20/01/2014

Vert’libéraux, ma lettre de démission…

 

L’année écoulée a été très difficile pour moi sur le plan de ma condition de membre du parti Vert’libéral.

En tant que membre du comité, j’ai soulevé des questions et tenté d’initier des débats qui ont été majoritairement refusés par la présidence. Cela a malheureusement généré une ambiance délétère au sein du comité. Laurent Seydoux et Sue Putallaz ont alors choisi comme instrument de gestion de conflits le pur et simple mobbing sur ma personne. Afin de tenter de retrouver une certaine sérénité, j’ai décidé de me mettre en vacance du comité durant la campagne pour le Grand Conseil. Les pressions et les critiques de Laurent Seydoux et particulièrement de Sue Putallaz étaient clairement insupportables. Je pensais naïvement que cela était dû au stress de la campagne pour des personnes peu habituées à de tels enjeux politiques.

Malheureusement, je me suis fourvoyé et quand j’ai repris ma place au comité après les élections, les attaques à mon égard avaient encore augmenté. Les pressions pour que je démissionne carrément du parti son alors apparues au sein du comité. Las des dénigrements systématiques à mon égard tant au sein du parti qu’auprès de nos partenaires, j’ai quitté le comité en fin d’année.

Aujourd’hui était organisée une journée sur l’avenir de notre parti ouverte à tous les membres et sympathisants. J’ai envoyé mon inscription et j’ai été extrêmement étonné d’apprendre que Laurent Seydoux et son comité refusaient mon inscription. Faisant fi de cette décision, je les ai informé que je serai présent car pour moi aucune raison stipulée dans les statuts ne pouvaient empêcher un membre de participer aux manifestations du parti. Arrivé sur les lieux, Laurent Seydoux et les membres de son comité m’ont demandé de quitter la séance. Par cette décision, ils ont dépassé toute décence et respect de ma personne, ce qui a confirmé que ma personnalité et mon sens du respect des statuts votés par tous ainsi que ma priorité de représenter les membres et non pas ma propre personne portaient ombrage à Laurent Seydoux et à Sue Putallaz profondément attachés au culte de leurs personnalités.

Si on ajoute à cela les nombreux autres non respect des statuts et des lignes directrices, l’autoritarisme régnant dans tous les échanges, les membres insatisfaits signifiant par écrit leur déception, la stagnation d’un parti qui devrait être normalement en progression, je fais le triste constat d’une asphyxie d’un jeune parti qui aura peine à survivre s’il n’accepte pas le débat démocratique.

Compte tenu de ce qui précède et de l’impossibilité pour moi de continuer à participer à cette mascarade, c’est certes avec tristesse, car le projet aurait pu être magnifique, que je donne ma démission immédiate de la section genevoise des Vert’libéraux.

Sans rancune aucune, ne regrettant pas les nombreuses heures passées à tenter de réaliser un idéal politique, j’aurai toujours plaisir à partager avec l’un ou l’autre d’entre vous une discussion animée sur l’avenir de notre canton.

Avec mes meilleures salutations.

Charly Schwarz

11:18 Écrit par Charly Schwarz dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

J'ignore ce qui s'est passé, mais ne peux que vous approuver. Je n'ai jamais accepté l'idée d'adhérer à un parti, quel qu'il soit. Je préfère soutenir des projets qui me semblent fiables, cohérents, pragmatiques, réalistes, d'où qu'ils viennent.

Ces clivages entre différents partis et ces luttes intestines au sein des partis m'ont toujours semblé le fait de querelles de gamins à l'école maternelle. De petits lobbys, servant et se servant d'autres plus grands, ad lib, incapables de travailler ensemble pour le bien commun.

Vous voilà donc libre de vos propres opinions.

Ne faites pas l'erreur de recommencer ailleurs. L'avenir appartient à une véritable démocratie et non à un succédané.

Écrit par : Jmemêledetout | 20/01/2014

J'ai franchement mouillé pour votre aventure. Mais je réalise à quel point il me sera difficile d'adhérer à un groupe.
Je vais donc me résigner à causer à une infime minorité pour préserver mon intégrité.
Pascal Hollenweg reconnait les aléas de la démarche. Il a décidé de continuer au sein de sa formation en faisant le plus possible ce qu'il veut, dans les limites que lui permettra son groupe. C'est un choix pragmatique, pour continuer à toucher le plus grand nombre et tenter d'influer dans les rapports de force.
Félicitations pour vos divers engagements et bon vent pour la suite, quelle qu'elle soit !

Écrit par : Pierre Jenni | 20/01/2014

Je fais le voeux que vous rebondissiez. Je tire 3 enseignements de votre billet.

1) les bruits qui courent sur les Verts libéraux genevois (gestion "très familiale", etc.) se vérifient.

2) ce parti est un parti comme les autres.

3) la politique est une activité cruelle, dure. Elle ne laisse pas de place aux hasards et aux gentils amateurs.

Écrit par : meyer | 21/01/2014

Les commentaires sont fermés.