18/10/2013

Qu’elle se pense comme alternative ou complémentaire, l’économie sociale et solidaire se pense bien comme une économie

Aujourd’hui l’économie sociale et solidaire n’est plus cantonnée à des niches dues à quelques défaillances du marché ou du secteur public, mais bien l’expression d’une alternative.

Une alternative à la dépersonnalisation de l’échange marchand qui tend à générer l’envahissement de la sphère économique par le capitalisme financier, au dépérissement des formes d’économie artisanale pour lesquelles l’échange marchand était aussi support de lien social.

Une alternative contre l’anonymat bureaucratique du secteur public : oubli du sujet, approche verticaliste et segmentée des besoins, obstacles à une prise en compte transversale et pluridisciplinaire des situations.

Les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) font preuve d’inventivité pour trouver de nouvelles réponses aux questions sociales.

Les valeurs qui définissent ces acteurs sont : proximité locale, dessein social, primauté de la personne sur le capital, solidarité et gestion démocratique.

L’économie sociale et solidaire n’a pas de terrain ou d’objet qui lui soit propre.

Elle intervint aussi bien dans un cadre réglementaire de délégation de service public, que s’inscrire dans une logique de marché, ou s’en distinguer radicalement.

Elle peut partir de micro initiatives ou s’inscrire dans des logiques de développement social.

Elle peut aussi prendre la forme de mutualisation de risques ou de moyens, elle a aussi des liens avec les logiques d’insertion des publics en difficultés.

Trois dimensions majeures permettent de construire les référentiels :

-        le rapport aux usagers (soucis de participation, de consultation dans la prise de décision)

-        le rapport au marché (non lucrativité ou lucrativité limités, services aux personnes)

-        le rapport au politique (nouvelles politiques publiques, innovations sociales).

Qu’elle se pense comme alternative ou complémentaire, l’économie sociale et solidaire se pense bien comme une économie.

13:02 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

14/10/2013

Permettez !

 

Que faut-il utiliser pour affirmer l’identité suisse ?

Le drapeau, l’hymne national, la pureté des paysages, la neutralité, le chocolat au lait ?

D’où venons-nous ? Où allons-nous ?

La Suisse est face à son destin,

1291: être ou ne pas être,

1941: être ou ne plus être,

2013…

Existe-t-il une identité suisse… un esprit suisse ?

Construire (reconstruire) une identité est une belle entreprise, la SSR s’y emploie..

16:52 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Médias, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

23/08/2013

Donner du « sens » au travail

Avec plus de 25’000 salariés, soit environ10% des emplois à Genève, l'économie sociale et solidaire représente un poids important dans le tissu économique et social.

Malgré l'hétérogénéité des questions relatives aux ressources humaines de ce secteur, on peut relever un certain nombre de points communs: accentuation de la professionnalisation, nécessité d'attirer les meilleurs profils (savoir être et savoir faire), mais surtout la nécessité de répondre aux besoins de recrutement de ces prochaines années (croissance de certains secteurs ou remplacements liés à la pyramide des âges).

Face à cette situation, l'économie sociale et solidaire bénéficie d'un atout majeur. En alliant professionnalisme et fondements éthiques, elle répond à l'aspiration d'un grand nombre de salariés :

concilier activité professionnelle et sens.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si un nombre important des jeunes diplômés envisagent d'intégrer une entreprise de l'économie sociale. Phénomène assez bien illustré par l'ensemble des grandes écoles qui proposent aujourd'hui des formations spécialisées.

Le paradoxe actuel se situe dans le manque de visibilité du secteur, la prudence des structures de l'économie sociale et solidaire pour aller à la rencontre de ces candidats, et le manque de connaissance des candidats des attentes des entreprises.

Aujourd’hui, il est impératif de combler une partie de ce déficit d'image, de valoriser les métiers et faciliter les recrutements en attirant les compétences au sein des organisations de l’économie sociale et solidaire.

17:22 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/08/2013

Genève ; ils ont aimé, ils ont détesté. Ils ont écrit

 

Il y a cinq continents, et puis il y a Genève.  

(Talleyrand)

 

Genève, cette caverne d'honnêtes gens.

(Stendhal)

 

Genève, cette ville où l'on sait trop bien l'anglais.

(Napoléon)

 

N'est-il pas glorieux, pour une petite ville de vingt-six mille habitants, de forcer les voyageurs à consacrer trois pages à la description de son caractère ?

(Stendhal)

 

A Genève... les fortunes les plus modestes, les patrimoines les plus considérables, ne se distinguaient pas à la manière d'accueillir et d'entretenir la bonne compagnie...

Des objets d'art d'un goût exquis et d'un grand prix, rapportés d'Italie, beaucoup de livres, et de bons livres, des tableaux et surtout des paysages de maîtres modernes, formaient une décoration noble, sans faste et utile, à ces appartements où personne ne cherchait à éblouir, où pour briller, même de la façon la plus modeste, on ne comptait que sur le savoir, l'usage et l'esprit.

(A. de Circout)

 

Considérez qu'il y a une grande différence entre nos artisans et ceux des autres pays. Un horloger de Genève est un homme à présenter partout; un horloger de Paris n'est bon qu'à parler de montres.

(Jean-Jacques Rousseau)

 

Il me semble que ce qui doit d'abord frapper tout étranger entrant dans Genève, c'est l'air de vie et d'activité qu'il y doit régner. Tout s'occupe, tout est en mouvement, tout s'empresse à son travail et à ses affaires. Je ne crois pas que nulle autre ville au monde offre un pareil spectacle. (Jean-Jacques Rousseau)

 

Il faut savoir entrer dans les villes. Lorsqu'un fleuve navigable les traverse, ou lorsqu'un lac baigne leurs murs, prenez la voie du lac ou du fleuve. La nativité de Genève n'est point du rocher mais des eaux... Arriver à Genève par le lac, c'est se trouver en face d'un tableau classique.

(Gonzague de Reynold

Il n'y a pas à Genève un horloger qui n'ait de l'esprit. (Voltaire)

On voit briller la cité genevoise, noble cité, riche fière et sournoise.  On y calcule et jamais on n'y rit. L'art de Barrême est le seul qui fleurit. (Voltaire)

On voit sur le grand portail la figure du soleil qui était le dieu de Genève du temps du paganisme... la ville ayant pris, depuis plusieurs siècles, une devise dont le corps est le soleil, et la légende ces paroles « Post tenebras lux », c'est-à-dire « Après les ténèbres la lumière ».

(Abraham Ruchat)

 

Par la fenêtre ouverte, emplie d'un bleu qui devient peu à peu nocturne, je vois un lé de lac, qui reflète un pont, des quais, et jusque passé minuit les enseignes multicolores, les phares, les perles électriques délimitent le lac.

(Colette).

Les Genevois sont les premiers « hommes à argent » du continent; ils ont dans ce métier la première des vertus, celle de manger chaque jour moins qu'ils ne gagnent... Quand il est riche de bonne heure, le Genevois achète une maison de campagne, et il préfère non pas celle qui est mieux bâtie et où l'on peut donner des dîners, comme le ferait un Parisien, mais celle qui a de beaux arbres « qui font songer (Stendhal)

Vous voyez un Genevois se jeter par la fenêtre, jetez-vous après sans balancer : il y a dix pour cent à gagner.

(Duc d e Choiseu)

Genève est, après Naples, une des villes les plus heureusement situées du monde : paresseusement couchée comme elle l'est, appuyant sa tête à la base du mont Salève, étendant jusqu'au lac ses pieds que chaque flot vient baiser, elle semble n'avoir autre chose à faire que de regarder avec amour les mille villas semées aux flancs des montagnes neigeuses qui s'étendent à sa droite, ou couronnent le sommet des collines vertes qui se prolongent à sa gauche... Et cependant cette odalisque nonchalante, cette sultane paresseuse en apparence, c'est la reine de l'industrie, c'est la commerçante Genève, qui compte quatre-vingt-cinq millionnaires parmi ses vingt mille enfants.

(Alexandre Dumas)

Parmi toutes les capitales de la Suisse, Genève représente l'aristocratie d'argent : c'est la ville du luxe, des chaînes d'or, des montres, des voitures et des chevaux. Ses trois mille ouvriers alimentent l'Europe entière de bijoux.

(Alexandre Dumas)

 

Genève est une ville admirablement située où il y a beaucoup de jolies femmes, quelques hautes intelligences et force marmots ravissants jouant sous les arbres au bord du lac. Avec cela on peut lui pardonner son petit gouvernement inepte, ridicule et tracassier, sa chétive et grotesque inquisition de passeports...

(Victor Hugo)

 

Rousseau est à pied comme il convient à un philosophe. Il suit des yeux le cours du Rhône, qui sort du lac, si beau, si clair, si rapide déjà, et si bleu, que l'empereur Alexandre y retrouvait un souvenir de la Neva, bleue aussi comme la mer !

(Gérard de Nerval)

 

On imagine toujours les villes d'après le produit qui les rend célèbres ; ainsi

Bruxelles est un grand carré de choux... et Genève une montre avec quatre trous en rubis.

(Théophile Gautier)

 

A Genève, les coiffures sans y penser tournent au chapeau de quaker : on sent qu'il doit y avoir un grand nombre de bibles dans la ville, et peu de tableaux.

(Théophile Gautier)

 

Genève, qui ne se donne pas aux êtres, tolère à peine que les êtres se donnent à elle. Il faut l'aimer sans le lui dire, de peur qu'effarouchée, elle ne s'irrite et ne repousse.

Sa crainte extrême d'être enchaînée par l'amour qu'elle donnerait, lui donne la frayeur encore d'être captive de l'amour qu'on lui porte.

(Marie-Anne Cochet)

 

A Genève, on est tellement dominé par la raison qu'on en arrive à penser le plus sérieusement du monde que la passion se peut étayer sur elle.

(Marie-Anne Cochet)

 

C'est à Genève, toute petite et faible dans le monde sanglant et la Suisse silencieuse, d'indiquer aux nations égarées le chemin de la vie libre.

(Marie-Anne Cochet)

 

Le renom de Genève, la place qu'elle occupe dans l'histoire, sa fonction de grand carrefour européen, sa présence constante dans la vie internationale font qu'on lui prête inconsciemment une importance physique qu'elle ne possède pas.

(Pierre Gascar)


Calvin établit à Genève l'inquisition la plus terrible sous le nom de « consistoire ».

(Stendhal)

 

Ces maisons (de la rue des Granges) sont tout simplement les mieux situées d'Europe.

(Stendhal)

 

Il y a un rocher pelé exactement vis-à-vis (de la Treille) et à une lieue de distance que je voudrais faire sauter; ce vilain rocher s'appelle la montagne de Salève.

(Stendhal)

 

Rien n'est au dessus d'une belle Genevoise de dix-huit ans.

(Stendha)

 

Sans Rousseau Genève ne serait pas plus célèbre que Hambourg ou Amsterdam; ce serait une ville à argent, et voilà tout.

(Stendhal)

 

Les Genevois inondent toutes les provinces méridionales du royaume de leurs méchantes montres.

(Julien Le Roy)

 

Genève, une ville anglaise sur le continent... où l'on pense, où l'on sent en anglais; où l'on parle cependant, où l'on écrit en français. (Sismondi)

 

Ces maisons (qui donnent sur la promenade de la Treille) sont tout simplement les mieux situées de l'Europe. Je ne vois à les comparer que l'hôtel Rainville à Altona. D'un côté, elles sont dans une belle ville, et, de l'autre, elles ont immédiatement sous leurs fenêtres la promenade la plus brillante de cette ville : promenade qui est élevée de trente pieds sur la plaine, et dont les arbres en ont bien soixante.

(Stendhal)

 

Cette ville est une horreur ! Une vraie Cayenne ! Vents et ouragans des journées entières, et les jours ordinaires, trois ou quatre brusques changements de temps

(Dostoïevski)

10:00 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Humour, Lettres, Spiritualités, Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

09/07/2013

Etre cycliste à Genève…une véritable gageure !

 

Depuis que j’ai abandonné l’usage du scooter au profit du vélo, je vis une véritable galère…

1) Les automobilistes changent de direction sans le signaler, pourtant il est simple de tendre le bras. Non ? De plus, ils s’arrêtent au feu, ce qui m’oblige à « mettre pied à terre », à respirer leurs gaz !

2) Les TPG installent partout des gouttières « anti-cyclistes » ; voyez dans les rues basses, les Acacias, sur la rue du Stand et celle de Carouge !

Et cerise sur le gâteau !

3) Les trottoirs sont encombrés de piétons, égoïstes, incapables de faire un peu de place. La nuit, ils y circulent sans brassard clignotant !

Vraiment, cycliste à Genève ce n’est pas une sinécure…

 

15:36 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Humour | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

12/06/2013

Le blues du dimanche soir

 

Le blues du dimanche soir, ce malaise impalpable qui nous envahit quand se profile le lundi.

C’est sous la responsabilité de Monsieur Ramos, que l’université de Montpelier a piloté une étude sur le blues du dimanche soir.

Il y a très peu de recherches sur le sujet, mais un sondage a rapporté que plus de 50% des personnes interrogées dorment mal dans la nuit du dimanche au lundi, des médecins relèvent que des patients se pleignent et les blogs regorgent de témoignages.

L’étude identifie des phénomènes récurrents au dimanche soir . A l’origine, l’dée de travail associé à une contrainte dont les symptômes sont stress et fatigue.

L’étude indique que ce malaise apparaît dans l’enfance, et qu’on le retrouve à l’âge adulte.

Étonnamment, il persiste chez les étudiants, qui ont un rapport au temps différent, avec moins de contrainte, constate le chercheur. Et que la socialisation par le temps laisserait des marques.

Le malaise serait dû à un conflit de rythmes, la distorsion entre deux temps, « c’est un malaise vespéral lié à une anticipation négative du lendemain » comme le défini Marie Desplechin.

Au-delà, de cette réflexion s’ouvre la question plus large des temps vécus qui se superposent au temps physique et qui cohabitent dans une société où l’étalon de la vitesse s’emballe.

09:38 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

23/05/2013

Vieillir à Genève

 « Vous savez, quand je parle, personne ne m'écoute, quand je passe, personne ne me regarde. Je suis invisible… C'est ça, vieillir à Genève »

 

Lorsqu'on prend sa retraite, il reste, au moins, une vingtaine d'années à vivre.

C'est une autre étape de la vie, il faut la meubler, la préparer

Il faudrait que ce soit une vie remplie, une vie utile, et il faut que la société accepte la contribution de ces personnes, qu'elles soient bénévoles ou rémunérées.

Malheureusement, le sort de nos aînés se joue dans la plus grande indifférence…

Faire du 3ème âge un véritable âge d'or !

Pour l'instant, on en est loin. Il y a trop de souffrance, trop d'angoisse, trop de solitude…

15:27 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

22/05/2013

Avons-nous encore la liberté de penser ?

Admettons qu’il soit possible d’étouffer la liberté des Hommes et de leur imposer le joug, à ce point qu’ils n’osent pas même murmurer quelques paroles sans l’approbation du « Chef ».

Jamais, à coup sûr, on n’empêchera qu’ils ne pensent selon leur libre volonté.

Les Hommes penseront d’une façon, parleront d’une autre, que par conséquence la bonne foi, vertu si nécessaire à l’Etat, se corrompra.

L’adulation, si détestable, et la perfidie seront à l’honneur, entraînant la fraude avec elles et par suite la décadence de toutes les bonnes et saines habitudes.

Bien entendu que je ne parle pas des flatteurs et autres gens sans vertu et sans énergie, mais de ces citoyens qui doivent à l’intégrité, un esprit plus libéral et plus élevé. 

10:58 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Médias, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

30/04/2013

Etre, penser et faire

Vivre en démocratie, c'est présupposer que nous vivons sous nos propres lois et que le danger, c'est un pouvoir politique non responsable et concentré en peu de mains.

 

Mais ce qui se passe aujourd’hui nous indique, qu’entre les séductions du marché et I’nsécurité liés à une géographie humaine de plus en plus floue et désordonnée, que nous sommes venus à préférer moraliser, consommer, faire I’amour, en attendant qu'on nous dise ce qu'il faut être, penser et faire pour diriger notre propre vie. 

10:41 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

03/04/2013

Croissance : pour qui, pourquoi, comment ?

C’est la qualité de la croissance que nous devons privilégier, on ne peut la vouloir pour elle seule, en tant que telle, comme si elle était bonne par nature.

 

Il nous faut orienter la croissance pour qu’elle serve le développement humain, prêter attention à sa qualité et faire en sorte qu’elle ne détruise pas les sociétés et les équilibres, ne provoque pas des dégâts environnementaux irréparables et ne pille pas les ressources actuelles.

 

La croissance, mais aussi le capitalisme et le marché doivent être des instruments mis au service d’une fin.

 

15:24 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Développement durable, Economie, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

27/03/2013

Lier justice sociale et écologie

 

Aujourd’hui les enjeux écologiques constituent une nouvelle question sociale.

Le lien environnement/social doit remplir une fonction politique : tant que les questions écologiques ne seront pas systématiquement éclairées sous leurs rapports aux réalités sociales, elles demeureront de l'ordre de la chimère pour la majorité des citoyens.

Plus encore, l’explication du lien entre les conditions sociales et environnementales permettra aux citoyens de sortir des arbitrages à court terme pour mettre en avant leur complémentarité.

Les politiques qui ne prendraient pas en compte la dimension environnementale ignoreraient un aspect essentiel de la question sociale.

12:05 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Général, Genève, Nature, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

25/03/2013

Les forces du marché fétichisées


Les discours de la globalisation expriment la dépolitisation des choix économiques. Les institutions démocratiques sont dépossédées de leur capacité à légiférer, réglementer ou normer, au nom d’un principe de compétence réputé supérieur à la démocratie.

Cette dépossession repose sur les représentations d’une impuissance des institutions démocratiques face aux forces du marché.

Ces dernières perdent leur statut d’institution humaine pour s’affirmer comme une forme quasi divine aux arrêts sans appel. Ce faisant, les économistes nous proposent aussi une vision du droit.

On assiste à la fétichisation des manifestations de l’économie. Elle va de concert avec une réification des acteurs. L’espace de la discussion publique ne peut plus, dès lors, que s’organiser autour de deux pôles. Le premier, technique, est dévolu aux experts ; c’est celui de l’exégèse des lois naturelles de l’économie.

Le second est éthique ; c’est celui de la compassion que l’on éprouve face aux conséquences de ces lois.

Cette double polarité signe la fin de la politique.

Je ne reproche pas aux économistes de tenir un discours politique, mais de le faire sans en avoir conscience et sans en assumer les conséquences.

08:39 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

10/03/2013

« Ma » politique

 

Il faut remonter aux sources, évoquer les pionniers, éprouver la valeur de leurs idées en regard du monde actuel, dire la manière dont je les conçois, les formules et les appliques aujourd’hui.

 

Ce que je veux, c’est proposer une vision politique assez large pour que la cohérence puisse en être éprouvée dans la durée.

 

L’évolution récente de la politique semble opposer avec une intensité accrue la gauche et la droite.

Une gauche conservatrice crispée sur les acquis sociaux et salariaux, le bien-être de sa clientèle de fonctionnaires ou une gauche idéaliste qui veut refaire le monde.

Une droite néolibérale et internationaliste, confiante dans les forces de l’homme, dans l’équilibre de l’économie et de la société automatiquement orientées par la grâce du marché vers le mieux-être possible.

Ou une droite nationale, attachée aux traditions garantes d’un ordre naturel au réflexe de prudence qui neutralise la créativité.

 

Je propose d’avancer sur un autre chemin, baptisé ‘’la troisième voie’’ dont s’écartent à la fois le néolibéralisme et le collectivisme. Le néolibéralisme avec sa prime à la force brute. Le collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs privés.

 

Cette ‘’troisième voie’’ souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

 

Le partenariat social reste une réalité solide, même s’il reste moins médiatique que le triomphe des grands financiers et les révoltes de protestataires aux cortèges sans lendemains.

 

A la convergence des efforts individuels, je souhaite œuvrer aujourd’hui selon des modalités nouvelles, mais en fonction de principes durables. A moi de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces de la nation en respectant leur autonomie.

 

08:25 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

05/03/2013

La réponse est évidement… NON !

Genève est, assurément, une Ville de Culture… pour les bénéficiaires de subventions, plus préoccupés à débattre entre eux sur la répartition de la manne financière (plus de 200 millions de francs, soit 20% du budget annuel de la ville), qu’à développer une vision pour faire de Genève une Capitale Culturelle.


Mais Genève est-elle une Ville de Culture pour l’ensemble de ces habitants ? La réponse est évidement… NON !


Sinon, comment expliquer que les bibliothèques soient encore fermées le dimanche… Le livre n’est-il pas le premier bien culturel ?


La culture n’est-elle pas un des piliers important de l’intégration… combien de « Chéquiers Culture » ont été distribué ?


Pourquoi nos édiles font de la  résistance pour s’ouvrir plus volontairement à une véritable politique de partenariat avec tous les acteurs ?

 

Aujourd’hui la culture doit être une force, dommage que Genève soit la victime d’une « élitisation » de la Culture.

17:08 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Culture, Général, Genève, Lettres, Loisirs, Musique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

27/02/2013

Il est minuit moins cinq, Monsieur le Gouverneur !

Genève est « encore » enviée de tous. Qualité de la vie, loisirs et offre culturelle, infrastructure efficace, localisation idéale et accès facile, capacité d’innovation, caractère international et cosmopolite, etc.

Cet équilibre est fragile. Si nous ne faisons rien pour préparer notre avenir nous resterons à la traîne d’un nouveau monde qui se construit.

Il est urgent de rétablir la confiance en Genève. Nous devons faire évoluer l’environnement écologique, social, économique et administratif et pour mieux répondre aux préoccupations des habitants et des entreprises de la région genevoise.

Faudra-t-il attendre l’autonome pour changer de paradigme ? 

11:11 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Culture, Economie, Formation, Général, Genève, Loisirs, Médias, Monde, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

24/02/2013

L'écologie, un état d'esprit

L’image de la pollinisation illustre bien la nouvelle conception de l’économie que devra faire émerger l’écologie de demain:  

"Les abeilles génèrent avec le miel un produit « marchandisable » dont vit l’apiculteur, mais chacun sait que le travail le plus socialement et écologiquement utile des abeilles est la pollinisation des plantes sauvages ou cultivées.
La pollinisation peut servir de paradigme pour penser la richesse économique réelle d’une société vivante, du système complexe de l’écosystème et de la biosphère."  

Une telle société humaine appelle une nouvelle économie politique adéquate à sa réalité.  
Cela implique de revisiter l’ensemble du programme de la vieille économie politique reposant sur la rareté, et de repenser l’allocation des ressources dans un système, complexe, vivant à partir du principe de minimisation des externalités négatives et de production d’externalités positives.

On voit qu’ainsi l’économie politique et l’écologie ne se tournent plus le dos.  

Mais comment peuvent s’articuler leurs relations ?  

Par « L’écologie de l’esprit » ! L’écologie de l’esprit désigne la méthode pour décrire le système constitué du sujet et de son environnement : s’il y a de l’esprit, il ne se situe ni à l’intérieur ni à l’extérieur, mais dans la circulation et le fonctionnement.

12:41 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

16/02/2013

Genève, valeur fiscale de ses atouts...

 

Je pense qu’avant d’établir un taux d’imposition, nous devrions définir la valeur fiscale des atouts de Genève (les principaux retenus par la promotion économique du canton) et je propose les valeurs suivantes:


Stabilité politique,                                       3.93 points
Infrastructures efficaces,                            3.04 points
Localisation idéale et accès facile,             2.69 points
Qualité de la vie, loisirs et offre culturelle,  2.29 points
Personnel hautement qualifié,                    1.46 point
Éducation et formation,                               0.97 point
Atmosphère internationale,                         0.75 point

ce qui nous amène à un taux de 15%, un compromis qui devrait être acceptable pour les acteurs politiques, entre le 13% David Hiler (ministre Les Verts) et le 18 % articulés par les Socialistes.

09:09 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

13/02/2013

Vidéosuveillance : encadrer et définir les bonnes pratiques

 

La vidéosurveillance est un outil au service du traitement de la délinquance de proximité, mais ce n'est pas la réponse universelle à ce problème.

Gardons-nous de refuser cette aide par idéologie, car un outil est toujours neutre.

Les arguments des opposants à la vidéosurveillance :

> l'absence d'étude indépendante et sérieuse sur son efficacité concernant la lutte contre la délinquance,

> surenchère technologique pour le contrôle social des citoyens,

> travail sur les conséquences et non sur les causes des délits et des crimes...

Je rajouterais l'absence d'indépendance du contrôle opéré sur les systèmes tandis que les nouvelles technologies permettent désormais le couplage des caméras avec des logiciels de reconnaissance faciale, des procédés de captation sonore et la géolocalisation donc le traçage des individus.

Cela fait peur ! Dans ces conditions, comment garantir la protection des libertés individuelles ?

Pour répondre à cette question, la ville de Lyon s'est dotée d'un collège d'éthique de la vidéosurveillance dont la mission principale est d'encadrer et définir les bonnes pratiques, de veiller à l'application de la charte, de recevoir les doléances et d'informer les citoyens. Ils peuvent également examiner l'opportunité des nouvelles installations...

Genève pourrait suivre la voie...

12:28 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Techno | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

06/02/2013

1 accident mortel sur 4 implique un piéton

 

En 2011, un 1 accident mortel sur 4 impliquait un piéton ; dont 40% ont eu lieu sur un passage piéton.

Seuls 13 % des accidents avec des piétons sont dus à un comportement fautif des piétons. Dans la plupart des cas, c’est donc du côté de l’automobiliste qu’il faut chercher la principale cause de l’accident.

Près de 2 piétons tués sur 3 le sont en milieu urbain.

L’énorme majorité des accidents piétons se produit en milieu urbain, ce qui correspond évidemment au fait que la marche à pied est une pratique essentiellement urbaine.

Les accidents se produisent essentiellement là où le trafic est dense ou rapide, et la tâche de traversée plus difficile.

En ville, les piétons sont impliqués dans plus de 20% des accidents et représentent environ 30% des tués.

Les populations les plus touchées sont les plus de 65 ans (75% des piétons tués le sont sur un passage piétons).

Ces chiffres montrent l’importance des enjeux « piétons » en termes de sécurité en milieu urbain.


(sources: OFRU et diverses études)

15:32 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

01/02/2013

Grand Genève, Métropole Lémanique ou autre GLTC

 

Le sentiment d'appartenance ne peut se construire instinctivement. On peut contribuer à son jaillissement, des spécialistes en « marketing public » pourraient sans doute y participer.

Où sont-ils ?

Mais rien n’est plus malaisé que de construire une identité, et personne n’assume cette tâche.

Elle est à bien plaire. Si une identité se constitue tant mieux, si non tant pis...

Reste que la question de l’identité est indispensable à la mise en place d'institutions politiques régionales démocratiques.


Sources: "Métropolisation de la Suisse" de Michel Bassand

11:30 Écrit par Charly Schwarz dans France, Général, Genève, Médias, Politique, Région, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook