17/08/2010

Corruption, la Suisse est-elle à l’abri ?

L'adoption récente, mars 2010, de la Loi sur l'organisation des autorités pénales de la Confédération (LOAP) a renforcé les instruments de la Suisse dans différents domaines de la lutte contre la corruption. Elle a, entre autres, clarifié la surveillance du Ministère public de la Confédération et introduit un cadre légal pour la protection des donneurs d'alerte.

Par ailleurs, les organes de révision sont plus étroitement associés à ces efforts et ils peuvent dès à présent signaler les soupçons de corruption aux autorités de poursuite lorsque certaines conditions sont remplies.

Cela étant dit, la corruption dans le secteur privé ne présente pas une gravité moindre que celle qui touche le secteur public. Le GRECO (Groupe d’Etats contre la Corruption)encourage les autorités suisses à reprendre et à compléter l’examen de la question de l’applicabilité des mesures d’enquêtes spéciales en relation avec la corruption dans le secteur privé.

Cette forme de corruption peut-elle constituer, dans des cas graves, une infraction sous-jacente au blanchiment de capitaux ?

+ d’informations :

Prévention de la corruption au sein de l’administration fédérale

GRECO- Rapport de conformité sur la Suisse

10:26 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Général, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

05/08/2010

Profitez de subventions, réduisez à long terme vos dépenses énergétiques et apportez une importante contribution à la protection du climat.

Prévu pour dix ans, Le Programme Bâtiments de la Confédération tire son premier bilan. Il montre que les propriétaires manifestent un vif intérêt pour l'assainissement énergétique de leur bien immobilier et pour un recours accru aux énergies renouvelables.

Les statistiques présentées dans le rapport semestriel portent sur les subventions apportées par la Confédération à l'assainissement de l'enveloppe des bâtiments de janvier à juin 2010.

Au 30 juin, environ 14'000 demandes ont été déposées, représentant un montant total de 123 millions de CHF. Quelque 7'500 demandes ont déjà été approuvées, pour un montant de subventions total d'un peu plus de 61 millions de CHF.

Mais les subventions versées à ce jour, de l'ordre de 430'000 CHF, ne concernent que 152 demandes. En effet, un projet de construction ne se réalise pas du jour au lendemain et, une fois l'accord obtenu, les maîtres d'ouvrage disposent de deux ans pour la mise en œuvre des mesures d'assainissement. Les subventions sont donc rarement versées immédiatement, et les requérants utilisent ce délai pour planifier soigneusement leur projet.

15:10 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse, Techno | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

28/07/2010

Domicile > travail ; moins de 10 km/jour…

Les nouvelles technologies nous permettent de réduire notre empreinte environnementale en répondant à nos besoins quotidiens par des solutions moins polluantes que celles que nous adoptons habituellement. La substitution est donc une piste que nous pouvons explorer

Ce principe trouve sa pleine logique lorsque le recours à une écotechnologie a pour conséquence de diminuer, par exemple, l’utilisation du transport automobile.

Ainsi le e-shopping, le télétravail ou les substituts à la voiture thermique sont des moyens de minimiser notre impact écologique. Mais le débat autour de ces derniers n’est pas clos.

Vélos, voitures, scooters électriques sont présentés comme des solutions technologiques envisageables et réalistes : selon l’OFS, nous travaillons en effet à moins de 9 km de notre domicile et nous pourrions donc tout à fait utiliser des transports non-thermiques, ne rejetant pas directement de C02.

Selon la REMP, 51,3% utilisent encore leur voiture/moto pour aller travailler, contre seulement  28,2% les transports en commun et 8,4% le vélo.

Mais plusieurs questions restent entières, notamment celles des pollutions liées à la fabrication de batteries et de l’origine de l’électricité….

17:19 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Développement durable, Economie, Général, Genève, Médias, Politique, Région, Suisse, Techno, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

20/07/2010

Les économistes n’aiment pas la démocratie.

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Les économistes, pour affirmer leur emprise et éteindre tout débat, ont cru possible de se détacher entièrement de la politique et du droit. Ils ont prétendu pouvoir construire une physique sociale, hors de tout lien avec le réel. Ils n’ont fait que transformer l’économie en une religion moderne, avec son Paradis et son Enfer, ses prêtres et son Inquisition.

Mais le réel a fini par les rattraper.

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09:47 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

08/07/2010

Genilem ; une perle se meurt !

Coup sur coup deux articles, l’un du Temps (à lire ici), l’autre de l’Agefi, mettent en cause la gestion de Genilem*

Et à raisons. Plusieurs éléments y concourent…

1.   La désignation à la présidence de l’ancien député Pierre Kunz, qui a mener « une guerre de tranchée » contre l’ex-directeur jusqu’à l’obtention de son départ, fut la première erreur. Faisait-il de l’ombre au nouveau Président ? Sûrement, tellement il était apprécié par les divers partenaires. Et dans l’article du Temps, le camarade politique du Président (Jacques Jeannerat,  directeur de la Chambre de Commerce, député radical et membre du Conseil de Genilem) ne peut s’empêcher de dénigrer. Pas joli, Jacques !

 

2.   La nomination de Philippe Gaemperle au poste de directeur est une erreur de casting. Au-delà de ses compétences professionnelles indéniables, il lui manque les connaissances du tissu socio-économique genevois, il n’as pas su saisir sa chance.

 

3.   Un turn-over important ; + de 30% en moins d’une année aurait du éveiller la curiosité du Comité.

 

4.   L’engagement d’un médiateur afin de faciliter les relations entre le directeur et certains collaborateurs.

Si le Comité veut sauver cette perle, il est temps de «démissionner» le Président et de remplacer le directeur.

*Créée en 1995, Genilem à pour objectif d'augmenter les chances de succès d'entreprises en démarrage. www.genilem.ch

08:35 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Formation, Général, Genève, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

07/07/2010

Le PDC favorise la discrimination !

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A la lecture de l’article d’Elisabeth Eckert du 7 juillet (disponible ici) « Avec les JEDI, Genève  un véritable élan à l’innovation », je me rends compte que c’est à une véritable discrimination économique qui est annoncée.

Cette loi, dont la journaliste oublie de préciser que l’un des deux initiant est vice-président du PDC, l’autre étant le député PDC Guillaume Barrazone, est inique et taillée sur-mesure pour «faciliter» la vie d’un cadre du PDC.

Je me demande comment interpréter le terme « innovant » ; seul les «BioTech» ou les « CleanTech » le sont ? Les entreprises appartenant au secteur de l’économie sociale et solidaire peuvent-elles aussi être innovantes ?

Si une loi doit favoriser les jeunes entreprises, cette loi doit être appliquée à l’ensemble des jeunes entreprises. Si une loi permet, pendant 10 ans, de bénéficier d’allégements fiscaux, cette loi doit être étendue à l’ensemble des personnes morales…

Simple principe démocratique !

De plus pour bénéficier du statut de «JEDI », c’est le Dares, dirigé par le PDC Pierre-François Unger qui doit donner le feu vert…

DITES-MOI QUE JE REVE !

 

08:25 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

05/07/2010

L’environnement contribue au PIB...

La protection de l’environnement est aussi un facteur économique qui crée des emplois. Elle contribue pour quelque 6,7 milliards de francs au PIB, ce qui correspond à environ 61’000 emplois à plein temps. Si l’argent, au lieu d’être consacré à la protection de l’environnement, était dépensé autrement, la création de valeur ne serait pas plus élevée.

Par contre, il y aurait 13’000 emplois à plein temps en moins !

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10:04 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique, Science, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

29/06/2010

Existe-t-il une corrélation entre sport et croissance économique ?

L'intérêt des économistes pour les grandes manifestations sportives est un phénomène relativement récent, motivés par les énormes investissements publics qui attirent certains types de manifestations, principalement des Jeux olympiques et la Coupe du monde de football, et les flux économiques qu'ils génèrent.

Quelques indicateurs statistiques révèlent que la France, après l’organisation de la Coupe du Monde de football et le titre conquis en 1998, a connu à une croissance économique de plus de 3% pendant les 3 années suivantes.

Huit ans plus tard, en 2006, l'Italie (championne du monde) est passée d'une croissance de 0,1% à 1,9%.

Etait-ce une coïncidence ou les succès sportifs contribuent à améliorer la santé de l'économie?

Aucune étude ne permet de valider ces interprétations.

Cependant, il est clair que l’organisation d'un événement sportif mondial permet de renouveler et de moderniser l'image d'un pays ou d'améliorer l'estime de soi de ses citoyens, mais ces résultats appartiennent à la vaste gamme d'avantages immatériels.

Pour faciliter l’interprétation des avantages immatériels, Simon Anholt, consultant britannique, a développé le concept de Nation Branding (marque du pays), qui a conduit à son tour à l'index Nation Branding (NBI).

 

10:59 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Sports, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

28/06/2010

Faut-il prendre en compte la dette des ménages privés dans le calcul de la dette nationale ?

Prendre en compte la dette des ménages privés dans le calcul de la dette nationale sera une proposition que la Commission Européenne proposera ce mercredi à Bruxelles.

Selon la Banque National Suisse (BNS), la dette des ménages auprès des seuls établissements bancaires est de 435,07 milliards. Soit près du double de la dette publique (224, 72 milliards). Et près de 20% des ménages cumulent deux emprunts ou davantage !

En 2009, la consommation privée représentait 58,2 % du PIB (11.3% pour la consommation publique et 11,3% pour les investissements).

Pour rappel, le critère de Maastricht fixe le niveau d’endettement maximum à 60% du PIB et le taux de déficit à 3%.

11:15 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

25/06/2010

1.5 % des dépenses publiques pour la Culture, seulement !

Le montant total des dépenses publiques en faveur de la culture a été de 2,24 milliards de francs en 2007.

Les communes, premier niveau de soutien à la culture dans notre pays, y ont participé à hauteur de 46% soit, les cantons de 39% et la Confédération de 15%.

Rapporté à la population, le soutien public à la culture correspond à une participation de 294 francs par habitant.

A relever que le canton de Bâle-Ville arrive ici en tête de liste avec 777.-par habitant et à Genève la participation est de 696.-

 

Sources: OFS, téléchargez !

10:14 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Economie, Général, Genève, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

21/06/2010

A-t-on besoin d’un master pour accompagner des enfants à l’école ?

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Il convient de rappeler que la voie d'apprentissage d'assistant socio-éducatif représente la possibilité bienvenue pour bon nombre de jeunes d'accéder à une profession et de bénéficier d'une formation de qualité.

Grâce à cette formation largement diversifiée, les élèves libérés de la scolarité obligatoire peuvent désormais, s'ils le souhaitent, embrasser sans transition un métier du social

L'introduction de cette voie de formation a permis aux structures d'accueil de pouvoir engager des personnes en voie de formation en lieu et place de stagiaires, non formées et mal rémunérées.

L'assistant socio-éducatif accompagne ces personnes sur le plan physique ou mental, qui requièrent une aide particulière dans l'accomplissement de leurs activités quotidiennes.

Il l’aide à satisfaire ses besoins ordinaires (alimentation, soins de base, déplacements), le stimule à développer ses relations sociales et à améliorer sinon à maintenir son autonomie.

Je ne comprends pas pourquoi il faut avoir un diplôme universitaire pour accomplir ces tâches !

Et pourtant, c’est la revendication de la manifestation organisée par le Sit (Syndicat  interprofessionnel des travailleuses et travailleurs) « contre le démantèlement des exigences en matière de formation »

 

 

08:46 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

18/06/2010

Prime au « potentiel »

Les nouvelles formes de travail requièrent des gens qui circulent aisément d’une tâche, d’un poste de travail ou d’un endroit à l’autre.

Cela tient en partie au déplacement de la demande sur le marché mondial ; les organisations doivent changer de fonctions, de stratégies et de produits à bref délai.

La capacité d’apprendre les nouvelles choses prend vite plus d’importance que la faculté d’approfondir toujours plus un problème ou un ensemble de données existant.

Et comme cette faculté vaut davantage qu’un savoir fixe, le potentiel d’apprentissage est plus utile que les acquis passés : c’est la prime économique au « potentiel».

07:52 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Formation, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/06/2010

Bonus : 15'903.- par mois !

Un quart des personnes salariées environ touche des bonus en Suisse.

La part des bonus versés en 2008 s’est élevée en moyenne à 4,8% de la masse salariale totale.

Parmi les cadres supérieurs, 30% en bénéficient, alors que cette part est de 39% chez les cadres moyens et de 36% chez les cadres inférieurs. La proportion de personnes touchant des bonus parmi le personnel sans fonction de cadre est de 23%.

Parmi les cadres supérieurs qui touchent des bonus, le record revient aux banques où les bonus versés s’élèvent à 15’903 francs par salarié et par mois.

Sources : L’enquête suisse sur la structure des salaires 2008 (OFS) disponible en téléchargement (ICI)

08:51 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

14/06/2010

Recherche et développement : la Suisse reste dans le peloton de tête

La Suisse reste dans le peloton de tête en comparaison internationale

Avec des dépenses totales de recherche et développement représentant 3% de son PIB, la Suisse est dans le peloton de tête des pays consacrant le plus de ressources à ce type d’activité.

Elle apparaît au 6ème rang en 2008, derrière Israël, la Suède, la Finlande, le Japon et la Corée du Sud.

Le rang de la Suisse reste stable dans le temps, puisqu’elle pointait au 7ème rang en 2000 et au 5ème rang en 2004.

Avec 16,3 milliards de francs en 2008, les dépenses de recherche et développement atteignent un nouveau sommet en Suisse.

La forte progression (+24%) par rapport à 2004 est due surtout à l’engagement des entreprises privées, qui, avec un montant de près de 12 milliards de francs (+24% par rapport à 2004), sont le principal moteur des activités de recherche et développement en Suisse.

Le deuxième acteur significatif est le secteur des hautes écoles, qui a dépensé un peu plus de 3,9 milliards de francs (+31% par rapport à 2004)

Si l’Etat (Confédération et cantons) n’a qu’une importance secondaire dans la réalisation (dépenses intra-muros) de recherche et développement en Suisse, il joue un rôle très important dans le soutien de ce type d’activité.

En effet, par le biais du financement des hautes écoles, le montant des dépenses de recherche et développement financées par le secteur public s’élève à près de 3,2 milliards de francs.

Source : OFS, télécharger ici.

16:01 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Science, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

L'Or bleu...

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L'eau, une denrée rare. La prise de conscience est lente, mais réelle.

Quelques années de sécheresse des nappes phréatiques et les débats internationaux sur le réchauffement climatique ont provoqué un déclic…

Environ 1,4 milliard de personnes sont privées d’eau potable, alors que d’autres la gaspillent.

L’agriculture intensive conduit à une consommation incontrôlée et à une pollution sans précédent. Au lieu de promouvoir de nouveaux modes de vie, les gouvernements des pays riches se lancent dans des projets pharaoniques (USA/Canada).

 

Quelques chiffres pour comprendre…

 

Cycle de l’eau :

79 % du total des précipitations terrestres tombent sur les océans, 2 % sur les lacs et 19 % seulement sur les terres émergées. 2 200 km3 (2 %) s’infiltrent dans nos nappes souterraines.

Globalement, les deux tiers des précipitations environ retournent dans l’atmosphère. D’un point de vue régional, l’Amérique latine est la plus riche en eau, avec environ un tiers des ruissellements mondiaux. L’Asie vient ensuite, avec un quart des ruissellements, suivie par les pays de l’OCDE (20 %), l’Afrique subsaharienne et l’ex-Union soviétique, chacune avec 10 %. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont les moins bien lotis (1 % seulement des ruissellements mondiaux).

 

Principaux utilisateurs :

En volume utilisé, les dix principaux pays consommateurs d’eau sont l’Inde, la Chine, les États-Unis, le Pakistan, le Japon, la Thaïlande, l’Indonésie, le Bangladesh, le Mexique et la Fédération de Russie.

La consommation nationale s’échelonne de 646 km3/an en Inde à moins de 30 km3/an au Cap-Vert ou en République centrafricaine.

99 % des 4 000 km3/an prélevés pour l’irrigation, les besoins domestiques, l’industrie et l’énergie proviennent de sources renouvelables, qu’elles soient superficielles ou souterraines. Le reste (1 %) provient d’aquifères fossiles non renouvelables, situés pour l’essentiel dans trois pays : l’Arabie saoudite, la Libye et l’Algérie.

Les eaux souterraines représentent déjà 20 % du total des prélèvements, qui augmentent rapidement, surtout dans les zones arides. Les ponctions dans les nappes phréatiques ont été multipliées par 5 au XXe siècle.

 

Maladies liées à l’eau :

L’approvisionnement en eau – qu’il s’agisse de l’eau utilisée pour la consommation humaine, de celle utilisée pour l’assainissement ou la production alimentaire – reste insuffisant dans une large partie du monde en développement : plus de 5 milliards de personnes (67 % de la population mondiale) n’auront sans doute toujours pas accès en 2030 à un système d’assainissement décent.

Près de 340 millions d’Africains n’ont pas accès à une eau potable salubre et près de 500 millions ne bénéficient d’un système d’assainissement décent.

80 % des maladies des pays en développement sont liées à l’eau : elles font chaque année près d’1,7 million de morts.

On estime à 3 millions le nombre de personnes qui meurent prématurément chaque année de maladies liées à l’eau dans les pays en développement.

5 000 enfants décèdent chaque jour de diarrhée, soit un toutes les 17 secondes.

1,4 million d’enfants meurent de diarrhée chaque année, des décès qui pourraient souvent être évités.

Près du dixième des maladies dans le monde pourraient être évitées en améliorant l’approvisionnement en eau, l’assainissement, l’hygiène et la gestion des ressources en eau.

Eau et alimentation :

L’eau est indispensable à la production alimentaire. L’agriculture est de loin le premier utilisateur d’eau, absorbant quelque 70 % de la consommation totale.

Les usages industriel et domestique ne représentent respectivement que 20 % et 10 % seulement de la consommation totale d’eau.

Les surfaces irriguées ont doublé et les prélèvements d’eau ont triplé depuis 50 ans.

Si l’agriculture n’améliore pas sa façon d’utiliser l’eau, la demande mondiale pour ce secteur passera, selon toute probabilité, de 70 à 90 % de la consommation totale (Comprehensive Assessment of Water Management in Agriculture, 2007)

Les besoins journaliers en eau vont de 2 000 à 5 000 litres d’eau par personne et par jour.

La question à se poser n’est pas « combien d’eau buvons-nous ? » (une moyenne de 2 à 5 litres par jour dans les pays développés), mais plutôt « combien d’eau mangeons-nous ? » (3 000 litres par jour dans les pays riches, selon une estimation).

Il faut en effet 800 à 4 000 litres d’eau pour produire un kilo de blé et 2 000 à 16 000 litres d’eau pour produire la même quantité de viande de boeuf.

En 2002, la Suède a consommé 76 kg de viande par personne et les États-Unis 125 kg.

On estime que le consommateur chinois, qui mangeait 20 kg de viande en 1985, dévorera plus de 50 kg en 2009. La demande de céréales va augmenter en conséquence. Or il faut 1 000 litres d’eau pour produire 1 kg de céréales. Cela signifie qu’il faudra 390 km3 d’eau supplémentaires pour couvrir ces nouveaux besoins.

 

Croissance démographique :

Estimée aujourd’hui à 6,8 milliards, la population mondiale croît d’environ 80 millions chaque année. La demande d’eau douce devrait donc augmenter aussi, d’environ 64 milliards de mètres cubes par an.

On estime que 90 % des 3 milliards d’habitants qui s’ajouteront à la population du monde d’ici 2050 se trouveront dans les pays en développement, principalement dans des régions où, actuellement, la population ne bénéficie pas d’un accès correct à l’eau potable et à l’assainissement.

Plus de 60 % de l’accroissement démographique entre 2008 et 2010 se produira en Afrique subsaharienne (32 %) et en Asie du Sud (30 %), qui, à elles deux, devraient abriter la moitié de la population mondiale en 2100.

 

Migrations :

Les estimations sur le nombre de personnes qui pourraient être déplacées à cause de facteurs liés à l’eau varient de 24 millions à 700 millions.

07:40 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

10/06/2010

Le capitalisme a-t-il encore besoin de la démocratie ?

Le paradigme qui associait liberté et capitalisme s’est dissous.

D’une part, la droite néolibérale a élaboré, sous l’influence des «néoconservateurs américains», une idéologie plaçant la priorité sur le maintien de l’ordre social institué.

D’autre part, la montée impressionnante de l’économie chinoise dans un contexte de répression continue et de parti unique a habitué les esprits à ce découplage possible entre libertés publiques et dynamisme économique.

Ainsi, la démocratie devient antinomique avec les buts recherchés par les néolibéraux: elle favorise la contestation des privilèges indus, elle alimente la remise en cause des pouvoirs illégitimes, elle pousse à l’examen rationnel des décisions.

Elle est donc de plus en plus dangereuse, dans une période où les dérives nuisibles du capitalisme deviennent plus manifestes.

09:13 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

01/06/2010

Croissance/emplois… Mécanisme enrayé !

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L’idéologie selon laquelle la solution à la crise est la croissance, qui serait l’unique moyen de lutter contre la pauvreté et le chômage et qui permettrait d’élever le niveau général de richesse, est remise en cause…

Aujourd'hui la croissance ne crée pas suffisamment d’emplois, même en Chine où, malgré une extraordinaire expansion du PIB, 10 millions d’emplois nouveaux seulement apparaissent chaque année quand  20 millions de personnes se présentent sur le marché du travail !

Jan Somavia, directeur général  du Bureau international du travail (BIT) explique que la théorie des marchés veut que la croissance crée de la richesse, laquelle est redistribuée par les créations d’emplois, qui alimentent la consommation, ce qui génère des investissements nouveaux et donc le cycle de production.

Mais à partir du moment où le lien entre croissance et emploi est coupé, ce cercle vertueux ne fonctionne plus comme il devrait.

 

09:16 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

22/05/2010

Classe moyenne au ventre de plus en plus mou

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La classe moyenne constitue un ventre de plus en plus mou dans notre société. Elle qui fut naguère le centre de gravité d’un certain capitalisme « social » dont l’âge d’or était centré autour des années 60.

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10:11 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

15/05/2010

Notre planète ne peut pas être qu’une « Gesellschat » !

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Dans une dictature, l’argent sert à acheter les armes et à payer la police et l’armée qui permettent de se maintenir au pouvoir.

En démocratie, l’argent permet de se faire réélire, en procurant des avantages matériels aux secteurs de la société dont le soutien électoral est indispensable.

Mais en règle générale, les gouvernements ne prennent aucune mesure qui irait à l’encontre des intérêts d’un secteur industriel puisant, aussi destructrices que puissent en être les activités, à moins d’y être contraints par la pression de l’opinion publique. .

Malheureusement, les grandes entreprises détiennent le quasi-monopole de l’argent. D’où l’alliance inévitable entre le gouvernement et l’industrie.

Le résultat inéluctable est que pratiquement aucun choix politique important n’est effectué aujourd’hui parce qu’il est humainement, socialement ou écologiquement souhaitable, mais plutôt parce qu’il sert les objectifs des «associations à but particulier».

Ce sont ces "politiques" qui sont en train de rendre la planète inhabitable.

 

08:16 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Culture, Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Nature, Politique, Science, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

14/05/2010

L’état est extérieur à la société. C’est une "Gesellschaft" !

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L’état est extérieur à la société. C’est une Gesellschaft, une organisation à but singulier, presque exclusivement préoccupée par la défense de ses intérêts à court terme, et qui ignore invariablement les besoins réels de ceux qu’elle est censée gouverner.

Malheureusement. Nous avons été conditionnés à considérer la prolifération des services étatiques comme le signe du progrès  social et économique. Plus l’état en procure aux citoyens, plus ils s’imaginent jouir d’un niveau de vie élevé.

Cette perception est conforme au dogme selon lequel tous les bienfaits sont produits par l’homme, et attribuables au progrès économique.

Elle cadre aussi avec la croyance contemporaine dans la compétence et le savoir scientifiques et techniques, qui attribue aux services de l’état une supériorité sur ceux de la famille et de la communauté.

Plus l’état délègue de prérogatives aux experts, moins l’individu agit en citoyen, plus il se comporte en client. Il en va ainsi à peu près dans tous les secteurs d’activité et ce phénomène affecte tous les aspects de la politique sociale.

07:20 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Politique, Science, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook