21/08/2012

Sortir de l’idéologie des indicateurs de performance

 

L'expression « indicateurs de performance » est sur toutes les lèvres: chacun est à la quête d'une plus grande transversalité, seule façon de traiter les questions dans toute leur complexité culturelle, économique, environnementale et sociale.  Et c'est bien normal...

 

Mais agir de façon transversale, c'est se donner la possibilité de changer de regard et rechercher l'altérité. Or c'est la qualité du dialogue qui produit cette altérité, et non l'accumulation de critères et d'indicateurs de performance à laquelle sont en train de se livrer nos institutions: performance économique et environnementale, traçabilité des investissements humains, mesure d'impact social...

 

Et lorsqu'elle devient idéologique, la mise en tableau de bord des « indicateurs de performances » se transforme en fiction : plus personne n'y croit vraiment.

 

D'ailleurs, nos institutions n'ayant pas vraiment confiance dans les critères qu'elles ont elles-mêmes créé, elles tendent à déporter cette défiance sur les projets et les structures bénéficiaires...

 

12:09 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Culture, Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

29/05/2012

Le « doux ronronnement » des conseils d’administration

 

Les enjeux politiques de demain sont liés à la démographie, à l'environnement, aux migrations, à l'éthique...

Mais actuellement, la droite gouvernementale (PLR /PDC) obsédée par le moins d'état, concentre son énergie sur les finances et l'économie en mettant son poids sur des dossiers où finalement son action est limitée par la mondialisation.

Elle néglige les politiques où les champs d'action sont encore nationaux, et donc dotés de véritables pouvoirs (culture, environnement, santé, social).

Elle préfère le « doux ronronnement » des conseils d'administration.

Pourtant, il existe un espace politique pour des solutions à la fois économiques, environnementales et sociales.

Un espace politique qui croit en la capacité de l'individu à faire ses choix de vie, qui croit à une politique capable de répondre aux besoins accrus en matière de culture, de formation, de santé, capable de faire face aux dérèglements climatiques et d'intégrer les commutés étrangères.

 

18:09 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

15/04/2012

"Personne" pas de définition dans le projet de Constitution...Bizarre !

D'après le dictionnaire d'éthique et de philosophie morale, la personne serait un centre unifié de choix et d'action, ayant pour résultante la notion de liberté et de responsabilité.

Le mot de personae émane de deux sources principales: le théâtre (les masques sont des personae) et la loi. Au point qu'on peut confondre la personne avec le moi.
.
Nous pouvons aussi trouver une définition de la personne dans les différents rôles qu'elle peut prendre (citoyen, immigré, réfugié, touriste, voir même criminel, terroriste, etc.)


Toutefois, il ne reste pas moins vrai qu'une définition de la personne ne saurait ignorer le rapport qu'elle entretient avec l'autre.
.

Pour avoir une bonne vue de la notion de personne, voir l'article de Jerphagon (Revue de Théologie et de Philosophie No 110) qui met bien en lumière toute l'histoire du concept de personne.

09:23 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Lettres, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

08/03/2012

Du principe aux comportements, un monde peut les séparer

 

Rien ne doit empêcher l'égalité devant un service public, rien ne doit différencier les individus devant l'action générale.

L'équité est le principe modérateur du droit selon lequel chacun peut prétendre à un traitement juste, égalitaire et raisonnable.

L'égalité constitue la base d'un système public démocratique.

Tous les citoyens doivent s'intégrer, avoir les mêmes chances de réussir, les mêmes chances pour pouvoir se positionner socialement.

Pourtant, la réalité montre que chaque personne attend de la sphère publique un rôle adéquat, en fonction de sa propre situation, de son état actuel.

Les individus sont tous différents et le système public doit perpétuellement composer entre les particularités individuelles qui font les cultures d'une cité

Du principe aux actes et comportements un monde peut les séparer.

Pour les organismes publics, l'équité apporte une dimension raisonnable, subjective, parfois floue, qui est en sorte une « valeur» propre à ces organismes publics, indispensables aux comportements éthiques des acteurs concernés.

Cette valeur reste à partager.

 

09:41 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Culture, Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

06/03/2012

Pour répondre à webzine…Non, Charly ne dort pas !

 

Depuis la fondation de la Commune Libre du Bourg-de-Four, le 29 février 2012, le Conseil a établi son programme de législature...

Voici quelques actions qui ont été décidées :

Équipement en Wifi de la place centrale,

Ouverture d'une ambassade à la Nuit des Bains (15 mars),

Pose d'une plaque sur le plus ancien mur romain de Genève,

Visite guidée de tous les 1ers dimanche,

Ainsi que la signature des lettres de créances pour nos ambassadeurs,

Etc...

Comme vous pouvez le lire, notre Conseil n'est pas en sommeil !

 

10:05 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Loisirs, Médias, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

03/03/2012

L’Ethique passe par sa toilette

 

Nul n'ignore que les qualifications et définitions sont arbitraires, et qu'une instabilité en la matière crée plus de difficultés qu'elle n'en résout.

 

Or, la notion d'éthique est par essence fluctuante, reflétant l'idéal de valeurs d'une société à une époque donnée, caractérisée par sa variabilité et de surcroît relative puisqu'elle intervient dans des  domaines et des secteurs d'activité différents.

 

L'hygiène de l'esprit passant par la toilette des mots, il est en conséquence impératif de s'entendre sur la définition de l'éthique.

 

Pour les Grecs, le mot éthique renvoie à une réflexion sur les principes généraux guidant l'action humaine, le Larousse le définit comme «ensemble des règles de conduite ».

 

Se pose alors la question du lien qu'entretient l'éthique avec la morale ou encore avec la déontologie. Ces notions relèvent-elles d'une seule et même catégorie ou s'opposent-elles ?

 

08:06 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Lettres, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

26/02/2012

Juste pour le Plaisir...

La parole n'a pas été donnée à l'homme, il l'a prise. (Louis Aragon)

Démocratie, ça veut dire gouvernement par la discussion, mais ça n’est efficace que si vous pouvez couper la parole aux gens. (Clement Attlee)


La parole est plus tranchante qu'un sabre affûté. (Hakim Meysar)
On a besoin de ses mains pour dire les choses que la parole ne traduit pas. (Anne Hébert)
Je parle. Il le faut bien. L’action met les ardeurs en oeuvre. Mais c’est la parole qui les suscite. (Charles de Gaulle)
La parole dépasse en action l'acte lui-même.
Joyeux Dimanche...

09:01 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Humour, Lettres, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

21/02/2012

Genève, ville de culture

Quel est l'imbécile qui a  « inventé » ce slogan ?

 

Depuis 1991, Genève a oublié d'être une Ville de culture ; des musées qu'aucun touriste ne visite, le patrimoine horloger qui tombe en désuétude, sauf le Musée Patek Philippe, un opéra qui n'est plus considéré comme une scène internationale, les œuvres architecturales pas mises en valeurs... Même la scène alternative qui abandonne la cité !

 

Genève n'est plus une destination de culture, n'en déplaise à ceux qui croient encore à ce slogan.

 

Et pendant ce temps : Lausanne, Annecy, Lyon, et même Martigny deviennent de véritable « Ville de culture »

 

Genève, rien faire pour préparer ton avenir, tu resteras à la traîne d'un nouveau monde qui se construit.

 

12:10 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

13/02/2012

22 juin vs 14 février

 

La température peine à dépasser les 2 degrés...Qui a décrété que la « Fête des Amoureux » devait avoir lieu au milieu du mois de février ?

 

Il faut savoir qu'aucune alliance entre St-Valentin et l'amour est mentionnée dans l'histoire ancienne et est considérée par des historiens comme une légende...De plus, le jour de la Saint-Valentin a longtemps été célébré comme étant la fête des célibataires et non des amoureux.

 

Au Japon, la journée des célibataires a lieu le 14 mars, au Brésil le 12 juin et en Colombie c'est au mois de septembre...

 

Pour moi la « fête des amoureux » c'est le 22 juin !

Cette journée où l'azimut du Soleil à son lever et à son coucher semble rester stationnaire... où le Soleil semble s'arrêter avant de changer de direction... cet instant où sa trajectoire atteint son point le plus haut par rapport aux étoiles... Comme quand je suis amoureux.

 

16:31 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Monde, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

05/02/2012

Laïcité:  ambigüités d'une nouvelle  démarche

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cette diversité terminologique cache mal certaines ambigüités, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.
A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements.
Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près.
Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur la contraception ou l’avortement.
Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.
La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Eglises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.
Ce que cherchent les Eglises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’Etat, c’est la reconquête d’un espace de conviction.
La sphère privée, où les avait cantonnées la séparation en 1907, deviendrait la base arrière d’une recolonisation de l’espace public.
Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

19:01 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Politique, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

21/01/2012

Pas d’éthique sans parler de culture...

Parler d’éthique sans la positionner dans un cadre de référence n’aurait pas beaucoup de sens.

Si l’éthique nous apparaît comme le respect de valeurs, ces valeurs sont bien évidemment différentes d’une culture à l’autre. Le respect des valeurs, ce qui est « bien », ou ce qui est « mal », n’est jugé que d’après un cadre qui est propre à chaque culture.

Le comportement culturel fait référence à différentes valeurs, et si l’on veut analyser un contexte culturel on s’aperçoit que ces valeurs sont :

Le rapport de l’individu au groupe ;

La non soumission au groupe sera considérée comme une faute dans un contexte japonais, alors qu’elle sera valorisée comme prise d’autonomie dans un contexte occidental.

Le rapport au temps ;

Nous nous excusons de « prendre du temps» à quelqu’un, puisque c’est une denrée rare dans notre culture ; mais nous choquerons notre interlocuteur du Moyen Orient en ne consacrant pas assez de temps pour s’informer des nouvelles de la famille.

Le rapport à l’environnement ;

Notre rapport à l’environnement dans notre culture est un rapport de domination (nous avons un département de l’aménagement), un américain aura un rapport de découverte et de conquête (go west), un asiatique lui préfèrera un rapport d’équilibre : l’homme est un élément de ce milieu et ne doit pas perturber cet équilibre.

Le rapport à la responsabilité ;

Le rapport à la responsabilité s’image aussi bien par l’importance de la zone d’autonomie dans une culture (à l’intérieur de ce domaine c’est moi qui décide), mais aussi par le respect « naturel» de la hiérarchie en place, en opposition avec la contestation systématique dans une autre culture.

le rapport à l’incertitude ;

Le rapport à l’incertitude est plus difficile à détecter et peut revêtir des formes différentes depuis le fatalisme dans une culture islamique (tout est écrit»), l’importance du rationalisme dans les sociétés européennes et américaines.

On pourrait dire que ces cadrans sont identiques, mais que les curseurs traduisant l’importance sont positionnés différemment d’une culture à l’autre.

 

Genève un monde pour vous.jpg

 

06:38 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Histoire, Monde, Nature, Politique, Science, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

04/01/2012

Un nouvel art de gouverner

Nos élus ont tendance à ne pas être représentatifs du corps électoral (niveau des revenus, d'instruction, classes sociales, etc.).

La composition socioprofessionnelle des députés étant une assez bonne illustration.

Dès lors, les intérêts des élus ne coïncident pas nécessairement avec ceux des électeurs.

Aujourd'hui, libérés des contraintes organisationnelles grâce aux nouvelles technologies, nous pouvons imaginer bien d'autres moyens de recueillir l'opinion des gens et, surtout, d'en faire bon usage.

L'électronique simplifie à la fois le recueil de suffrages et le dépouillement, instantané. L'internet permet à des groupes de pression citoyens de se constituer pour faire face aux lobbys.

L'initiative citoyenne prend ainsi tout son sens, et la volonté populaire toute sa dimension.

14:00 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Culture, Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique, Région, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

03/01/2012

L'homme est grand sous la contrainte...

Derrière l'idéologie de la « décroissance » il y a la volonté de contrôler les citoyens, de leurs fixer des quotas. Le projet de société sous contrainte est un projet intrinsèquement totalitaire.

Les communistes (avoués ou non avoués du PS et des Verts) ont compris que se déguiser avec un habit de lumière verte est aujourd'hui un excellent moyen de propager leur idéologie anti-liberté.

Ils utilisent le vert pour chercher à imposer une économie planifiée.

Certains élus essayent de faire évoluer les "Verts", ils font la promotion d'une écologie libérale (au sens noble) moderne, mais ils se heurtent à un obstacle : la moitié de la base des Vert est de sensibilité communiste, sans l'avouer.

Et le parti socialiste n'a jamais été capable d'évoluer du fait que la moitié de sa base est de sensibilité communiste, sans l'avouer.

10:01 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

30/12/2011

Penser 2012 en couleurs...

couleurs.jpgCe n’est pas un hasard si l’on :«voit rouge, rit jaune, devient verts de peur, bleus de colère ou blancs comme un linge ».

Les couleurs ne sont pas anodines, elles véhiculent des tabous, des préjugés auxquels nous obéissons sans le savoir, elles possèdent des sens cachés qui influencent notre environnement, nos comportements notre langage, notre imaginaire…

Les couleurs ont une histoire mouvementée qui raconte l’évolution des mentalités.

Dans la Rome antique, les yeux bleus étaient une disgrâce, au Moyen Âge, la mariée était en rouge, mais aussi les prostituées.

Nos produits de consommation, nos vêtements, nos voitures ; tout est régi par un code non écrit dont les couleurs ont le secret.

Les couleurs en disent long sur nos ambivalences.

Elles sont de formidables révélateurs de l’évolution de nos mentalités.

Pour 2012, elles annoncent l'optimiste, la liberté, le charme et la surprise. L'ambiance générale sera douce, chaleureuse, humaine et joyeuse.

 

20:15 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

28/12/2011

La partitocratie nous gagne…

Aujourd’hui, les attributions de l’Etat se sont considérablement étendues: elles englobent des pans entiers de la sphère sociale et interpellent beaucoup plus étroitement la vie économique.

L’Etat a donc été amené à multiplier les contrôles de nature formelle et de tolérer le développement de pouvoirs de fait, vastes, arbitraires et largement capillarisés dans la société.

Cette évolution n’est nullement condamnable en soi, mais elle implique une technicité accrue des interventions, que le personnel habituel, fauteur et bénéficiaire, n’est pas en mesure de prester, puisqu’il n’a pas été sélectionné pour ses compétences mais pour sa fidélité à des slogans, des doctrines simplistes ou une camaraderie de mauvais aloi.

Montesquieu insistait sur la séparation des pouvoirs, idéal à atteindre pour garantir les libertés citoyennes. En abattant toutes les cloisons entre ces pouvoirs, la partitocratie a annulé la démocratie au sens où l’entendait Montesquieu.

Par rapport à l’idéal démocratique, la partitocratie constitue donc une régression. Et non, comme elle le prétend trop souvent, son accomplissement définitif.

A la lecture des disciples contemporains de Marco Minghetti, je constate quelques tares à la partitocratie :

Première tare: Les “démocraties” multipartites ont œuvré pour que soient exclues de l’administration toutes les personnalités compétentes. Celles-ci se sont recyclées dans le secteur privé, affaiblissant du coup les pouvoirs réels de contrôle de l’administration étatique.

Deuxième tare: le personnel administratif est recruté trop exclusivement parmi les juristes, dont la tendance est de vénérer le formalisme juridique au détriment de toutes les autres démarches de l’esprit.

Depuis Minghetti, peu de choses ont changé en ce domaine.

Troisième tare: le personnel administratif, recruté par les instances partisanes, se ligue et intervient lourdement dans les mécanismes de la décision politico-admininistrative. Ou bloquent la machine étatique pour obtenir des avantages de toutes sortes, salariaux ou autres. Le risque est patent: aucun correctif aux dysfonctionnements ne peut plus être apporté, s’il é­gra­ti­gne, même très partiellement, les intérêts immédiats et matériels des fonctionnaires.

Quatrième tare: l’indépendance des juges est lettre morte. Les collusions entre élus de la classe politique et magistrats entraînent des alliances fluctuantes entre les uns et les autres, au détriment des simples citoyens non encartés et non politisés.

11:50 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

17/11/2011

Manque de reliance

pesonnes agée.jpg

Pour diverses raisons, notamment pour prendre soin du nombre croissant de personnes âgées, nous devons faire appel à une main-d’œuvre étrangère.

Mais nous manquons d’égards envers l’enrichissement que représente pour nous cette immigration. Il faudrait que nous ménagions un accueil positif à ces immigrants.

 

Et je dois constater tout le contraire.

 

Il semblerait que notre société soit devenue incapable d’intégrer les nouveaux venus dont elle a pourtant le plus grand besoin.

 

Nous ne mesurons pas bien l’aubaine que représente cette main-d’œuvre, nous multiplions envers elle des problèmes de reliance, faisant obstacle à son intégration, nous  imaginons des plans pour renvoyer ces immigrés chez eux.

16:09 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

11/11/2011

« Métropole lémanique » : la technocratie gouverne …

metro léman.jpg

« Métropole lémanique » présente un contenu socioéconomique incontestable mais sans institution politique. Cette réalité est donc bancale et la démocratie n’y trouve pas son compte.

« Métropole lémanique » ne c’est pas dotée d’institutions politiques démocratiques et se trouve ainsi gérée par une multiplicité d’acteurs aux intérêts souvent divergents. Les mesures imposer sont hors de portée des exécutifs et des législatifs municipaux.

 

Il arrive certes que des décisions prises dans ce contexte soient rapides, mais faute d’institution politique démocratique, les plus forts ont les mains libres, la technocratie gouverne...

De plus l’identité « Métropole lémanique » implique un sentiment d’appartenance et les opinions exprimées montrent que l’identité est aussi un facteur qui suscite jalousies et conflits.

08:22 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Economie, Général, Politique, Région, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

31/10/2011

Si le dogmatisme nous ordonne, le pragmatisme nous affranchit !

pragmatisme.jpg

Nos actions et réactions sont soumises à des réflexes dictés par notre éducation, nos sentiments, nos intuitions, le cadre de vie...

Mais au-delà de la sphère intime qui reste influencée et contrebalancée par nos émotions, j'aime considérer la vie politique comme une série de paris en duel : gauche ou droite, ville ou campagne, conservateur ou progressite, pragmatique ou dogmatique, etc.

Le choix n'est pas aisé et obéit à certaines règles : quel est l’enjeu ? Quel est le prix ?

La démarche de recherche scientifique aide beaucoup à démêler les errements politiques.

Toute question appelle à une analyse assez simple : cette question a-t-elle  déjà été posée et résolue avec succès ? Les solutions sont-elles applicables dans ce cas de figure ? Cela dépend-il d'un questionnement juridique ? Technique ? Déontologique ?

Si ce n'est aucun de ces cas de figure, c'est certainement un problème d'ordre éthique, qui s'accompagne souvent de beaucoup de questionnement et de mise à jour de notre système de valeurs.

La meilleure configuration est celle où le questionnement peut être posé avec recul et à froid, dans une atmosphère de confiance et de liberté de ton, de façon à balayer toutes les options et choisir la plus adaptée.

C'est long, délicat cela s’appelle le pragmatisme et c’est très efficace.

13:04 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

07/09/2011

Immigration & Culture

imigartion et culture.jpg

Après avoir longtemps été perçu comme un agent exclusivement économique, l’immigré et ses descendants, sont considérés comme des acteurs culturels et religieux qui, selon les interprétations, enrichit notre culture ou la met en péril.

Ainsi toute demande de reconnaissance culturelle et religieuse émanant des populations d’origine immigrée est perçue avec scepticisme. On redoute qu’il s’agisse d’attaques masquées contre l’État laïc.

Il est vrai que des revendications culturelles et religieuses (par exemple lieux de culte, parcelles dans les cimetières) émanent des populations d’origine immigrée. ,

Cela dit, ces revendications sont le signe d’une intégration et d’une volonté de participation à la société.

Toutefois, s’il ne faut pas exagérer l’importance et la portée de ces revendications, il est tout aussi dangereux de ne pas prendre en compte les formes diverses du radicalisme religieux en Suisse.

06:40 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Solidarité, Spiritualités, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

26/07/2011

Multiculturel ou interculturel

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Il n’existe pas à proprement parler de définition exhaustive: la plupart des dictionnaires se contentent pour ce qui concerne le multiculturel d’un « qui relève de plusieurs cultures » et d’un « qui concerne les rapports entre les cultures » pour l'interculturel.

 

Les notions de multiculturel et d’interculturel sont bien souvent abordées sans vraiment questionner leur véritable sens.

Dans le langage courant, ils sont couramment employés dans un sens équivalent qui recouvre en fait aussi des enjeux politiques et des conceptions différentes de la société.

 

Engagés dans de nombreuses batailles idéologiques, ils sont devenus porteurs de préférences idéologiques ou politiques et se sont ainsi chargés de jugements de valeur.

De mon point de vue, une société interculturelle invite au partage des savoirs, à la connaissance des coutumes de l’autre, à une imbrication et à une interpénétration mutuelles. Tandis qu'une société multiculturelle génère une juxtaposition des communautés d’où résultent rapidement une ghettoïsation des comportements et une séparation des idéaux.

09:10 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Médias, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook