18/08/2009

Le phénomène « low cost »

L’explosion des produits et services « low cost » a démocratisé la consommation. Mais il forme le nid de la précarité et menace l’innovation.

Pour que nous puissions acheter un billet Genève-Barcelone à 30.- ou un yogourt « premier prix » 40% moins cher que d’autres presque identiques, les entreprises qui les proposent doivent rogner sur les coûts.

S’il est difficile de rencontrer de l’innovation technologique dans ces produits, le « low cost » ne signifie pas produit de moindre qualité, car les secteurs comme l’aéronautique ou l’alimentaire sont très surveillés.

Développé par les compagnies aériennes, le « low cost » est une belle opportunité pour le consommateur, près de 40% des Suisses voyagent en « low cost », mais nombres des collaborateurs de ces entreprises sont précarisés.

Et la qualité du service offert par ces compagnies « low cost » commence à éveiller la curiosité des associations de défenses des consommateurs…

Une étude Ernst & Youg présente les principales motivations de baisses des coûts pour les entreprises :

Compétivité : 55%, Rentabilité : 50%, Globalisation : 31%, Demande de la direction : 29%, Amélioré les structure financière : 20%

08:04 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Culture, Economie, Général, Genève, Jeux de mots, Loisirs, Monde, Suisse, Techno, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élection, candidat, élections, grand conseil, genève | |  Facebook

16/08/2009

A quoi sert la taxe sur le tourisme ? A rien !

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A la lecture de l’édition dominicale du quotidien organe, je suis navré de constaté l’incompétence de l’Office du Tourisme de Genève, bénéficière unique de la taxe sur le tourisme.

C’est le 1er janvier 1994 qu’est entrée en vigueur une nouvelle taxe, à charge des commerçants, pour assurer le développement du tourisme par l´Office du Tourisme de Genève.

Les buts sont :

a) développer un tourisme de qualité correspondant à la demande, mettant en valeur les richesses naturelles et historiques, les événements culturels et sportifs ainsi que les traditions du canton de Genève.

b) stimuler la promotion du tourisme pour Genève,

c) soutenir l’économie par le développement du tourisme.

C’est donc, par un manque d’informations claires, relatives aux précautions à prendre destinées à nos hôtes, que l’Office du Tourisme de Genève met en danger les points b et c.

Pour rappel, certains commerces assurent plus de 50% de leurs chiffres d’affaires pendant la période estivale

Il est temps, avec les produits de la taxe sur le tourisme, de mettre en place une brigade touristique active entre juin et septembre.

 

 

11:29 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Culture, Economie, Général, Genève, Loisirs, Médias, Monde, Musique, Région, Sports, Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : élection, candidat, élections, grand conseil, genève | |  Facebook

09/08/2009

L'esprit de la loi sur l’Assurance Invalidité (AI) bafoué dans la pratique

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En vigueur depuis 1960, la loi sur l'assurance-invalidité (AI) poursuit 3 objectifs, clairs et précis, ils préconisent d'abord de prévenir, réduire ou éliminer l'invalidité grâce à des mesures de réadaptation appropriées.

Ensuite, de compenser les effets économiques permanents de l'invalidité en couvrant les besoins vitaux.

Enfin, d'aider les assurés à mener une vie autonome.

On le voit, le principe «la réinsertion prime la rente» figure depuis le début dans la loi originelle.

Et les récentes révisions 4ème et 5ème ainsi que la 6ème en préparation insistent très fortement sur cet aspect.

Mais, j’exprime quelques doutes…

A la lecture des deniers chiffres disponibles, les rentes représentent près de 60% des dépenses, plus 6% pour les frais administratifs, il reste moins de 35% pour aider les assurés à mener une vie autonome.

Difficile dans ces conditions de mettre en place des mesures de réadaptation appropriées et d’assurer l’adaptation des places de travail, la mobilité nécessaire, afin de favoriser le maintien ou le retour en emploi personnes assurées.

De plus des maladies considérées comme invalidantes ne le sont plus et des nouvelles sont apparues.

Qui aujourd’hui en a une vision globale de cette assurance sociale ?

 

13:41 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élection, élections, grand conseil, genève | |  Facebook

07/08/2009

Ecologie et appareils en veille

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L'écologie et les économies d'énergies qui vont de pair sont désormais au cœur des préoccupations de la plupart des fabricants d'électronique, qui répondent notamment à une réalité économique.

Force est de constater que la crise économique que nous traversons a accéléré une prise de conscience par le plus grand nombre, de l'entreprise qui doit réaliser des économies d'échelle à l'individu qui craint pour sa descendance.

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11:16 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Nature, Politique, Science, Suisse, Techno, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élection, élections, grand conseil, genève | |  Facebook

30/07/2009

Deus sive oeconomia

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Si la vie d’un état repose sur une économie de la communication, qui repose elle-même sur une économie des affects, la politique tient bien davantage à la gestion des affects qu’à la construction d’une société idéalement rationnelle.

08:31 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

29/07/2009

Maintenant, un autre monde est possible

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Pour passer d’une époque de changement à un changement d’époque, il est indispensable que se produise une réaction de la société.

Nous ne pouvons plus rester impassibles, spectateurs et simple témoins de ce qu’il se passe…

Nous devons participer, activement, pour que les gouvernements soient authentiquement démocratiques, qu’ils activent la volonté de la majorité des citoyens, écoutent et respectent toutes les opinions.

La crise et le leadership d’Obama sont une opportunité pour changer de paradigme, pour concevoir que les valeurs de liberté, d’égalité et de solidarité supplantent celles du « culte du marché ».

« Nous avons la capacité de réaliser le monde dont nous rêvons, si nous avons la volonté de prendre un nouveau départ ».

Barack H. Obama. Le Caire, 4 juin 2009.

 

20/07/2009

La démocratie est-elle compatible avec le néolibéralisme ?

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Le néolibéralisme comme rationalité politique a lancé un assaut frontal contre les fondements de la démocratie libérale, détournant ses principes (constitutionnalité, égalité devant la loi, libertés politiques et civiles, autonomie politique, universalisme) vers les critères du marché, les ratios coûts/bénéfices, l’efficacité, la rentabilité.

C’est par cette rationalité néolibérale que les droits, l’accès à l’information, la clarté et la responsabilité du gouvernement, le respect des procédures sont facilement détournés ou mis de côté.

Et surtout, c’est ainsi que l’État cesse d’être l’incarnation de la souveraineté du peuple pour devenir un "système où se traitent des affaires".

La rationalité néolibérale façonne chaque être humain, chaque institution, y compris l’État, sur le modèle de l’entreprise, et remplace les principes démocratiques par ceux de la conduite des affaires dans toute la vie politique et sociale.

07:36 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

14/07/2009

Sortie de crise avec Calvin

« Penser à long terme, épargner pour les générations futures, sobriété et éthique professionnelle ».

Ces valeurs léguées par le réformiste protestant sont encore d’actualités, 500 ans plus tard, pour sortir de la crise économique, elles peuvent servir de combustible pour alimenter le capitalisme d’aujourd’hui.

Il faut toutefois rester attentif aux nouveaux signes de puritanisme qui peuvent resurgir…

Pour rappel, Jean Cauvin, dit Calvin, s’est confronté à l’église romaine dans sa lutte contre la corruption qui gangrenait le clergé.

 

13:55 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

12/07/2009

Le gratuit, créateur de richesse ?

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Le gratuit est le symptôme de l’importance des effets de réseau, car dans l’économie moderne la production ne correspond plus aux besoins.

 

Aujourd’hui de plus en plus de produit intègrent une dimension informationnelle, et la création du désir, la soif de produits à fortes symboliques sociales sont le cœur de l’activité économique.

 

Le gratuit est avant tout un instrument de création de marchés.

 

Le gratuit est un outil économique, il sert à amorcer des clients, c’est un appât !

 

A qui profite le gratuit ?

 

Mais le gratuit peut aussi générer de la valeur.

 

La gratuité, le don, l’insouciance, le plaisir, la recherche désintéressée, la poésie créent de la valeur.

 

Et l’on peut affirmer  que l’inutile crée de l’utilité, que la gratuité crée de la richesse, que l’intérêt ne peut exister sans le désintéressement.

 

Et si la fourmi n’était rien sans la cigale !

 

 

09:57 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Culture, Economie, Général, Monde, Politique, Suisse, Techno, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

08/07/2009

Savoir rester zen, nouveau critère de recrutement

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Les RH préfèrent les candidats qui peuvent faire valoir une « vie équilibrée ».

Mais comment définir cette valeur indéfinissable, et discriminatoire entre toutes : l’équilibre personnel ?

C’est un couple sans nuages, des enfants premiers de la classe, un physique de sportif sans failles, un mental de gagnant sans échecs ? 

Et tout ça tout avec le plus grand naturel et sans jamais mentir !

Au point d'avoir une image lisse au point de ressembler parfois à une image pieuse …

Peut-être que le fin mot de cette frénésie de normalité réside dans l’attention portée, de plus en plus, à tout ce qui touche au mal-être au travail.

Mises au pied du mur et contraintes de gérer la vulnérabilité de leurs collaborateurs, les entreprises n’ont pas mis longtemps à faire d’une supposée résistance au stress un nouveau critère recrutement.

Pour avoir le droit de travailler, désormais, vous devez prouver que vous saurez rester serein.  

08:08 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Général, Genève, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

05/07/2009

Les multinationales du BRIC à la conquête du monde

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A la chute de Lehman Brothers, Washington à convoqué d’urgence une réunion du G-20 afin de signifier la fin du G-8.

Cette réunion a marqué aussi une nouvelle phase de la globalisation qui voit l’irruption des multinationales des pays émergents (BRIC).

Elles représentent déjà 15% des entreprises répertoriées par le Fortune Global 500. Et si aujourd’hui vous souhaitez vivre dans la ville qui dénombre le plus d’entreprises multinationales, il faut choisir Pékin !

Actuellement, PetroChina bénéficie de la plus grande capitalisation boursière, et les bourses de Hong-Kong et du Brésil ont dépassé les valorisations de celles de Londres et New-York et l’on compte désormais huit entreprises des pays émergents dans les 20 premières capitalisations boursières mondiales.

On trouve des entreprises indiennes, comme Infosys ou Wipro, leaders mondiaux dans leur secteur et Tata est considérée comme l’entreprise la plus innovante du monde, plus de 1'000'000 d’indiens ont commandé une Nano, pendant que la nationalisation de GM se poursuit.

Les entreprises brésiliennes partent aussi à la conquête du monde : Embraer dans le domaine de l’aviation, TV Globo dans celui des media et Unibanco est devenu la dixième banque mondiale !

Les Russes partent à l’assaut du secteur de l’énergie avec des géants issus des secteurs de l’énergie et des mines, comme Gazprom, Rosneft et Lukoil.

Il ne faut pas oublier Telmex et America Movil qui ont repris les activités de Bell Canada, MCI WorldCom et AT&T pour l’Amérique latine.

Les multinationales des pays émergent ont plus de réactivités et d’adaptabilités pour survivre dans un monde où les règles du jeu ont changé.

09:45 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Général, Monde, Politique, Science, Techno | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

30/06/2009

La fin du capitalisme de casino

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Avec la condamnation de Bernard Madoff à 150 ans de prison, un juge fédéral met fin à une époque de dérégulation financière néoconservatrice initiée par Ronald Reagan et Margareth Thatcher et conclue sous l’ère Bush.

La responsabilité pénal d’un délit est toujours dévolue à une personne, jamais à un contexte ou à une circonstance. Mais c’est bien le contexte qui a favorisé les pratiques délictueuses de Bernard Madoff.

La responsabilité politique est engagée dans ce fiasco financier, engagée par le manque de régulation, par un capitalisme de casino sans loi.

Reste maintenant au G-20 de l’ère Obama a définir une supervision adéquate pour l’ensemble des compagnies financières.

Si cet objectif est atteint, au moins le scandale Madoff aura servi à quelque chose !

 

09:28 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

29/06/2009

Manque de liquide dans les veines du système…

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Un des problèmes majeur de la crise est le manque de liquidités pour les entreprises.

Pour palier à cette carence la Banque centrale Européenne a lancé la plus grande injection monétaire de son histoire, soit plus de 400'000 millions d’euros, suivi par la FED (Réserve fédérale) qui a acheté, massivement, des bons du Trésor.

Selon le FMI, la dette publique dans les 10 pays les plus riches de la planète dépasse les 78% de leur PIB !

A ce rythme, nous atteindrons rapidement les 100%.

Depuis la seconde guerre mondiale, jamais, tant de gouvernements ont perdu autant d’argent en si peu de temps.

Si la dette publique est le principal antidote pour corriger les pires effets de cette récession qui conjugue ; chômage, manque d’investissement qui paralyse notre système productif.

Mais cette dette verra l’émergence d’autres problèmes que nous devrons résoudre : insolvabilité des pays les plus pauvres, inflation…

Et la sortie de crise devra passer par une diminution du train de vie des administrations, suivie par une augmentation des impôts.

Nous devons nous y préparer !

10:33 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Manque de liquide dans les veines du système…

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Un des problèmes majeur de la crise est le manque de liquidités pour les entreprises.

Pour palier à cette carence la Banque centrale Européenne a lancé la plus grande injection monétaire de son histoire, soit plus de 400'000 millions d’euros, suivi par la FED (Réserve fédérale) qui a acheté, massivement, des bons du Trésor.

Selon le FMI, la dette publique dans les 10 pays les plus riches de la planète dépasse les 78% de leur PIB !

A ce rythme, nous atteindrons rapidement les 100%.

Depuis la seconde guerre mondiale, jamais, tant de gouvernements ont perdu autant d’argent en si peu de temps.

Si la dette publique est le principal antidote pour corriger les pires effets de cette récession qui conjugue ; chômage, manque d’investissement qui paralyse notre système productif.

Mais cette dette verra l’émergence d’autres problèmes que nous devrons résoudre : insolvabilité des pays les plus pauvres, inflation…

Et la sortie de crise devra passer par une diminution du train de vie des administrations, suivie par une augmentation des impôts.

Nous devons nous y préparer !

10:33 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

23/06/2009

Comment ruiner le monde; deux fois !

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La crise de 1929 et celle que nous vivons actuellement partagent une caractéristique commune ; elles furent engendrées par des erreurs d’hommes politiques et des banques centrales.

La crise qui c’est emparée du monde à l’été 2007 n’est pas le résultat d’une faillite du capitalisme mais belle et bien le produit d’une cascade d’erreurs humaines, d’opportunités manquées et d’une certaine culture de l’irresponsabilité.

Si nous devons l’essentiel de la crise actuelle à deux hommes, Allan Greenspan, ancien gouverneur de la banque Centrale américaine et George Bush, junior.

Il est utile de rappeler que cinq hommes ont pris entre 1920 et 1933 des décisions clés qui ont mené le monde au bord de la faillite, les banquiers centraux des Etats-Unis (Benjamin Strong), du Royaume Unis (Montagu Norman), de France (Emile Moreau) et d’Allemagne (Hjalmar Schnacht), sans oublier le Président Herbert Hoover (USA). Ils ont élevé l’inaction en art de la politique.

Aujourd’hui la majorité des spécialistes économiques sont d’accord pour dire que la faillite de Lehman Brothers, en septembre 2008, a mis pendant quelques semaines le monde au bord du gouffre. La chute de la vénérable banque d’investissement fut en réalité la dernière ou l’avant dernière erreurs d’une série que les responsables politiques ont entamé en 2000 (prix de l’argent trop bas pendant une période trop longue, soit une spéculation alimentée par un crédit trop bon marché).

L’ultime erreur, pour le moment, de cette « cacade » c’est produite dans les semaines qui ont suivit la faillite de Lehman Brothers.

Les hésitations et la méconnaissance complète de ce tsunami financier, ont provoqué une gestion aléatoire faite d'atermoiements et de recettes parfaitement inutiles qui n’ont fait qu’aggraver la situation des marchés financiers et de l’économie en général.

Ne soyez pas étonné que les citoyens ont perdu confiance en leurs institutions !

Aucun parti politique n’a été capable ou voulu porter le débat sur la crise, et l’autonome approche….

 

 

 

 

09:48 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Genève, Histoire, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Éthique et vie professionnelle

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L’évocation de la dimension éthique occupe aujourd’hui une place importante dans les discours relatifs à l’économie, mais aussi à la vie professionnelle, alors que nous assistons  à un durcissement les rapports sociaux dans les entreprises.

 

Et, les premières questions surgissent…

Quels sens sont donnés aux termes utilisés, et quel sens peut-on leur donner ? Quelles fonctions joue ce discours éthique ? Comment peut-il être abordé ? Dans quelles conditions émerge-t-il ? Par qui est-il énoncé ? Quels rapports entretiennent les valeurs et les activités professionnelles ?

Quelle signification plus large revêt cet intérêt pour l’éthique et les valeurs ?

07:45 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

17/06/2009

Création de richesse = travail + capital !

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La pratique habituelle (prêter en fonction des garanties réelles et donc de la richesse acquise au lieu de miser sur la richesse future) a pour effet de renforcer la concentration des biens plutôt que d’améliorer l’allocation des ressources dans l’économie.

Elle freine le développement local, ancré dans la réalité et fondé sur les capacités entrepreneuriales des habitants.

L’originalité du concept du microcrédit est de marier les dimensions, sociale et financière, considérées comme antagonistes.

Cela n’est possible qu’en se projetant dans l’avenir. Contrairement à toute autre forme de crédit, le microcrédit se fonde sur la confiance et les capacités des emprunteurs de créer de la richesse.

Mais il est difficile lorsqu’on a pris l’habitude de lier les décisions de prêt aux résultats comptables et aux garanties réelles.

Le microcrédit est populaire mais reste méconnu.

Souvent réservé à des populations précarisées, le microcrédit attire aujourd’hui de nouveaux publics ; des jeunes frappés par la crise, des cadres démotivés par un métier qui ne les satisfait plus ou encore des quadras aux velléités créatrices enfouies qui décident de s’écouter enfin et qui aspirent avant tout à l’autonomie professionnelle et financière.

Le microcrédit a une vraie modernité parce qu’il n’a pas qu’une fin utilitaire, il est un instrument pour réaliser une passion, valoriser ses compétences, et concrétiser des idées novatrices et originales.

La crise (précarisation du travail, chômage) démontre que d’autres voies sont nécessaires pour échapper à la solidarité publique.

Nous allons vers des petites unités économiques de service, mais le manque d’accès au crédit pénalise les petites entreprises et plus particulièrement les entreprises en démarrage.

Le microcrédit est un outil indispensable pour développer une activité professionnelle en l’absence de moyens… A condition d’être épaulé.

L’accompagnement est l’enjeu principal du microcrédit !

 

(extrait de ma conférence donnée mercredi 17 juin dans le cadre du Festival de la Terre à Lausanne)

11:50 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

13/06/2009

La finance islamique, un chemin vers la sortie de crise ?

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Alors que des offres d’investissement socialement responsable (ISR) émergent… Je suis convaincu que des liens sont à développer entre l’ISR et la finance islamique.

L'ISR et la finance islamique présentent plusieurs points communs. Prenant leur source dans les religions, ils font appel à des paramètres extra-financiers et sont considérés par les places financières comme des axes de développement attractifs.

Si ces "finances" se rejoignent par une finalité globale favorable au bien-être social et à un respect par l'homme de son environnement, la finance islamique est un système plus normé qui fournit à la fois des directives financières et extra-financier, lesquelles convergent plutôt avec la finance éthique et de partage.

Il serait opportun de favoriser leur rapprochement, cela permettrait de développer conjointement ces approches qui visent à encourager des pratiques plus éthiques, responsables et transparentes.

Et ainsi retrouver le chemin de la confiance...

07:21 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

10/06/2009

L’EcoPôle des Charmilles un outil pour s’installer, démarrer, économiser, échanger, se développer…

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Enfin de l’intérêt pour le développement de l’économie de proximité !

Avec la collaboration d’acteurs de l’économie locale (la Fondetec et  Après-Chambre de l’économie sociale et solidaire) la Ville de Genève investit dans le développement économique de proximité et durable.

Par la création de l’EcoPôle des Charmilles le département des Finances s’engage, par la mutualisation des compétences (un entrepreneur doit maitriser 27 métiers) en un lieu, à favoriser les échanges et la collaboration entre les acteurs de l’économie marchande et celle de l’ESS (économie sociale et solidaire).

Ce mariage entre l’économie marchande et l’ESS est une opportunité pour optimiser le financement, l’accueil, l’accompagnement et l’hébergement et ainsi éviter la solitude dans laquelle se retrouve souvent le créateur d’entreprise.

Par la création d’un nouveau statut, unique en Suisse, celui d’entrepreneur salarié, l’EcoPôle devient un véritable incubateur innovant.

Les conditions d’accès, pour ces entrepreneurs, aux crédits (taux préférentiels, prêts d’honneur, etc.) reste à définir…

17:21 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Commerce, Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

09/06/2009

Une promotion peut être nuisible pour votre santé !

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Selon les résultats d’une étude réalisée par l’université de Warwick, en Grande-Bretagne, les personnes devenues manager étaient nettement en meilleure santé que les autres … avant leur promotion.

En  revanche, après avoir été promus, leur santé mentale connaissait, selon les critères GHQ (General Health Questionnaire) une baisse de l’ordre de 10 %.

Le GHQ détermine la capacité des intéressés à surpasser leurs problèmes, prendre des responsabilités, dormir, se concentrer, se sentir déprimé …

L’une des raisons de ce constat pourrait résider dans le fait que les « chefs » ont la tête dans le guidon … et donc moins de temps pour se soigner.

08:56 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Science, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook