus dures de rébellion.

Ce que les enseignants appellent la violence, c’est fondamentalement l’irrespect dont la forme la plus grave est l’injure.

On ne s’étripe pas encore dans toutes les cours de récréation. Ce n’est pas en termes de crimes et délits qu’il faut penser la violence scolaire.

Mais, il faut prendre au sérieux les formes moins spectaculaires de violence que sont les « incivilités » car elles témoignent en certains lieux d’une désorganisation du monde scolaire.

Ce qui empoisonne la vie de certains enseignants, ce sont bien plutôt les injures, les regards provocateurs, le bavardage incessant, le « je-m’en-foutisme », soit les diverses formes de non-respect de leur autorité et de dénigrement de leur fonction.

C’est le durcissement d’un phénomène qui n’est cependant pas nouveau : le «chahut », mais la véritable violence est celle des élèves entre eux !

11:00 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

Pour reprendre votre logique, je crois qu'il faudrait avoir le parcours socio-économico-culturel de ces enfants qui ne respectent plus rien pour en comprendre les raisons.

Ensuite, on se rendrait compte qu'ils n'y peuvent rien, les pauvres bambins, et on leur trouverait toute sorte d'excuses.

Écrit par : Bob Pahud | 29/08/2011

Bonjour,
Malheureusement, je ne peux que confirmer vos dires. Mon fils ayant débuté sa première année de cycle, ce dernier nous a expliqué ce qu'il se passe dans les couloirs pour les nouveaux arrivants.
Il faudrait vraiment que les enseignants soient plus attentifs et marquent une présence dans les couloirs ou alors que l'on mette en place un nouveau système de surveillance (étatique ou privé) pour surveiller ce qu'il se passe.
Comme de nombreux parents, il ne nous reste plus qu'à espérer que notre enfant ne fasse pas partie de la statistique de ceux ayant été victime de violence... souvent gratuite...

Écrit par : farmer | 30/08/2011

Et au lieu de parler de programme pour lutter contre la violence, pourquoi ne met-on pas des programmes de bienveillance à l'école ???

Je veux bien y contribuer.

Écrit par : Marc | 31/08/2011

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