20/12/2011

Une désintoxication difficile.

Le mirage de la dépense publique ad libitum a fasciné (Well Fare), mais l'illusion n'a pas duré.

Chaque fois que la dépense publique augmente, elle se substitue, par l'impôt ou par l'emprunt, à la consommation ou à des investissements privés qui apportent un retour positif.

Il faut savoir que la maîtrise de la dépense publique restaure la confiance, libère l'initiative et l'investissement.

Mais comme l'Etat pratique l'interventionnisme le plus large. Cela rend la désintoxication difficile.

Sans oublier qu’une faible croissance induit un chômage élevé, particulièrement choquant quand il touche les jeunes, en plus du poids de la dette dont ils hériteront.

10:19 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

Commentaires

"Supposons qu'une collectivité augmente ses dépenses publiques pour engager un collaborateur, ce collaborateur va disposer d'un salaire, qu'il dépensera par exemple en consommation."
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Ceci est faux car l'argent volé au contribuable pour engager ce fonctionnaire inutile aurait été dépensé par le contribuable, donc le total est nul, c'est un simple transfert. En clair, vous créez de l'illusion de richesse comme souvent à gauche. Vous me direz: alors où est le problème si c'est un transfert au final? Le problème, c'est que le fonctionnaire improductif (qui coûte mais ne rapporte rien) se substitue à un privé productif (qui paie des impôts et crée de la richesse). En clair, vous détruisez de la valeur.

Écrit par : PasSiSimple | 20/12/2011

Cette opposition de principe "investissements publics" contre "investissements privés" est stupide et vaine. Les deux sont complémentaires, cela dépend du domaine, et de plus l'investissement public fait effet de contre-feu lorsque l'investissement privé rentre en crise, ce qui lui arrive régulièrement.
L'argument de pas si simple est tout aussi fallacieux. Car une bonne partie de ce qui est pris en impôts aux riches et très riches n'aurait pas été consommé, mais thésaurisé. C'est d'ailleurs l'une des causes reconnues du déclenchement des crises économiques les plus graves, lorsqu'une trop petite part de la population en arrive à détenir une trop grande portion de richesse, sortant des sommes colossales du circuit économique et social normal.
1% de la population détenant 20% de la richesse nationale, cela s'est produit deux fois aux Etats-Unis: en 1929 et en 2007...

Écrit par : Philippe Souaille | 20/12/2011

Le débat échappe à l’objet initial de billet. « Il faut savoir que la maîtrise de la dépense publique restaure la confiance, libère l'initiative et l'investissement. »

Toutefois, je réponds volontiers aux deux derniers commentaires.

@ Philippe Souaille. Nul propos d’opposer dépenses publiques / dépenses privées, c’est un simple développement de mon billet précédent : Et si la dépense publique cassait la croissance ?
http://geneve.blog.tdg.ch/archive/2011/12/19/et-si-la-depense-publique-cassait-la-croissance.html

@djinus. Permettez-moi de vous renvoyer vers un ancien billet : "La qualité de vie ce n’est pas uniquement le PIB"
http://geneve.blog.tdg.ch/archive/2011/05/16/la-qualite-de-vie-ce-n-est-pas-uniquement-le-pib.html

Et concernant la position des Vert’libéraux face à la croissance, je vous prie de trouver sur le lien suivant nos positions :
http://ge.vertliberaux.ch/lignes_directrices/pvl_lignes_directrices_economie_finances.pdf

Écrit par : Charly Schwarz | 20/12/2011

Tout à fait d'accord avec M. Schwarz,

Autant sur le cas des infirmières et des policiers dont parle djinus pourquoi pas, mais quand on a une armée de fonctionnaires administratifs ne produisant rien, MAIS administrant ce qui existe sans eux je suis d'accord que le retour sur l'argent dépenser est faible. Et le problème c'est précisément que l'immense majorité des fonctionnaires sont des administratifs.

De plus, ils inventent constamment de nouvelles façons de dépenser l'argent des cons-tribuables avec des nouvelles entité d'évaluation de l'évaluation de l'évaluation...

Les statistiques de la BADAC montrent que Genève (cantons+communes) dépensent 20'000 francs par habitants et par an. La moyenne pour les cantons suisses est de 10'000 francs par habitants et par an. Et à Zürich canton qui a pas mal de points communs avec Genève (Aéroport internationale, Universités, Opéra,...) ils se contentent de 13'000.

A Genève il y a 7'000 francs par habitants et par an de mauvaise gestion, car on est bien les pires en termes de délinquance, drogue, éducation, saleté,... Et les fonctionnaires parmi lesquels de nombreux frontaliers non suisses qui touchent 3 fois plus que ce leur fournirait leur nation quart mondiste viennent encore réclamer des augmentations...

Il y a aussi beaucoup trop de jean de couleurs aux religions erotiques faux réfugiés politiques, mais vrais profiteurs économiques et à qui l'Etat fournit logements HLM, prestations sociales, éducation gratuite pour leur nombreuse marmaille, etc... alors que les suisses de souche handicapés et leurs familles subissent en silence.

Écrit par : anonyme | 20/12/2011

Désolé, des commentaires qui ne concernent pas directement le sujet de tête ont été supprimés.
Et ceci avec aucun remord quand les intervenants de sont pas connus.

Écrit par : Charly Schwarz | 20/12/2011

Ceux qui dépensent plus qu'ils ne gagnent sont des irresponsables, que ce soit l'Etat ou le privé. Tout le reste c'est de la foutèse et ça nous mène droit dans le mur.
Les vieux avaient raison, ils ne pêtaient pas plus haut que leur cul et on les respectaient. Et si ils faillaient à leurs obligations certains allaient jusqu'à se donner la mort.
L'honneur avait un sens pour les riches mais aussi pour les pauvres.
Le monde est devenu une calculette manipulée par des estomacs pourvus d'attributs sexuels.
Avant c'était plus dur mais c'était plus grand.

Écrit par : L' Amer Royaume | 20/12/2011

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