14/07/2013

«Vous savez, quand je parle, personne ne m'écoute, quand je passe, personne ne me regarde. Je suis invisible… C'est ça, vieillir à Genève.» 

Lorsqu'on prend sa retraite, il reste, au moins, une vingtaine d'années à vivre.  

C'est une autre étape de la vie, il faut la meubler, la préparer, Il faudrait que ce soit une vie remplie, une vie utile, et il faut que la société accepte la contribution de ces personnes, qu'elles soient bénévoles ou rémunérées.  

Pour l'instant, on en est loin. Il y a trop de souffrance, trop d'angoisse, trop de solitude…  

Malheureusement, le sort de nos aînés se joue dans la plus grande indifférence…

13:21 Écrit par Charly Schwarz | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

L'occasion de lire The Invisible Man de Ralph Ellison.
Les personnes âgées auxquelles vous faites allusion vivent ce que vivaient les noirs américains dès leur plus jeune âge. Beaucoup le vivent encore.
Cela non pas pour banaliser la souffrance à laquelle vous faites allusion, mais pour rappeler qu'elle est le lot de presque toutes les minorités méprisées du monde.
A ces souffrances on pourrait ajouter que la plupart de ces personnes deviennent, comme un certaine caste du merveilleux système brahmanique, "intouchables" ou du moins privées de contacts physiques.

Écrit par : Mère-Grand | 14/07/2013

Mille excuses, pour l'erreur dans le titre. Invisible Man n'a rien à faire avec la longue nouvelle de H. G. Wells, au même titre précédé de l'article défini, que nombre de jeunes auront lu dans leur enfance et qui a été plusieurs fois adapté à la TV sous le titre français L'homme invisible.

Écrit par : Mère-Grand | 14/07/2013

Tout est dans la tête.

Écrit par : Pierre Jenni | 14/07/2013

Très bon texte empreint de réalisme. Et ce d'autant si toute votre vie vous vous êtes occupé du bien être des autres en vous oubliant complètement Aussi la retraite arrivée, l'esprit confronté au silence va tout mettre en œuvre pour encore et toujours plus vous offrir de défis, auxquels un jour ou l'autre que vous le vouliez ou pas, le cerveau lui se mettra en vrille pour vous rappeler que votre droit légitime de pouvoir vous reposer sur d'autres alors que ceux-là mêmes qui savaient pouvoir compter sur vous depuis vous auront tous tourné le dos
Allez comprendre l'espéce humaine!
Il est impératif d'apprendre à dire non ,souvent à haute voix pour aider le cerveau à se déconnecter du monde des souffrants souvent imaginaires, ainsi vous mêmes serez délestés de nombreux maux psychosomatique reflétant une fatigue non pas imaginaire elle, mais cérébrale qui peut mener à l'implosion ou au suicide
Et surtout évitez toutes critiques à haute voix,seul/e le cerveau encore uns fois risque de vous renvoyez l'injure envoyée à celui ou celle qui vous met des bâtons dans les roues, comme un ordinateur.On n'est jamais assez prudent,rire

Écrit par : lovsmeralda | 15/07/2013

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