20/10/2013

Laïcité plurielle, ouverte, positive

 

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cette diversité terminologique cache mal certaines ambigüités, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.

A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements.

Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près.

Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur la contraception ou l’avortement.

Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.

 

La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Eglises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.

 

Ce que cherchent les Eglises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’Etat, c’est la reconquête d’un espace de conviction.

La sphère privée, où les avait cantonnées la séparation en 1907, deviendrait la base arrière d’une recolonisation de l’espace public.

 

Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

 

11:30 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Culture, Général, Genève, Histoire, Politique, Solidarité, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

18/10/2013

Qu’elle se pense comme alternative ou complémentaire, l’économie sociale et solidaire se pense bien comme une économie

Aujourd’hui l’économie sociale et solidaire n’est plus cantonnée à des niches dues à quelques défaillances du marché ou du secteur public, mais bien l’expression d’une alternative.

Une alternative à la dépersonnalisation de l’échange marchand qui tend à générer l’envahissement de la sphère économique par le capitalisme financier, au dépérissement des formes d’économie artisanale pour lesquelles l’échange marchand était aussi support de lien social.

Une alternative contre l’anonymat bureaucratique du secteur public : oubli du sujet, approche verticaliste et segmentée des besoins, obstacles à une prise en compte transversale et pluridisciplinaire des situations.

Les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) font preuve d’inventivité pour trouver de nouvelles réponses aux questions sociales.

Les valeurs qui définissent ces acteurs sont : proximité locale, dessein social, primauté de la personne sur le capital, solidarité et gestion démocratique.

L’économie sociale et solidaire n’a pas de terrain ou d’objet qui lui soit propre.

Elle intervint aussi bien dans un cadre réglementaire de délégation de service public, que s’inscrire dans une logique de marché, ou s’en distinguer radicalement.

Elle peut partir de micro initiatives ou s’inscrire dans des logiques de développement social.

Elle peut aussi prendre la forme de mutualisation de risques ou de moyens, elle a aussi des liens avec les logiques d’insertion des publics en difficultés.

Trois dimensions majeures permettent de construire les référentiels :

-        le rapport aux usagers (soucis de participation, de consultation dans la prise de décision)

-        le rapport au marché (non lucrativité ou lucrativité limités, services aux personnes)

-        le rapport au politique (nouvelles politiques publiques, innovations sociales).

Qu’elle se pense comme alternative ou complémentaire, l’économie sociale et solidaire se pense bien comme une économie.

13:02 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

14/10/2013

Permettez !

 

Que faut-il utiliser pour affirmer l’identité suisse ?

Le drapeau, l’hymne national, la pureté des paysages, la neutralité, le chocolat au lait ?

D’où venons-nous ? Où allons-nous ?

La Suisse est face à son destin,

1291: être ou ne pas être,

1941: être ou ne plus être,

2013…

Existe-t-il une identité suisse… un esprit suisse ?

Construire (reconstruire) une identité est une belle entreprise, la SSR s’y emploie..

16:52 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Médias, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook