30/12/2011

Penser 2012 en couleurs...

couleurs.jpgCe n’est pas un hasard si l’on :«voit rouge, rit jaune, devient verts de peur, bleus de colère ou blancs comme un linge ».

Les couleurs ne sont pas anodines, elles véhiculent des tabous, des préjugés auxquels nous obéissons sans le savoir, elles possèdent des sens cachés qui influencent notre environnement, nos comportements notre langage, notre imaginaire…

Les couleurs ont une histoire mouvementée qui raconte l’évolution des mentalités.

Dans la Rome antique, les yeux bleus étaient une disgrâce, au Moyen Âge, la mariée était en rouge, mais aussi les prostituées.

Nos produits de consommation, nos vêtements, nos voitures ; tout est régi par un code non écrit dont les couleurs ont le secret.

Les couleurs en disent long sur nos ambivalences.

Elles sont de formidables révélateurs de l’évolution de nos mentalités.

Pour 2012, elles annoncent l'optimiste, la liberté, le charme et la surprise. L'ambiance générale sera douce, chaleureuse, humaine et joyeuse.

 

20:15 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

28/12/2011

La partitocratie nous gagne…

Aujourd’hui, les attributions de l’Etat se sont considérablement étendues: elles englobent des pans entiers de la sphère sociale et interpellent beaucoup plus étroitement la vie économique.

L’Etat a donc été amené à multiplier les contrôles de nature formelle et de tolérer le développement de pouvoirs de fait, vastes, arbitraires et largement capillarisés dans la société.

Cette évolution n’est nullement condamnable en soi, mais elle implique une technicité accrue des interventions, que le personnel habituel, fauteur et bénéficiaire, n’est pas en mesure de prester, puisqu’il n’a pas été sélectionné pour ses compétences mais pour sa fidélité à des slogans, des doctrines simplistes ou une camaraderie de mauvais aloi.

Montesquieu insistait sur la séparation des pouvoirs, idéal à atteindre pour garantir les libertés citoyennes. En abattant toutes les cloisons entre ces pouvoirs, la partitocratie a annulé la démocratie au sens où l’entendait Montesquieu.

Par rapport à l’idéal démocratique, la partitocratie constitue donc une régression. Et non, comme elle le prétend trop souvent, son accomplissement définitif.

A la lecture des disciples contemporains de Marco Minghetti, je constate quelques tares à la partitocratie :

Première tare: Les “démocraties” multipartites ont œuvré pour que soient exclues de l’administration toutes les personnalités compétentes. Celles-ci se sont recyclées dans le secteur privé, affaiblissant du coup les pouvoirs réels de contrôle de l’administration étatique.

Deuxième tare: le personnel administratif est recruté trop exclusivement parmi les juristes, dont la tendance est de vénérer le formalisme juridique au détriment de toutes les autres démarches de l’esprit.

Depuis Minghetti, peu de choses ont changé en ce domaine.

Troisième tare: le personnel administratif, recruté par les instances partisanes, se ligue et intervient lourdement dans les mécanismes de la décision politico-admininistrative. Ou bloquent la machine étatique pour obtenir des avantages de toutes sortes, salariaux ou autres. Le risque est patent: aucun correctif aux dysfonctionnements ne peut plus être apporté, s’il é­gra­ti­gne, même très partiellement, les intérêts immédiats et matériels des fonctionnaires.

Quatrième tare: l’indépendance des juges est lettre morte. Les collusions entre élus de la classe politique et magistrats entraînent des alliances fluctuantes entre les uns et les autres, au détriment des simples citoyens non encartés et non politisés.

11:50 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

20/12/2011

Une désintoxication difficile.

Le mirage de la dépense publique ad libitum a fasciné (Well Fare), mais l'illusion n'a pas duré.

Chaque fois que la dépense publique augmente, elle se substitue, par l'impôt ou par l'emprunt, à la consommation ou à des investissements privés qui apportent un retour positif.

Il faut savoir que la maîtrise de la dépense publique restaure la confiance, libère l'initiative et l'investissement.

Mais comme l'Etat pratique l'interventionnisme le plus large. Cela rend la désintoxication difficile.

Sans oublier qu’une faible croissance induit un chômage élevé, particulièrement choquant quand il touche les jeunes, en plus du poids de la dette dont ils hériteront.

10:19 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

19/12/2011

Et si la dépense publique cassait la croissance ?

Ca y est ! Nous y sommes…

Pour la première fois en 10 ans, selon la note 66 de l’office genevois de la statistique, la part du secteur public contribue le plus fortement au PIB genevois, soit à hauteur de 22% contre seulement 20% pour le secteur financier et 16% pour celui du commerce.

Mais le plus relevant reste la comparaison avec le PIB national, base 2009, où la contribution du secteur public à Genève est supérieur de 11.7% !

Si la dépense publique reste le principal indicateur de l'impact de l'Etat sur l'économie, elle freine la croissance.

Il faut savoir quand un pays augmente sa dépense publique, sa croissance se réduit et à l'inverse réduire la dépense publique apporte un supplément de croissance, au prix d'un effort important, mais abordable.

 

 

 

19:10 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

17/12/2011

De l’arrogance d’un Président…

13 décembre, LémanBleu « Genève à Chaud », minute 7:33

C’est avec une certaine arrogance que le nouveau Président du Conseil d’Etat souhaite entrainer ces collègues vers un passage en force pour imposer la construction de 4’000m2 de cabinets médicaux pour la Clinique des Grangettes à « Challendin »

Et cela, contre la volonté des 57,8% des habitants de Chêne-Bougeries !

Je serais bien surpris qu’une délégation du Conseil d’Etat ne vienne pas remettre au pas le Conseil administratif…

Il est aussi intéressant de savoir que le Président du Conseil d’administration de la Clinique des Grangettes est un député PLR et que le Vice-président et directeur est un ancien député et Président du PDC (Parti Démocrate Chrétien), auquel appartient aussi le Président du Conseil d’Etat.

 

Aujourd’hui les référendaires sont prêts à élaborer un nouveau PLQ (Plan Localiser de Quartier) en concertation avec toutes les parties à travers une approche consultative et participative, afin de proposer un nouveau PLQ avant l’été 2012.

Et, ainsi, restaurer la confiance et le dialogue entre la population et les autorités.

Cette manière de travailler, appliquée à d’autres projets de logement permettra d’avancer de manière rapide et satisfaisante.

 

 

18:32 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

15/12/2011

Débat politique réduit à un débat de conseil d’administration

Les attentes vis-à-vis de nos députés changent !

On attend d’eux des réponses aux multiples problèmes engendrés par les mutations socio-économiques.

 

Nos Conseillers d’Etat se transforment en hommes d’affaires et ils s’emparent du pouvoir au nom de la performance et de la compétence, ils proposent de gérer la cité sur un modèle strictement économique.

Le débat politique se réduit à un débat de conseil d’administration autour de problèmes budgétaires et financiers.

Il ya là, un piège !

 

L’approche comptable impose ses normes aux affaires publiques. Les considérations économiques surdéterminent tous les registres de la vie sociale.

Les hommes politiques pensent fonder l’efficacité de leur action dans le modèle managérial, alors que c’est ce même modèle qui dévalorise l’action publique.

Là, il y a danger…

17:20 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Genève, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

14/12/2011

On parle de changer la manière de faire de la Politique…

Malgré l'existence d'opportunités réelles beaucoup de Parlementaires ont préféré se recroqueviller et adopter une stratégie conservatrice et défensive au nom du « je te tiens, tu me tiens » et ainsi évité le risque de devoir affronter les nouvelles préoccupations.

J'en tire l'enseignement que dans un monde où on laisse l'initiative aux autres, où l'on subi ou refuse le combat ne paie pas.

Reste à voir s'ils pourront en tirer profit pour se remettre en question et changer leurs approches de la Politique.

En profiterons-ils pour se désinhiber et adopter une stratégie non pas risquée mais créatrice d'opportunités ?

Essayer de faire de la Politique autrement, n'est pas un risque mais une chance.

 

18:38 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

13/12/2011

Quand le « comment » élimine le « pourquoi »

La coupure est totale entre les technocrates et les populations concernées.

 

Les uns traitent de taux de chômage, les autres sont menacés d'être chômeurs. Les uns traitent de taux d'inflation, les autres voient concrètement le décalage entre leur niveau de vie et leur possibilité de consommation. Les uns se préoccupent du taux de croissance, les autres ne savent pas de quoi demain sera fait.

 

Comme quoi les technocrates s'intéressent peu au monde du travail, de plus certains entretiennent une confusion entre rationalisation et raison...et dire qu'ils se proposent de prendre en charge les affaires du monde !

15:04 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

11/12/2011

L’Homme veut vivre où il se pense

Dans un dispositif social, où l’Homme est gouverné de plus en plus exclusivement par un État qui gouverne de moins en moins, il est de moins en moins capable de recevoir et de donner.

 

L’Homme veut vivre où il se pense. Il se pense où la société se suffise à elle-même, que les lois ordonnent le moins possible.

 

L’Homme se veut individu de plus en plus libre. Il se pense dans la

loi, il veut que la loi se suffise à elle-même, qu’il y ait le moins possible de commandements ou même d’influences…

 

L’Homme se veut individu de plus en plus égal.

15:45 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

08/12/2011

Ville de Genève : budget parapluie ou parasol ?

 

Les ajustements nécessaires pour équilibrer le budget seront considérés comme une réduction arbitraire et comme une cause probable de la détérioration de la politique économique municipale au cours des prochaines années.

Ce nouveau Conseil administratif, dirigé par des paramètres politique, sera-t-il obligé de présenter des déficits excessifs et à prendre d'urgence des mesures drastiques ?

Ces coupures budgétaires conduiront à des conflits, mais ces ajustements seront le prélude à des manifestations plus graves et plus durables.

L'ajustement budgétaire que présentera le Conseil administratif de la Ville de Genève est seulement une maquette qu'il devra appliquer pour répondre aux exigences d'un budget équilibré.

Quel que soit le budget qui sera proposé le 10 décembre, ainsi qu'une grande partie de sa gestion sera de concevoir des mesures d'austérité qui se traduiront par de douloureuses coupes dans les dépenses publiques, voir le gel des salaires, des hausses d'impôts et une baisse spectaculaire des prestations.


Mais ce programme d'austérité devra être appliqué de différentes manières tout en en essayant de ne pas endommagé la colonne vertébrale sociale de l'Etat providence.


Pour gérer une période de dépression économique, le Conseil administratif aura besoin de quelques vertus, et pas sûr que le citoyen comprenne la nécessité de réduire les dépenses publiques...

 

18:19 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook