11/07/2010

Les conceptions de la Liberté…

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La tradition républicaine rejoint l’opposition au libéralisme sur un point majeur : la conception de la liberté. Du côté libéral, lsaiah Berlin, a codifié, il y a un demi-siècle, une conception de la liberté qui est un peu le vade-mecum du libéralisme. Berlin distingue deux sortes de liberté : la liberté négative qui est définie comme l’absence d’interférences, la liberté positive qui est la maîtrise de soi.

Cette distinction recoupe à peu près celle de la liberté des Anciens et des Modernes de Benjamin Constant.

Pour Constant, on est passé de la liberté des Anciens, qui est in fine celle de se gouverner soi-même, à celle des Modernes qui consiste à ne pas subir de contraintes. Or cette distinction peut-être réductrice.

Il existe une troisième façon de comprendre la liberté et ses exigences institutionnelles. C’est la conception républicaine. Elle consiste en une absence de domination.

Cette tradition est celle de Montesquieu, Tocqueville et Rousseau. Mais en général, si la tradition républicaine insiste sur la participation au pouvoir, c’est pour éviter l’écueil de l’interférence.

Pour Michael Walzer "On ne saurait former une société d’individus libres au sens libéral du mot sans mettre en place un processus de socialisation, une culture prônant l’individualité, et un régime politique soutenant ces valeurs, dont les citoyens soient prêts à se mobiliser pour elle».

En d’autres termes, cette société représenterait pour la plupart de ses membres une association involontaire.

Cela signifie que la liberté libérale n’est pas neutre et oblige les individus à rentrer dans un format qu’ils peuvent légitimement récuser.

La limite de la conception libérale de la liberté est qu’elle absolutise cette liberté au mépris d’une réelle liberté de choix.

La tradition républicaine voit le contrôle démocratique comme un moyen de la liberté, même s’il existe une dérive populiste visant à stipuler que la liberté ne consiste en rien d’autre qu’en l’autonomie.

Le point crucial de la conception républicaine de la liberté est que la non domination protège des interférences imputables à des pouvoirs arbitraires

Selon Philip Pettit, la supériorité de la conception républicaine de la liberté réside dans le fait que la participation démocratique est particulièrement revendiquée pour que puissent être, justement, évités les maux associés à l’interférence.

C’est parce que le républicain prend la liberté au sérieux qu’il refuse le seul discours des droits du libéralisme.

C’est parce que ce discours des droits, récusant toute contrainte, supprime toute garantie à la préservation des conditions de la liberté, que la position républicaine prône de garantir d’abord la liberté de l’État, condition de la liberté des individus.

L’autonomie sans lien avec une conception du bien n’est rien d’autre qu’une facette de l’individualisme libéral du «je fais ce que je veux».

L’autonomie peut être une valeur sociale si elle s’appuie sur une conception de l’homme cristallisée autour de certaines valeurs et qu’elle apparaît soit comme une de ces valeurs, soit comme un moyen d’atteindre les valeurs recherchées.

A défaut, l’autonomie sera au mieux un moyen permettant l’accomplissement des valeurs que je porte individuellement, au pire une valeur supérieure engageant à l’individualisme et à l’égoïsme, mais en aucun cas une valeur partagée sur laquelle nous puissions fonder nos décisions communes.

 

08:11 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

10/07/2010

Ecologie urbaine ; la biodiversité en ville

Biodiversité en ville.jpg

Alors que le monde s’urbanise, le citadin prend de plus en plus conscience qu'il ne peut vivre sans nature.

Longtemps considérée comme une rupture avec la nature, la ville commence ainsi à être appréhendée comme un écosystème, où l'homme cohabite avec quantité d'autres espèces, végétales et animales, introduites ou sauvages.

Aussi, parties intégrantes du tissu vivant, les villes, autrefois négligées par la communauté scientifique, sont devenues champs d'études.

Analyser les aptitudes de colonisation et les capacités d'adaptation des espèces, décrypter les stratégies de dispersion des graines, ou encore repérer les structures qui favorisent ou bloquent la propagation des espèces dont certaines envahissantes: l'écologie urbaine devrait contribuer à mieux concevoir la ville pour y optimiser la qualité de vie.

Au cœur des problématiques de développement durable, la ville a bel et bien un rôle à jouer dans la conservation de la biodiversité. Territoire d'expérimentation mais aussi de sensibilisation privilégiée, puisque l'homme y vit, elle pourrait être un excellent laboratoire pour réconcilier l'homme avec la nature.

« La Suisse entière est comme une grande ville, on y trouve partout des maisons» Jean-Jacques Rousseau, 1793

08:05 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Général, Genève, Nature, Politique, Science, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

08/07/2010

Genilem ; une perle se meurt !

Coup sur coup deux articles, l’un du Temps (à lire ici), l’autre de l’Agefi, mettent en cause la gestion de Genilem*

Et à raisons. Plusieurs éléments y concourent…

1.   La désignation à la présidence de l’ancien député Pierre Kunz, qui a mener « une guerre de tranchée » contre l’ex-directeur jusqu’à l’obtention de son départ, fut la première erreur. Faisait-il de l’ombre au nouveau Président ? Sûrement, tellement il était apprécié par les divers partenaires. Et dans l’article du Temps, le camarade politique du Président (Jacques Jeannerat,  directeur de la Chambre de Commerce, député radical et membre du Conseil de Genilem) ne peut s’empêcher de dénigrer. Pas joli, Jacques !

 

2.   La nomination de Philippe Gaemperle au poste de directeur est une erreur de casting. Au-delà de ses compétences professionnelles indéniables, il lui manque les connaissances du tissu socio-économique genevois, il n’as pas su saisir sa chance.

 

3.   Un turn-over important ; + de 30% en moins d’une année aurait du éveiller la curiosité du Comité.

 

4.   L’engagement d’un médiateur afin de faciliter les relations entre le directeur et certains collaborateurs.

Si le Comité veut sauver cette perle, il est temps de «démissionner» le Président et de remplacer le directeur.

*Créée en 1995, Genilem à pour objectif d'augmenter les chances de succès d'entreprises en démarrage. www.genilem.ch

08:35 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Formation, Général, Genève, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

06/07/2010

Et s'il n'y avait plus rien à faire pour sauver l'humanité ? S'il était déjà trop tard ?

démographie.jpgA l'origine de ces déséquilibres planétaires qui menacent la survie même de l'Humanité, Frank Fenner, professeur de microbiologie à l'Université nationale australienne, incrimine dans une interview accordée au quotidien The Australian,  l'explosion démographique et la "consommation effrénée".

"L'homo sapien devrait disparaître, peut-être dans 100 ans", dit-il. "Un grand nombre d'autres animaux également. C'est une situation irréversible. Je pense qu'il est trop tard. J'essaie de ne pas trop le dire car il y a des gens qui essaient de faire changer les choses. Les efforts de réduction ralentissent un peu les choses, mais il y a déjà trop de monde sur Terre " ajoute –t-il.

L'explosion démographique et ses corollaires : la boulimie énergétique, productiviste et consumériste mènent l'humanité à sa perte. Ce constat, tabou, est pourtant de plus en plus partagé par certains scientifiques et de plus en plus évoqué, mais étouffé par les sceptiques sur le changement climatique et une partie des personnes croyantes pour qui la reproduction est une recommandation divine, souligne Frank Fenner.

En conclusion de son interview, Frank Fenner, qui a pourtant eu l'honneur d'annoncer l'éradication mondiale de la variole à l'ONU en 1980, contemple avec dépit le chaos de l'espèce humaine au bord de l'extinction de masse : "Les petits enfants des générations actuelles vont être confrontés à un monde beaucoup plus difficile..."

 

Source : Frank Fenner sees no hope for humans -The Australian

14:22 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Général, Genève, Médias, Monde, Nature, Politique, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

05/07/2010

L’environnement contribue au PIB...

La protection de l’environnement est aussi un facteur économique qui crée des emplois. Elle contribue pour quelque 6,7 milliards de francs au PIB, ce qui correspond à environ 61’000 emplois à plein temps. Si l’argent, au lieu d’être consacré à la protection de l’environnement, était dépensé autrement, la création de valeur ne serait pas plus élevée.

Par contre, il y aurait 13’000 emplois à plein temps en moins !

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10:04 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique, Science, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

03/07/2010

La cyber-dissidence est limitée…

Ces derniers mois, ceux qui s'intéressent à la façon dont les nouvelles technologies peuvent défier les sociétés autoritaires ont assisté à un débat intéressant parmi les chercheurs, écrivains et, bien sûr, les blogueurs.

Plusieurs médias, notamment anglo-saxons, ont participé à ce débat, qui comprend des phénomènes très différents, comme par exemple les manifestations des moines birmans en 2007 ou la  «révolution  verte» en Iran, il ya un an.

Avec à chaque fois avec un dénominateur commun: le rôle important joué par les nouvelles technologies dans leur organisation et la diffusion, presque instantanément, de la répression gouvernementale.

Les attentes face ces nouvelles technologies, capable de renforcer la société civile à travers les protestations de masse, ont été quelque peu déçu.

Le résultat est qu'aucun de ces mouvements a réussi à renverser un régime, mais l’a sans doute affaibli face à l'opinion publique internationale.

La mutation provoquée par les nouvelles technologies est un signe encourageant, mais elle court le risque d'être diluée dans des actions confuses sans buts définis.

De plus en plus d’analystes se demandent dans quelle mesure ce genre «d'illusion démocratique» que l'Internet encourage peut renverser un régime…

 

09:36 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Histoire, Monde, Politique, Résistance, Suisse, Techno | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

01/07/2010

Liberté du choix du moyen de transport ; c’est l’anarchie !

Si chacun a le choix de son mode de déplacement, d’ailleurs garanti par la Constitution, son application relève de l’anarchie…

> Les automobilistes se garent, sans vergognes, sur les trottoirs ou dans les cases réservées aux personnes en situation de handicap.

> Les motards abusent des voies réservées aux bus, sans oublier celles dévolues aux cyclistes.

> Les cyclistes utilisent abondamment l’espace réservé aux pétions.

> Les pétions traversent la chaussée sans regarder si d’autres usagers y sont déjà engagés.

> Les enfants sont incapables de céder leur place aux ainés dans les transports publics.

> etc.

15:02 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Nature, Résistance, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

30/06/2010

Un autre G-8...

Hier c’est terminé la formation d’un autre G-8.

Rassemblés en Afrique du Sud, 32 nations du football ont désigné huit finalistes qui dessinent une carte des pays émergents où seul l’Allemagne fait partie du G-8 originel.

Ce fut une bataille, une lutte sans merci, sans effusion de sang, mais remplie du lexique guerrier : défense, attaque, tir, blocus, tactique, stratégie…

Ce G-8 G est composé de deux blocs distincts: l'Amérique latine avec quatre équipes et l’Europe, plus un outsider africain.

Une finale entre l'Europe et l'Amérique latine serait un rêve géopolitique, même si aucun des candidats n’est membre du G-8 des grandes puissances.

11:10 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Monde, Politique, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

29/06/2010

Existe-t-il une corrélation entre sport et croissance économique ?

L'intérêt des économistes pour les grandes manifestations sportives est un phénomène relativement récent, motivés par les énormes investissements publics qui attirent certains types de manifestations, principalement des Jeux olympiques et la Coupe du monde de football, et les flux économiques qu'ils génèrent.

Quelques indicateurs statistiques révèlent que la France, après l’organisation de la Coupe du Monde de football et le titre conquis en 1998, a connu à une croissance économique de plus de 3% pendant les 3 années suivantes.

Huit ans plus tard, en 2006, l'Italie (championne du monde) est passée d'une croissance de 0,1% à 1,9%.

Etait-ce une coïncidence ou les succès sportifs contribuent à améliorer la santé de l'économie?

Aucune étude ne permet de valider ces interprétations.

Cependant, il est clair que l’organisation d'un événement sportif mondial permet de renouveler et de moderniser l'image d'un pays ou d'améliorer l'estime de soi de ses citoyens, mais ces résultats appartiennent à la vaste gamme d'avantages immatériels.

Pour faciliter l’interprétation des avantages immatériels, Simon Anholt, consultant britannique, a développé le concept de Nation Branding (marque du pays), qui a conduit à son tour à l'index Nation Branding (NBI).

 

10:59 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Sports, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

28/06/2010

Faut-il prendre en compte la dette des ménages privés dans le calcul de la dette nationale ?

Prendre en compte la dette des ménages privés dans le calcul de la dette nationale sera une proposition que la Commission Européenne proposera ce mercredi à Bruxelles.

Selon la Banque National Suisse (BNS), la dette des ménages auprès des seuls établissements bancaires est de 435,07 milliards. Soit près du double de la dette publique (224, 72 milliards). Et près de 20% des ménages cumulent deux emprunts ou davantage !

En 2009, la consommation privée représentait 58,2 % du PIB (11.3% pour la consommation publique et 11,3% pour les investissements).

Pour rappel, le critère de Maastricht fixe le niveau d’endettement maximum à 60% du PIB et le taux de déficit à 3%.

11:15 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

25/06/2010

1.5 % des dépenses publiques pour la Culture, seulement !

Le montant total des dépenses publiques en faveur de la culture a été de 2,24 milliards de francs en 2007.

Les communes, premier niveau de soutien à la culture dans notre pays, y ont participé à hauteur de 46% soit, les cantons de 39% et la Confédération de 15%.

Rapporté à la population, le soutien public à la culture correspond à une participation de 294 francs par habitant.

A relever que le canton de Bâle-Ville arrive ici en tête de liste avec 777.-par habitant et à Genève la participation est de 696.-

 

Sources: OFS, téléchargez !

10:14 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Economie, Général, Genève, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

21/06/2010

A-t-on besoin d’un master pour accompagner des enfants à l’école ?

enfants accompagnés.jpg

Il convient de rappeler que la voie d'apprentissage d'assistant socio-éducatif représente la possibilité bienvenue pour bon nombre de jeunes d'accéder à une profession et de bénéficier d'une formation de qualité.

Grâce à cette formation largement diversifiée, les élèves libérés de la scolarité obligatoire peuvent désormais, s'ils le souhaitent, embrasser sans transition un métier du social

L'introduction de cette voie de formation a permis aux structures d'accueil de pouvoir engager des personnes en voie de formation en lieu et place de stagiaires, non formées et mal rémunérées.

L'assistant socio-éducatif accompagne ces personnes sur le plan physique ou mental, qui requièrent une aide particulière dans l'accomplissement de leurs activités quotidiennes.

Il l’aide à satisfaire ses besoins ordinaires (alimentation, soins de base, déplacements), le stimule à développer ses relations sociales et à améliorer sinon à maintenir son autonomie.

Je ne comprends pas pourquoi il faut avoir un diplôme universitaire pour accomplir ces tâches !

Et pourtant, c’est la revendication de la manifestation organisée par le Sit (Syndicat  interprofessionnel des travailleuses et travailleurs) « contre le démantèlement des exigences en matière de formation »

 

 

08:46 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

20/06/2010

L’école doit enseigner la controverse

débat.jpg

Les questions controversées sont des thématiques dont s’empare volontiers le débat public, et qui, à ce titre, mobilisent des points de vue différents, parfois antagonistes, voire franchement rivaux.

 

De fait, l’école se trouve d’emblée projetée au cœur de la controverse en devenant la courroie de transmission privilégiée du débat.

 

On constate cependant qu’elle se pose davantage comme le lieu d’un point de vue consensuel, plutôt que comme le relais de ce qui fait la nature même d’une question controversée : le doute.

 

La controverse se charge d’une dimension « ethnique » qu’il faut entendre au sens sociologique du terme et qui se double d’une utilisation stratégique de l’identité.

 

Le problème qui se pose est donc de celui d’introduire la possibilité d’une pluralité des points de vue à l’école, afin de conférer à l’institution une fonction régulatrice qui sache à la fois croiser les regards et penser sereinement.

 

09:11 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Formation, Général, Genève, Science, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

18/06/2010

Prime au « potentiel »

Les nouvelles formes de travail requièrent des gens qui circulent aisément d’une tâche, d’un poste de travail ou d’un endroit à l’autre.

Cela tient en partie au déplacement de la demande sur le marché mondial ; les organisations doivent changer de fonctions, de stratégies et de produits à bref délai.

La capacité d’apprendre les nouvelles choses prend vite plus d’importance que la faculté d’approfondir toujours plus un problème ou un ensemble de données existant.

Et comme cette faculté vaut davantage qu’un savoir fixe, le potentiel d’apprentissage est plus utile que les acquis passés : c’est la prime économique au « potentiel».

07:52 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Formation, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/06/2010

Bonus : 15'903.- par mois !

Un quart des personnes salariées environ touche des bonus en Suisse.

La part des bonus versés en 2008 s’est élevée en moyenne à 4,8% de la masse salariale totale.

Parmi les cadres supérieurs, 30% en bénéficient, alors que cette part est de 39% chez les cadres moyens et de 36% chez les cadres inférieurs. La proportion de personnes touchant des bonus parmi le personnel sans fonction de cadre est de 23%.

Parmi les cadres supérieurs qui touchent des bonus, le record revient aux banques où les bonus versés s’élèvent à 15’903 francs par salarié et par mois.

Sources : L’enquête suisse sur la structure des salaires 2008 (OFS) disponible en téléchargement (ICI)

08:51 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

16/06/2010

Connaissances du cerveau

Au lieu d’admettre que nos connaissances sur le cerveau humain sont lacunaires, les savants se gargarisent de termes latins.

Mais que désignent ces termes savants ? Au mieux, un vague ensemble de symptômes.

Comme dit le cynique : «Le psychotique bâtit un château dans les airs ; le névrosé l’habite et le psychiatre encaisse le loyer ! »

11:36 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

15/06/2010

Hannibal Kadhafi et « argent public »

Si ce n’est pas de l’argent public (Etat), c’est de l’argent privé (entreprises, surement ABB dans ce cas), mais payer la Confédération devra !

Et ce n’est pas la première fois, souvenez-vous des deux otages du CICIR au Liban…Libérés après une « négociation » et une intermédiation du Colonel Kadhafi, sans oublier nos ressortissants kidnappés par des intégristes islamistes ou détenus dans diverses geôles…

A chaque fois, la Suisse a payé, souvent indirectement.

19:18 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

14/06/2010

Recherche et développement : la Suisse reste dans le peloton de tête

La Suisse reste dans le peloton de tête en comparaison internationale

Avec des dépenses totales de recherche et développement représentant 3% de son PIB, la Suisse est dans le peloton de tête des pays consacrant le plus de ressources à ce type d’activité.

Elle apparaît au 6ème rang en 2008, derrière Israël, la Suède, la Finlande, le Japon et la Corée du Sud.

Le rang de la Suisse reste stable dans le temps, puisqu’elle pointait au 7ème rang en 2000 et au 5ème rang en 2004.

Avec 16,3 milliards de francs en 2008, les dépenses de recherche et développement atteignent un nouveau sommet en Suisse.

La forte progression (+24%) par rapport à 2004 est due surtout à l’engagement des entreprises privées, qui, avec un montant de près de 12 milliards de francs (+24% par rapport à 2004), sont le principal moteur des activités de recherche et développement en Suisse.

Le deuxième acteur significatif est le secteur des hautes écoles, qui a dépensé un peu plus de 3,9 milliards de francs (+31% par rapport à 2004)

Si l’Etat (Confédération et cantons) n’a qu’une importance secondaire dans la réalisation (dépenses intra-muros) de recherche et développement en Suisse, il joue un rôle très important dans le soutien de ce type d’activité.

En effet, par le biais du financement des hautes écoles, le montant des dépenses de recherche et développement financées par le secteur public s’élève à près de 3,2 milliards de francs.

Source : OFS, télécharger ici.

16:01 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Formation, Général, Genève, Monde, Science, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

L'Or bleu...

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L'eau, une denrée rare. La prise de conscience est lente, mais réelle.

Quelques années de sécheresse des nappes phréatiques et les débats internationaux sur le réchauffement climatique ont provoqué un déclic…

Environ 1,4 milliard de personnes sont privées d’eau potable, alors que d’autres la gaspillent.

L’agriculture intensive conduit à une consommation incontrôlée et à une pollution sans précédent. Au lieu de promouvoir de nouveaux modes de vie, les gouvernements des pays riches se lancent dans des projets pharaoniques (USA/Canada).

 

Quelques chiffres pour comprendre…

 

Cycle de l’eau :

79 % du total des précipitations terrestres tombent sur les océans, 2 % sur les lacs et 19 % seulement sur les terres émergées. 2 200 km3 (2 %) s’infiltrent dans nos nappes souterraines.

Globalement, les deux tiers des précipitations environ retournent dans l’atmosphère. D’un point de vue régional, l’Amérique latine est la plus riche en eau, avec environ un tiers des ruissellements mondiaux. L’Asie vient ensuite, avec un quart des ruissellements, suivie par les pays de l’OCDE (20 %), l’Afrique subsaharienne et l’ex-Union soviétique, chacune avec 10 %. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont les moins bien lotis (1 % seulement des ruissellements mondiaux).

 

Principaux utilisateurs :

En volume utilisé, les dix principaux pays consommateurs d’eau sont l’Inde, la Chine, les États-Unis, le Pakistan, le Japon, la Thaïlande, l’Indonésie, le Bangladesh, le Mexique et la Fédération de Russie.

La consommation nationale s’échelonne de 646 km3/an en Inde à moins de 30 km3/an au Cap-Vert ou en République centrafricaine.

99 % des 4 000 km3/an prélevés pour l’irrigation, les besoins domestiques, l’industrie et l’énergie proviennent de sources renouvelables, qu’elles soient superficielles ou souterraines. Le reste (1 %) provient d’aquifères fossiles non renouvelables, situés pour l’essentiel dans trois pays : l’Arabie saoudite, la Libye et l’Algérie.

Les eaux souterraines représentent déjà 20 % du total des prélèvements, qui augmentent rapidement, surtout dans les zones arides. Les ponctions dans les nappes phréatiques ont été multipliées par 5 au XXe siècle.

 

Maladies liées à l’eau :

L’approvisionnement en eau – qu’il s’agisse de l’eau utilisée pour la consommation humaine, de celle utilisée pour l’assainissement ou la production alimentaire – reste insuffisant dans une large partie du monde en développement : plus de 5 milliards de personnes (67 % de la population mondiale) n’auront sans doute toujours pas accès en 2030 à un système d’assainissement décent.

Près de 340 millions d’Africains n’ont pas accès à une eau potable salubre et près de 500 millions ne bénéficient d’un système d’assainissement décent.

80 % des maladies des pays en développement sont liées à l’eau : elles font chaque année près d’1,7 million de morts.

On estime à 3 millions le nombre de personnes qui meurent prématurément chaque année de maladies liées à l’eau dans les pays en développement.

5 000 enfants décèdent chaque jour de diarrhée, soit un toutes les 17 secondes.

1,4 million d’enfants meurent de diarrhée chaque année, des décès qui pourraient souvent être évités.

Près du dixième des maladies dans le monde pourraient être évitées en améliorant l’approvisionnement en eau, l’assainissement, l’hygiène et la gestion des ressources en eau.

Eau et alimentation :

L’eau est indispensable à la production alimentaire. L’agriculture est de loin le premier utilisateur d’eau, absorbant quelque 70 % de la consommation totale.

Les usages industriel et domestique ne représentent respectivement que 20 % et 10 % seulement de la consommation totale d’eau.

Les surfaces irriguées ont doublé et les prélèvements d’eau ont triplé depuis 50 ans.

Si l’agriculture n’améliore pas sa façon d’utiliser l’eau, la demande mondiale pour ce secteur passera, selon toute probabilité, de 70 à 90 % de la consommation totale (Comprehensive Assessment of Water Management in Agriculture, 2007)

Les besoins journaliers en eau vont de 2 000 à 5 000 litres d’eau par personne et par jour.

La question à se poser n’est pas « combien d’eau buvons-nous ? » (une moyenne de 2 à 5 litres par jour dans les pays développés), mais plutôt « combien d’eau mangeons-nous ? » (3 000 litres par jour dans les pays riches, selon une estimation).

Il faut en effet 800 à 4 000 litres d’eau pour produire un kilo de blé et 2 000 à 16 000 litres d’eau pour produire la même quantité de viande de boeuf.

En 2002, la Suède a consommé 76 kg de viande par personne et les États-Unis 125 kg.

On estime que le consommateur chinois, qui mangeait 20 kg de viande en 1985, dévorera plus de 50 kg en 2009. La demande de céréales va augmenter en conséquence. Or il faut 1 000 litres d’eau pour produire 1 kg de céréales. Cela signifie qu’il faudra 390 km3 d’eau supplémentaires pour couvrir ces nouveaux besoins.

 

Croissance démographique :

Estimée aujourd’hui à 6,8 milliards, la population mondiale croît d’environ 80 millions chaque année. La demande d’eau douce devrait donc augmenter aussi, d’environ 64 milliards de mètres cubes par an.

On estime que 90 % des 3 milliards d’habitants qui s’ajouteront à la population du monde d’ici 2050 se trouveront dans les pays en développement, principalement dans des régions où, actuellement, la population ne bénéficie pas d’un accès correct à l’eau potable et à l’assainissement.

Plus de 60 % de l’accroissement démographique entre 2008 et 2010 se produira en Afrique subsaharienne (32 %) et en Asie du Sud (30 %), qui, à elles deux, devraient abriter la moitié de la population mondiale en 2100.

 

Migrations :

Les estimations sur le nombre de personnes qui pourraient être déplacées à cause de facteurs liés à l’eau varient de 24 millions à 700 millions.

07:40 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

10/06/2010

Le capitalisme a-t-il encore besoin de la démocratie ?

Le paradigme qui associait liberté et capitalisme s’est dissous.

D’une part, la droite néolibérale a élaboré, sous l’influence des «néoconservateurs américains», une idéologie plaçant la priorité sur le maintien de l’ordre social institué.

D’autre part, la montée impressionnante de l’économie chinoise dans un contexte de répression continue et de parti unique a habitué les esprits à ce découplage possible entre libertés publiques et dynamisme économique.

Ainsi, la démocratie devient antinomique avec les buts recherchés par les néolibéraux: elle favorise la contestation des privilèges indus, elle alimente la remise en cause des pouvoirs illégitimes, elle pousse à l’examen rationnel des décisions.

Elle est donc de plus en plus dangereuse, dans une période où les dérives nuisibles du capitalisme deviennent plus manifestes.

09:13 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook