31/08/2011

J’ai mal à ma Démocratie !

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La dislocation, l’exclusion et les inégalités sociales progressent. Elles se sont encore accentuées avec la crise financière de 2008 qui a débouché sur une crise économique et sociale. L'individu se trouve confronté à de nouvelles sources de précarité, elles sont relationnelles et identitaires

Les opportunités de vie se heurtent à des contraintes pour une large part structurelles, telles que le chômage et la pénurie de logements à des prix abordables.

Notre démocratie stagne et semble parfois régresser. Des mouvements populistes tendent à la confisquer en proposant un discours de haine et d’exclusion. Ces formations ont obtenu des résultats électoraux significatifs en misant sur la peur de l’autre, sur la crainte diffuse de l’invasion suscitée par les nouveaux mouvements migratoires.

Et pendant ce temps, notre projet constitutionnel s’enlise et se déploie sous le signe de l’immanence, il cherche à museler le débat démocratique.

 

 

08:52 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

Commentaires

Vous avez bien raison, mais la dislocation, l'exclusion se sont inversées.

Qu'en est-il de la situation du citoyen moyen ? Que signifie être Suisse en Suisse ? Qu'en est-il des droits des pères lorsqu'un divorce est prononcé ? Pourquoi un citoyen Suisse risque-t-il plus en terme de condamnation qu'un étranger ? Pourquoi des ponts fiscaux sont-ils faits aux grandes entreprises et aux grands fortunes du pays, alors que la classe moyenne rame ? Pour cette même classe, pourquoi doit-elle quasiment à elle seule absorber le choc d'une pauvereté mondiale dont elle n'est pas responsable ?

Les mouvements que vous qualifez de "populistes", trop hâtivement, ne sont que le reflet d'une prétendue démocratie qui n'a plus oeuvré pour ses propres citoyens, mais pour l'argent, pour le politiquement correct, pour les intérêts personnels, comme le prestige, comme la politique des petits-copains. Ces mouvements misent-ils réellement, comme vous le prétendez, sur un discours de haine et d'exclusion ? Non, je pense que ces mouvements ont justement la capacité de faire avancer le débat démocratique en dénonçant fermement les hérésies de nos élites autoproclamées. Et, comme dans toute nomenklatura qui se respecte, la contestation n'est pas appréciée.

Celui qui dérange va être qualifié de telle ou telle tare. Un peu comme vous le faites vis-à-vis de ces" mouvements"...

Bob Pahud

Écrit par : Bob Pahud | 31/08/2011

Cher Bob,
Vous lisez que ce qui vous intéresse et c’est bien normal.

Toutefois, permettez moi de revenir sur la première partie de mon billet « L'individu se trouve confronté à de nouvelles sources de précarité, elles sont relationnelles et identitaires. Les opportunités de vie se heurtent à des contraintes pour une large part structurelles, telles que le chômage et la pénurie de logements à des prix abordables ».

Ce constat est bien sur de la responsabilité des politiques développées depuis la fin des « trente glorieuses ». Et de plus en Suisse, nous avons bénéficié de l’absence du besoin de reconstruction après la guerre.

Au plaisir de vous lire.

Écrit par : Charly Schwarz | 31/08/2011

En apport à ce billet, vous trouverez sur le lien suivant :

http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/20/03/blank/key/01.html

Des indicateurs relatifs au niveau de vie, à la situation sociale et à la pauvreté en Suisse.

Écrit par : Charly Schwarz | 31/08/2011

On a beau penser ce qu'on veut, mais les étrangers sont sur-représentés dans les statistiques de criminalité. Oui, des bons Suisses commettent des délits aussi, mais eux n'ont pas les excuses habituelles chantées par une certaine gauche : précarité, racisme, traumatismes, etc. alors même qu'une grande partie de cette criminalité est frontalière et n'a donc rien à voir avec cela.

Il n'est pas normal qu'un pays aussi accueillant et généreux comme le nôtre serve de terrain de jeu à toute une faune d'individus ne respectant ni les lois, ni les habitants du pays d'accueil : il n'y a AUCUNE excuse à se comporter ainsi, aucune. Je ne vote pas UDC, mais je comprends de plus en plus pourquoi les gens le font, notamment des amis dont je n'aurais jamais imaginé le revirement.

C'est bien simple : la politique de l'autruche, le laxisme, l'angélisme, la générosité sans limites, cela n'est plus toléré. A moins de vouloir une énorme surprise en octobre, je conseille vivement aux partis de gauche et du centre de revoir leur programme, ils foncent dans le mur.

Écrit par : Courant alternatif | 31/08/2011

Cher Mr Schwartz,

Quand vous évoquez "la crise" vous avez probablement remarqué que le chômage en Suisse est historiquement bas (moins de 3%) et en tous cas bien plus bas que chez nos voisins de la bénite UE.

Vous avez certainement aussi remarqué que certains partis populistes (notamment le PS et sa gauche) tentent de stigmatiser les étrangers (surtout les expats anglophones) comme étant responsable de la crise du logement alors que contrairement aux analphabètes a la charge de l'état social ils contribuent a notre prospérités, et dans ce sens je ne peux qu'approuver votre commentaire. Rejetons ces propos haineux et xénophobes !

Écrit par : Eastwood | 31/08/2011

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