31/08/2011

J’ai mal à ma Démocratie !

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La dislocation, l’exclusion et les inégalités sociales progressent. Elles se sont encore accentuées avec la crise financière de 2008 qui a débouché sur une crise économique et sociale. L'individu se trouve confronté à de nouvelles sources de précarité, elles sont relationnelles et identitaires

Les opportunités de vie se heurtent à des contraintes pour une large part structurelles, telles que le chômage et la pénurie de logements à des prix abordables.

Notre démocratie stagne et semble parfois régresser. Des mouvements populistes tendent à la confisquer en proposant un discours de haine et d’exclusion. Ces formations ont obtenu des résultats électoraux significatifs en misant sur la peur de l’autre, sur la crainte diffuse de l’invasion suscitée par les nouveaux mouvements migratoires.

Et pendant ce temps, notre projet constitutionnel s’enlise et se déploie sous le signe de l’immanence, il cherche à museler le débat démocratique.

 

 

08:52 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

29/08/2011

Violence à l’école, c’est aussi la rentrée !

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Le thème de la «violence à l’école» est totalement absent des statistiques de police.

Le DIP a réalisé une seule étude en 2008, depuis plus rien…comme si la priorité 12 de Charles Beer n’était plus d’actualité…

Et pourtant !

Dans un grand concert quasi consensuel, l’école semble submergée par la violence.

Cette violence ne concerne guère les enseignants qui doivent surtout faire face à des manifestations plus dures de rébellion.

Ce que les enseignants appellent la violence, c’est fondamentalement l’irrespect dont la forme la plus grave est l’injure.

On ne s’étripe pas encore dans toutes les cours de récréation. Ce n’est pas en termes de crimes et délits qu’il faut penser la violence scolaire.

Mais, il faut prendre au sérieux les formes moins spectaculaires de violence que sont les « incivilités » car elles témoignent en certains lieux d’une désorganisation du monde scolaire.

Ce qui empoisonne la vie de certains enseignants, ce sont bien plutôt les injures, les regards provocateurs, le bavardage incessant, le « je-m’en-foutisme », soit les diverses formes de non-respect de leur autorité et de dénigrement de leur fonction.

C’est le durcissement d’un phénomène qui n’est cependant pas nouveau : le «chahut », mais la véritable violence est celle des élèves entre eux !

11:00 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

26/08/2011

Violences : les chiffres que l’on nous cache !

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On n’apprend presque rien des délinquants en consultant les statistiques de la police. Elles ne retiennent en effet en tout et pour tout que trois critères : âge, sexe et nationalité, autrement dit, rien sur le milieu social, le niveau de formation, le lieu de résidence, le lieu de naissance, la profession, les revenus, les opinions, les antécédents médicaux, psychologiques, etc.

 

C’est la plus grave lacune de ces statistiques, elles rendent impossible la recherche sur les facteurs de la délinquance, de même d’ailleurs que la vérification de tous les lieux communs et de toutes les équations des discours sécuritaires traditionnels, en particulier sur les rapports entre délinquance et drogue, entre délinquance et immigration, ou encore sur le rajeunissement des délinquants.

14:59 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

25/08/2011

La violence, qu'en est-il des chiffres ?

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Je m’interroge sur la symbolique des grands plans annoncés mercredi par Isabel Rochat

Avant d’essayer de comprendre, il est nécessaire de se pencher sur les tendances actuelles de l’évolution de la délinquance enregistrée.

Qu’en est-il réellement des vols, des cambriolages, des meurtres, des viols ?

Comment la police réprime-t-elle le trafic de drogues ?

L’école est-elle envahie par la violence et les incivilités ?

Et d’ailleurs, qu’est-ce que c’est que cette violence? Et qu’est-ce qu’une incivilité ?

Ces catégories sont souvent utilisées à tort et à travers, de sorte qu’on finit par ne plus savoir de quoi l’on parle.

Puisque c’est dans les chiffres que les discours alarmistes se situent le cœur du débat, il faut commencer par là, et réexaminer la situation en s’interrogeant d’abord sur la valeur de ces  statistiques omniprésentes.

Le département d’Isabel Rochat présente non pas les fruits d’enquêtes systématiques, anonymes et désintéressées, mais les résultats d’activités, partielles et directement intéressées.

 

2010: Rapport et statistiques

08:18 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

23/08/2011

Les experts

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Poser des questions conduit à s’interroger sur le statut et l’origine de nombreux discours se présentant comme experts.

Cette question de l’expertise est en effet devenue centrale dans la construction de la légitimité des discours. Les médias, en particulier, sont de très grands consommateurs de ces spécialistes convoqués pour commenter les événements.

Mais qui peut prétendre être expert ?

À côté des chercheurs et des universitaires, et rencontrant souvent un écho beaucoup plus large, est apparue une foule d’auteurs qui se donnent fréquemment des apparences scientifiques, auteurs dont les intérêts ne sont pas neutres.

Il confusion des genres qui résulte de cette place prise par de nouveaux experts se traduit par une production éditoriale inédite.

18:33 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

19/08/2011

Pour en finir avec l’hypocrisie de la répression de l’usage de cannabis.

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Le « Rapport Roques »* établit une classification de la dangerosité des drogues, licites ou illicites, évaluée à partir de cinq critères : la dépendance physique, la dépendance psychique, la neurotoxicité, la toxicité générale, l’agressivité.

Ses conclusions distinguent trois groupes. Le premier comprend les produits les plus dangereux : l’héroïne, la cocaïne et l’alcool. Ces produits peuvent provoquer dépendance, toxicité et agressivité. Le second groupe comprend les psychostimulants, les hallucinogènes, les benzodiazépines et le tabac, ils provoquent dépendance et toxicité générale.

Le troisième groupe ne comprend que le cannabis qui ne provoque pas de dépendance, qui n’est pas toxique pour le cerveau, qui ne rend pas agressif et qui n’est toxique pour l’organisme que parce qu’il est fumé avec du tabac et parce qu’il est souvent mélangé par les dealers avec des produits de toute sorte.

Même s’il existe des « usages durs » de cette drogue douce, le cannabis est  en soi moins dangereux que le tabac et l’alcool.

Il serait temps de discuter sérieusement de la façon la plus responsable de réglementer l’usage de drogues douces.

 

*B. Roques, La dangerosité des drogues, Odile Jacob, Paris

 

15:46 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (29) | |  Facebook

17/08/2011

«Genève est moins sûre que Chicago»

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Genève se trouve à la croisée des chemins. Ses chefs successifs au Département de Justice te Police (Socialistes et PLR) peuvent certes continuer à développer les moyens et les recettes habituels destinés à contenir et gérer les problèmes d’insécurité. Cette paresse coûte des dizaines de millions de francs et elle est désastreuse. Mais elle est politiquement profitable à court terme.

 

Il suffit de tenir un discours dont la philosophie n’est autre que le maintien de l’ordre, c’est le petit jeu que le PLR et les Socialistes jouent depuis plusieurs années. Mais, en fait de philosophie, c’est une politique de l’autruche consistant à ne rien faire pour diminuer les problèmes d’insécurité, tout faisant le jeu de divers partis ou mouvements populistes.

 

De même que la politique culturelle ne doit pas être confiée aux fonctionnaires de la culture, de même que la politique de l’éducation ne doit pas être confiée aux enseignants et à leurs syndicats, la politique de sécurité ne doit pas être confiée aux policiers et à leurs syndicats.

 

Si l’insécurité a pris une telle importance dans le débat public, c’est aussi parce que nos journaux, nos radios et nos télévisions y consacrent une place démesurée.

En allumant mon poste de radio ou de télévision ou en ouvrant mon journal, je suis exposé aux questions d’insécurité trois fois plus souvent qu’aux problèmes de l’emploi.

Au-delà de leurs tendances politiques plus ou moins prononcées, les medias se sont laissés d’autant plus facilement emporter dans cette surenchère qu’elle est d’une part bien adaptée à leur mode de présentation événementiel de la réalité, d’autre part économiquement rentable.

 

La sécurité est l’affaire de tous. Elle doit être déterminée au nom des intérêts de tous.

 

 

08:20 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

15/08/2011

Vers la fin des « guerres »

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Des guerres sont livrées parce que les pays rivalisent entre eux pour sécuriser leur approvisionnement en énergie fossile.

L’avènement des énergies renouvelables va contribuer à apaiser les tensions autour de l’accès aux sources des énergies fossile toujours moins abondantes, et ainsi faire passer le monde de la «géopolitique» du 20ème siècle à celui de la «politique de la Terre».

 

L’accès à l’électricité doit être un droit inaliénable. Au 21ème siècle, l’accès individuel à l’énergie doit aussi devenir un droit social et humain.

Tout humain doit avoir le droit et la possibilité de produire sa propre énergie, localement et de la partager avec d’autres sur des réseaux tant régionaux, que nationaux ou continentaux.

09:32 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Développement durable, Economie, Général, Genève, Histoire, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

13/08/2011

Des milliers de nouveaux emplois en Suisse

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L’abandon des énergies fossiles exigera une reconfiguration totale de l’infrastructure économique ce qui va créer des milliers d’emplois et d’innombrables biens et de nouveaux services.

La refonte des infrastructures et le rééquipement des secteurs d’activité vont nécessiter un recyclage massif des salariés.

Ces nouveaux employés de pointe devront être qualifiés dans les technologies des énergies renouvelables, la construction verte, l’informatique embarquée, les nanotechnologies, la chimie durable, la gestion des réseaux électriques numériques, les transports électriques hybrides, sans oublier le développement des piles à combustible, ainsi que des centaines d’autres domaines techniques.

Il faudra aussi former les entrepreneurs et les managers pour qu’ils puissent tirer profit des modèles d’entreprise les plus avancés, comme par exemples : le commerce en source ouverte et en réseau, le contrat de performance, les stratégies de recherche-développement coopérative, la chaîne d’approvisionnement et la logistique à faible intensité de carbone, etc.

Ces nouveaux niveaux de qualification et styles de gestion des collaborateurs seront qualitativement différents de ceux que nous connaissons.

07:56 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Développement durable, Economie, Formation, Genève, Monde, Politique, Science, Suisse, Techno | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

11/08/2011

Sur le chemin du capitalisme distribué

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C’est l’application des nouvelles technologies (TIC) qui engendrent le « capitalisme distribué» et qui rendent obsolètes de nombreux postulats centraux du capitalisme de marché, comme cette solide conviction d’Adam Smith : « la nature humaine prédispose tout individu à rechercher sur le marché son propre intérêt contre ceux des autres » toutefois  tempérée par une autre idée: « même si l’individu ne pense qu’à son intérêt personnel, en le servant il contribue d’une certaine façon au bien commun. »

Le « capitalisme distribué » part d’un postulat opposé sur la nature humaine : quand on lui en donne l’occasion, l’être humain est naturellement disposé à collaborer avec les autres, souvent gratuitement, simplement pour  contribuer à l’intérêt général.

De plus, lorsqu’on apporte sa contribution au bien-être du groupe, on est plus à même d’optimiser son intérêt personnel.

Autrement dit, les « capitalistes distribués » célèbrent ce qu’ils appellent la « communauté numérique» au lieu de se lamenter sur la« tragédie des biens communs». Pas de plus beaux exemples que Wikipédia, Linux ou autres Facebook

De même, le vieil adage « c’est à l’acheteur de faire attention » est remplacé par l’idée de transparence et d’ouverture.

13:28 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Techno | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

09/08/2011

Energies renouvelables / stockage

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Pour maximiser l’énergie renouvelable et amoindrir les coûts, il faudra nécessairement développer des méthodes de stockage facilitant la conversion de l’offre intermittente de ces sources d’énergie en courant électrique fiable.

Les batteries, le pompage différencié de l’eau et d’autres moyens peuvent procurer des capacités de stockage limitées.

Mais il existe à cette fin un support largement disponible et relativement efficace. Ce support universel qui « stocke» toutes les formes d’énergie renouvelable afin d’assurer la stabilité et la fiabilité de l’alimentation pour la production d’électricité et, point tout aussi important, pour le transport, c’est l’hydrogène.

L’hydrogène est l’élément le plus léger et le plus abondant dans l’univers, et, quand on l’utilise comme source d’énergie, les seuls sous-produits sont l’eau pure et la chaleur.

Avec l’hydrogène que l’on peut stocker pour le reconvertir plus tard en électricité, la société disposera d’une alimentation permanente en énergie.

C’est pourquoi il faut financer un programme de recherche offensif sur l’hydrogène et la technologie des piles à combustible.

Pour en savoir plus http://ec.europa.eu/environment/etap/inaction/policynews/229_fr.html

10:07 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Nature, Politique, Science, Suisse, Techno | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

07/08/2011

Le « pic de la mondialisation »

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Nous sommes aujourd’hui confrontés à un phénomène nouveau. On l’appelle le « pic de la mondialisation».

L’importance du «pic de la mondialisation» ne saurait être surestimée. Le postulat implicite de la mondialisation est connu : grâce au pétrole abondant et bon marché, les entreprises peuvent transférer leurs capitaux sur des marchés où la main-d’œuvre est peu coûteuse, y produire à moindres frais et avec une forte rentabilité des denrées alimentaires et des biens manufacturés, puis les expédier jusqu’aux marchés. Mais ce postulat central ce désintègre.

Car sur fond de déclin du pétrole potentiellement disponible pour chaque être humain, les efforts d’intégration des BRIC, qui représentent 40% de la population mondiale,  à la révolution industrielle fondée sur le pétrole se heurtent à la limitation de l’offre

La pression qu’exerce sur des réserves de pétrole finies la demande d’une population humaine en expansion fera inévitablement monter les cours, et, quand le prix du baril dépassera les 150 dollars, l’inflation deviendra si forte qu’elle freinera la croissance économique et que l’économie mondiale entrera en récession.

Quelle que soit la marge de profit supplémentaire que gagnaient jusqu’ici les entreprises en transférant la production sur des marchés où la main-d’œuvre est peu coûteuse, sera annulée par les cous croissants de l’énergie sur l’ensemble de la chaine d’approvisionnement.

Le vrai tournant est là, et il se produira bien avant le pic de la production pétrolière mondiale.

 

12:19 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Général, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook