10/08/2018

L' érotisme génital est au centre de la vie

Freud pose une question rhétorique:"qu’est-ce qui procure à l’être humain «les plus fortes expériences vécues de satisfaction, lui fournissant à proprement parler le modèle du bonheur ?"
 
Ce sont les «relations sexuées » et c’est pourquoi l’humain a décidé de placer « l’érotisme génital au centre de la vie».
La pulsion sexuelle est si puissante que toute la réalité extérieure devient un simple moyen de l’assouvir.
Si l’humain n’est pas freiné, rien ne peut entraver sa quête du climax sexuel. Animé par la libido, agressif par nature, il ne cherche qu’à satisfaire son inextinguible appétit sexuel. En fait, c’est un monstre.

 

En plus, il écrit :

"La part de réalité effective cachée derrière tout cela et volontiers déniée, c’est que l’homme n’est pas un être doux, en besoin d’amour, qui serait tout au plus en mesure de se défendre quand il est attaqué, mais au contraire il compte aussi à juste titre parmi ses aptitudes pulsionnelles une très forte part de penchant à l’agression".

En conséquence de quoi, le prochain n’est pas seulement pour lui une aide et un objet sexuel possible, mais aussi une tentation, celle de satisfaire sur lui son agressivité, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ce qu’il possède, de l’humilier, de lui causer des douleurs et de le martyriser.

06:46 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Lettres, Science, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

Commentaires

Très bon billet et la célébre phrase tu enfanteras dans la douleur cachait peu-être à elle seule cette forme d'agressivité
Bonne journée Monsieur Schwartz

Écrit par : lovejoie | 10/08/2018

Freud enseignait également sur la sublimation "continue" de la sexualité délivrée de sa trivialité orientée par une libido non niée ou méprisée vers les activités artistiques, professionnelles ou sociales... situations et goûts.

"goût": Colette, l'écrivaine.

Il existe une prière quotidienne de l'homme juif qui rend grâce à Dieu de ne pas l'avoir créé femme.

En en revenant aux doléances féministes des années septante:

Femmes potiches ou bonniches, de jour.
Pots de chambre à disposition ("devoir conjugal") de nuit.

Sans vouloir offenser personne.

Il va de soi.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10/08/2018

Telle est la pulsion sexuelle (jumelle de la pulsion spirituelle).

Mais, s'il y a problème, un rapport sexuel voire accompagné de tendresse n'apporte pas de remède.
Ce rapport ou cette liaison correspondant plutôt à une drogue qui fait que pendant le rapport la personne souffrante ne ressent plus son mal qui l'attend "à la sortie"! Autre risque la pratique d'une forme de yoga ou une autre... pratique qui fait diversion… mais la concentration intériorisée fondement d'une forme choisie de yoga est parente avec la psychologie des profondeurs en ce sens il n'y a pas, par exemple, Freud qui avait tort et Jung raison mais étapes une Freud, une Jung (l'inconscient collectif, mythes et archétypes) puis Dolto, Lacan… ou l'un des deux Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées ...
Il faudra donc travailler sur le mal… en repérer ou dénicher enfoui au plus profond de l'inconscient les fondements en retournant jusqu'à la prime enfance puis en s'en revenant jusqu'au présent.
Passionnant parce que retournant au cerveau reptilien le plus ancien, puis limbique, avec l'émotion enfin le raisonnement avec le cortex.

L'énergie spirituelle qui risque d'être mobilisée en tant que consolation "Que Dieu se montre seulement" "Prends en ta main la mienne" réconfort ou "bouche trou" devra s'effacer afin que la personne reconnaisse son mal dont les échecs successifs, pas forcément, sexuels, uniquement, loin s'en faut, ne sont pas la cause mais les conséquences de traumatismes anciens, par exemple.
Caractériel, possible, également.
Temps de soin avec comme une "loupe" à regarder au fond de soi, non d'autrui... c
Sorte d'"agonie", parfois.
Sans cette étude de soi, Connais toi toi-même... ceci expliquant cela... on repartira dans les mêmes conditions pour une nouvelle rencontre avec promesse de nouvel échec.

Seule la reconnaissance du conflit à dénouer par certaine "délibération intime ennemie jurée du ruminement mental", la délibération intime, apportera le discernement indispensable.

Bon.
Après cette babillarde, Monsieur Schwarz, bonne nuit.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12/08/2018

"l’érotisme génital" apporte-t'-il vraiment le bonheur comme vous le dites, ou simplement un plaisir passager? Je pense que la réponse va de soi.

Écrit par : Arthur | 13/08/2018

On nous a enseigné que le "sentiment est l'essence de l'être".

Le désir va de soi.
Il faut du désir.

Mais, avec le temps, on observe que le désir est une sorte de fièvre.

Tant que cette fièvre monte et "tient" l'homme (ou la femme) ne voit que l'être qui est dans ses bras.
Une fois que cette sorte de fièvre qu'est le désir l'homme (ou la femme) soit regarde déjà ailleurs, soit, regarder déjà ailleurs, se l'interdit.

Couples s'interdisant de regarder ailleurs souvent métamorphosés en "potiches en face l'une de l'autre n'ayant plus rien à se dire" (Françoise Dolto).

Appelés à évoluer, ce qui donne tout son sens à notre vie, une vie " ECOLE, APPRENTISSAGE" n'avons nous pas à faire évoluer le désir, à sublimer la sexualité en préservant le sentiment soit à partir du désir courant, banal… appelés que nous sommes à cultiver une amitié fondée au départ, pourquoi pas, sur l'attirance sexuelle?

DECOUVRIR DES COMMENTAIRES D'HOMMES (hommes manifestement sexuellement "assouvis") PARLANT DES FEMMES.. commentaires à vomir. Si on ne connaissait ou ne comptait pas dans sa famille ou amis de purs artistes on en arriverait à ressentir que "là où passe la main de l'homme il ne saurait y avoir d'art".

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13/08/2018

Pardon: une fois que cette sorte de fièvre qu'est le désir redescend… l'homme (ou la femme) soit regarde déjà ailleurs, soit, regarder déjà ailleurs, se l'interdit.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13/08/2018

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