25/08/2016

Nous devons admettre que la question des inégalités se joue fondamentalement à l’école

La question de l’école demeure, aujourd’hui comme hier, la clef du problème de la reproduction des inégalités.

 

Même lorsque plus de 80% d’une classe d’âge obtient la maturité les écarts, entre les enfants de cadres et ceux de salariés demeurent importants et se renforcent dans les études supérieures.

 

Le passage du cycle d’orientation au collège est le grand moment de ce partage social. Et comme par ailleurs l’accès à l’emploi est de plus en plus déterminé par le niveau de diplôme, à l’arrivée force est de constater que plus de 50 ans de volontarisme politique n’ont que peut augmenté la mobilité sociale.

 

Chacun porte une part de responsabilité : les politiques très soucieux de leur électorat, les enseignants crispés sur le modèle socioconstructiviste qu’on leur a inculqué, les parents prêts à tout pour placer leur progéniture dans la filière universitaire.

 

La conjugaison de ces effets est telle que l’école ne se contente même pas de reproduire simplement les inégalités sociales, elle les renforce.

 

22:50 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Economie, Formation, Général, Genève, Politique, Suisse, Université | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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