22/07/2012

Agents sociaux formés à la gestion de la violence

Aujourd’hui, les acteurs sociaux se questionnent et expriment une réelle préoccupation sur la généralisation des phénomènes de violence.


Le fait de violence se cristallise toujours autour d’une atteinte plus ou moins directe à l’intégrité matérielle, physique ou psychique...
Une formation adéquate devrait permettre aux acteurs sociaux de :

> Comprendre et prévenir les phénomènes d’agressivité et de violence.
> Mieux gérer les situations difficiles, porteuses de violence.
> Faciliter l’accès à la parole et apprendre à utiliser les techniques d’apaisement et de désamorçage.
> Sans oublier d’optimiser les outils institutionnels dans la prise en compte des violences.
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Si les agents sociaux étaient ainsi formés à la gestion de la violence, les gendarmes auraient plus de temps à disposition pour remplir des tâches de maintien de l’ordre.

13:12 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

Votre conclusion est d'un euphémisme, oser croire que les gendarmes auraient plus de temps pour d'autres tâches que du travail social, car le premier acteur social face aux violences, c'est justement le gendarme, élément devenu indispensable, seul repère d'une société qui crie "Au secours" car abandonnée par l'Etat.

De plus, croire qu'une formation adéquate permettrait de prévenir les phénomènes d'agressivités et de violence en est un autre d'euphémisme. En effet, c'est bien par ce que ces actes sont des phénomènes qu'ils sont majoritairement imprévisibles.

Enfin, cher Charly, vous mettez en avant les acteurs sociaux dans votre billet, et là je ne vois pas de qui vous parlez car ni les TSHM, ni les CAS, ni les écoles, ni les maisons d'arrêts, ni les médecins ne se sont destinés à se retrouver en lien direct avec ces violences, au carrefour de la misère humaine urbaine, comme le font les gendarmes (formés un tant soit peu il me semble en gestion des conflits) qui ne demeurent qu'un palliatif aux errances de notre société.

Pertinence, Louve de Bernex.

Écrit par : Perticence | 22/07/2012

La difficulté consiste à trouver assez de personnes (qu'ils soient gendarmes ou autres) capables, en même temps, de la violence nécessaire (oui, il faut parfois de la violence physique pour protéger des innocents) sans glisser dans la violence gratuite ou vengeresse. Sans angélisme et sans méchanceté.
Le mieux serait évidemment que de équipes particulièrement équilibrés dans leurs compétences et leurs qualités physiques et psychiques puissent être mises en action.
Cela implique suffisamment de recrutement et conditions de travail attractives, avec un contrôle sans pitié pour les excès.
Donc: pas demain la veille.

Écrit par : Mère-Grand | 25/07/2012

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