13/02/2012

22 juin vs 14 février

 

La température peine à dépasser les 2 degrés...Qui a décrété que la « Fête des Amoureux » devait avoir lieu au milieu du mois de février ?

 

Il faut savoir qu'aucune alliance entre St-Valentin et l'amour est mentionnée dans l'histoire ancienne et est considérée par des historiens comme une légende...De plus, le jour de la Saint-Valentin a longtemps été célébré comme étant la fête des célibataires et non des amoureux.

 

Au Japon, la journée des célibataires a lieu le 14 mars, au Brésil le 12 juin et en Colombie c'est au mois de septembre...

 

Pour moi la « fête des amoureux » c'est le 22 juin !

Cette journée où l'azimut du Soleil à son lever et à son coucher semble rester stationnaire... où le Soleil semble s'arrêter avant de changer de direction... cet instant où sa trajectoire atteint son point le plus haut par rapport aux étoiles... Comme quand je suis amoureux.

 

16:31 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Histoire, Monde, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

10/02/2012

Trois valeurs donnent à la citoyenneté tout son sens : civilité, civisme, solidarité

 

Outre un statut juridique et des rôles sociaux, la citoyenneté se définit aussi par des valeurs. On peut en évoquer au moins trois, traditionnellement attachées à la citoyenneté :

 

La civilité : il s'agit d'une attitude de respect, à la fois à l'égard des autres citoyens (politesse), mais aussi à l'égard des bâtiments et lieux de l'espace public (transports publics). C'est une reconnaissance mutuelle et tolérante des individus entre eux, au nom du respect de la dignité de la personne humaine, qui permet une plus grande harmonie dans la société.

 

Le civisme: il consiste, à titre individuel, à respecter et à faire respecter les lois et les règles en vigueur, mais aussi à avoir conscience de ses devoirs envers la société. De façon plus générale, le civisme est lié à un comportement actif du citoyen dans la vie quotidienne et publique. C'est agir pour que l'intérêt général l'emporte sur les intérêts particuliers.

 

La solidarité: elle est importante, en effet, dès lors que les citoyens, dans une conception classique, ne sont pas de simples individus juxtaposés, mais un ensemble d'hommes et de femmes attachés à un projet commun. Elle correspond à une attitude d'ouverture aux autres qui illustre le principe républicain de fraternité. Dans ces conditions, la solidarité, qui consiste à venir en aide aux plus démunis, directement ou par le biais des politiques publiques est très directement liée à la notion de citoyenneté.

 

13:16 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

05/02/2012

Laïcité:  ambigüités d'une nouvelle  démarche

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cette diversité terminologique cache mal certaines ambigüités, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.
A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements.
Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près.
Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur la contraception ou l’avortement.
Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.
La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Eglises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.
Ce que cherchent les Eglises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’Etat, c’est la reconquête d’un espace de conviction.
La sphère privée, où les avait cantonnées la séparation en 1907, deviendrait la base arrière d’une recolonisation de l’espace public.
Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

19:01 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Politique, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

03/02/2012

La fourmi n’est rien sans la cigale

Dans l'économie moderne la production ne correspond plus aux besoins.

Aujourd'hui de plus en plus de produit intègrent une dimension informationnelle, et la création du désir, la soif de produits à fortes symboliques sociales sont au cœur de l'activité économique.

Le gratuit est devenu un outil économique, il sert à amorcer des clients, il est avant tout un instrument de création de marchés.

Mais la gratuité, le don, l'insouciance, le plaisir, la recherche désintéressée, la poésie créent de la valeur.

Et l'on peut affirmer que l'inutile crée de l'utilité, que la gratuité crée de la richesse, que l'intérêt ne peut exister sans le désintéressement.

 

Et si la fourmi n'était rien sans la cigale !

 

 

 

10:08 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

02/02/2012

Casier judiciaire et « Casier judiciaire »

Drôle d’expérience. Quand nous souhaitons prétendre accéder à certaines fonctions ou se porter sur une liste électorale, souvent nous devons fournir une pièce justifiant que notre casier judiciaire est vierge.

 

 

Et bien sûr nous obtenons cette pièce auprès de l’Office fédéral de la justice… Et là, surprise !

 

 

Sur le document officiel est mentionné : « extrait du casier judiciaire ».

 

Suite à une demande d’explications au près des organes compétant, j’apprends que les condamnations et jugements restent inscrites au casier judiciaire et ces données restent visibles sur demande pour les personnes assermentées.

 

On ne sait jamais… Un jour ou l’autre tous peut remonter…

 

 

 

Ouf ! Mon casier judicaire est vierge, mais il doit y être inscris la contravention qu’un gendarme vaudois m’a infligée pour « passage en dehors de clous » (CHF 10.-), c’était en 1975.

16:22 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

30/01/2012

Révélotion

Chaque cycliste genevois doit lire "L'anti-manuel du cycliste urbain"

Ce qui signifie qu'il ne donne aucun conseil véritable, du moins aucun conseil à quiconque préfère éviter de se disputer avec la police, les conducteurs d'automobiles, les pilotes de deux-roues motorisés, les chauffeurs de bus, les chauffeurs de taxis, les piétons, les fabricants de selles, les fabricants de casques, les aménageurs de pistes cyclables, les futurs gestionnaires de Vélib' et, surtout, les autres cyclistes...


Il n'en est pas moins l'expression sincère d'une façon de se comporter à vélo.


C'est certain, en matière de remise en cause de l'ordre établi, on a connu plus révolutionnaire : Danton, Lénine, Che Guevara, ne se reconnaîtraient guère dans cette rébellion-là.

16:33 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

29/01/2012

SOS...Police !

À 2 ans de la fin de son premier mandat notre ministre de la Sécurité n'a pas encore compris que le problème dont souffrent nos représentants de l’ordre, n’est pas, en premier lieu, le manque d’effectif.

Le malaise est bien plus grave et profond

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07:46 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

27/01/2012

Gestion de la violence : police et acteurs sociaux, nouveau couple ?

La police est de plus en plus engagée à la résolution de conflits de voisinage ou familiaux, soit environ 20% de son temps à répondre à des demandes formulées par les services sociaux.

Avant d'augmenter les effectifs de police, ne serait-il pas plus judicieux de former les assistants sociaux et les éducateurs à la gestion des conflits et de la violence ?

Aujourd'hui, les acteurs sociaux se questionnent et expriment une réelle préoccupation sur la généralisation de phénomènes de violence.

Le fait de violence se cristallise toujours autour d'une atteinte plus ou moins directe à l'intégrité matérielle, physique ou psychique d'un tiers symbolique ou réel et comporte souvent une dimension de symptôme ou d'appel.

Les violences subies ou émises troublent la sécurité des usagers et atteignent le personnel en déstabilisant ses assises narcissiques et en fragilisant l'identité professionnelle.

Les objectifs d'une formation adéquate devrait permettre aux acteurs sociaux de :

Comprendre et prévenir les phénomènes d'agressivité et de violence.

Mieux gérer les situations difficiles, porteuses de violence.

Faciliter l'accès à la parole et apprendre à utiliser les techniques d'apaisement et de désamorçage.

Et enfin, d'optimiser les outils institutionnels dans la prise en compte des violences.

Si les agents sociaux étaient ainsi formés à la gestion de la violence, les gendarmes auraient plus de temps à disposition pour remplir des tâches de maintien de l'ordre.

 

10:07 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

26/01/2012

Le temps de la justice ne correspond pas à celui de ceux qu’elle a en charge de juger

La lutte contre la délinquance n’est pas, loin s’en faut, que du seul ressort des forces de police.
La criminalité ne diminuera pas sur le long terme si, aux côtés de la police la justice, associée aux travailleurs sociaux, n’est pas en mesure d’assumer sa mission.
Incapable de suivre l’évolution imposée par les lois, comme par la société, la justice semble toujours se débattre en décalage avec les besoins, ayant quelques trains de retard sur l’ensemble de son environnement.
Comment  une sanction peut-elle être comprise, et acceptée, par un jeune adolescent lorsque celle-ci intervient de six à douze mois, quand ce n’est plus, après la commission des faits ?
Certes, d’importants progrès ont été réalisés, mais il reste indispensable d’octroyer plus de moyens à une justice dont le temps ne correspond pas à celui de ceux qu’elle a en charge de juger.

08:47 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

24/01/2012

Rien ne doit empêcher l’égalité devant un service public, rien ne doit différencier les individus devant l’action générale.

L’équité est le principe modérateur du droit selon lequel chacun peut prétendre à un traitement juste, égalitaire et raisonnable.
L’égalité constitue la base d’un système public démocratique.
Tous les citoyens doivent s’intégrer suivant les mêmes conditions de départ, avoir les mêmes chances de réussir ; les mêmes chances pour pouvoir se positionner socialement.
Pourtant, la réalité montre que chaque personne attend de la sphère publique un rôle adéquat, en fonction de sa propre situation, de son état actuel.
Les individus sont tous différents et le système public doit perpétuellement composer entre les particularités individuelles qui font les cultures d’une cité
Du principe aux actes et comportements un monde peut les séparer.
Pour les organismes publics, l’équité apporte une dimension raisonnable, subjective, parfois floue, qui est en sorte une « valeur» propre à ces organismes publics, indispensables aux comportements éthiques des acteurs concernés.
Cette valeur reste à partager.

16:00 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

23/01/2012

Eurêka ! Genève a son métro…

Suite à mon escapade parisienne, je dois constater que notre « plan tram » ressemble étrangement au plan du métro parisien de 1905.

Sauf qu'a Genève, nous avons oublié de l'enterrer !

 

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18:55 Écrit par Charly Schwarz dans France, Général, Images | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

21/01/2012

Pas d’éthique sans parler de culture...

Parler d’éthique sans la positionner dans un cadre de référence n’aurait pas beaucoup de sens.

Si l’éthique nous apparaît comme le respect de valeurs, ces valeurs sont bien évidemment différentes d’une culture à l’autre. Le respect des valeurs, ce qui est « bien », ou ce qui est « mal », n’est jugé que d’après un cadre qui est propre à chaque culture.

Le comportement culturel fait référence à différentes valeurs, et si l’on veut analyser un contexte culturel on s’aperçoit que ces valeurs sont :

Le rapport de l’individu au groupe ;

La non soumission au groupe sera considérée comme une faute dans un contexte japonais, alors qu’elle sera valorisée comme prise d’autonomie dans un contexte occidental.

Le rapport au temps ;

Nous nous excusons de « prendre du temps» à quelqu’un, puisque c’est une denrée rare dans notre culture ; mais nous choquerons notre interlocuteur du Moyen Orient en ne consacrant pas assez de temps pour s’informer des nouvelles de la famille.

Le rapport à l’environnement ;

Notre rapport à l’environnement dans notre culture est un rapport de domination (nous avons un département de l’aménagement), un américain aura un rapport de découverte et de conquête (go west), un asiatique lui préfèrera un rapport d’équilibre : l’homme est un élément de ce milieu et ne doit pas perturber cet équilibre.

Le rapport à la responsabilité ;

Le rapport à la responsabilité s’image aussi bien par l’importance de la zone d’autonomie dans une culture (à l’intérieur de ce domaine c’est moi qui décide), mais aussi par le respect « naturel» de la hiérarchie en place, en opposition avec la contestation systématique dans une autre culture.

le rapport à l’incertitude ;

Le rapport à l’incertitude est plus difficile à détecter et peut revêtir des formes différentes depuis le fatalisme dans une culture islamique (tout est écrit»), l’importance du rationalisme dans les sociétés européennes et américaines.

On pourrait dire que ces cadrans sont identiques, mais que les curseurs traduisant l’importance sont positionnés différemment d’une culture à l’autre.

 

Genève un monde pour vous.jpg

 

06:38 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Histoire, Monde, Nature, Politique, Science, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/01/2012

La qualité de l’environnement autour de chez soi influence fortement la qualité de vie.

Extrait des résultats de l'enquête de l'Office Fédéral de la Statistique (OFS)

95% de la population juge que la qualité de l'environnement autour de chez elle est bonne. Cette qualité est par ailleurs considérée comme un facteur influençant fortement la qualité de vie.

Il ressort que 44% de la population estime que la pollution de l'air représente un grand problème.

Les résultats sont contrastés en ce qui concerne les comportements en matière d'environnement au quotidien:45% de la population baisse toujours le chauffage lorsque leur logement n'est pas utilisé  (+ de 2 jours), 21% ne le baissent jamais. 7% de la population ne consomme que des produits biologiques alors que 9% n'en consomment jamais.

47% de la population juge les centrales nucléaires très dangereuses

 

Données détaillées :

Perception de la qualité de l'environnement et comportement environnemental - résultats de l'enquête Omnibus 2011

 

12:06 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Général, Médias, Science, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

15/01/2012

Après la perte de son triple A, la France a obtenu confirmation de son label AAAAA

Ne constituant ni un label de qualité officiel ni une indication géographique protégée au sens de la réglementation française ou européenne, le diplôme 5 A est l'une des distinctions dont on se targue,  il constitue un élément économique important.

Ce label est revendiqué par les artisans et les industriels qui l'ont obtenu et en font volontiers un argument commercial.
Le 5 A avait également salué, dans le passé, des initiatives valorisant régularité et originalité, mais elle ne décerne actuellement pas de diplôme.

16:29 Écrit par Charly Schwarz dans France, Général, Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

11/01/2012

L’homme politique idéal est celui qui réalise des exploits, qui cherche à se surpasser.

La plupart de nos Conseillers d’Etat, fascinés par le modèle managérial et les valeurs qu’il véhicule, se trouvent en décalage et parfois même hostiles face aux administrations dont ils ont la charge.

Voici quelques présupposés :

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10:43 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

04/01/2012

Un nouvel art de gouverner

Nos élus ont tendance à ne pas être représentatifs du corps électoral (niveau des revenus, d'instruction, classes sociales, etc.).

La composition socioprofessionnelle des députés étant une assez bonne illustration.

Dès lors, les intérêts des élus ne coïncident pas nécessairement avec ceux des électeurs.

Aujourd'hui, libérés des contraintes organisationnelles grâce aux nouvelles technologies, nous pouvons imaginer bien d'autres moyens de recueillir l'opinion des gens et, surtout, d'en faire bon usage.

L'électronique simplifie à la fois le recueil de suffrages et le dépouillement, instantané. L'internet permet à des groupes de pression citoyens de se constituer pour faire face aux lobbys.

L'initiative citoyenne prend ainsi tout son sens, et la volonté populaire toute sa dimension.

14:00 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Culture, Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique, Région, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

03/01/2012

L'homme est grand sous la contrainte...

Derrière l'idéologie de la « décroissance » il y a la volonté de contrôler les citoyens, de leurs fixer des quotas. Le projet de société sous contrainte est un projet intrinsèquement totalitaire.

Les communistes (avoués ou non avoués du PS et des Verts) ont compris que se déguiser avec un habit de lumière verte est aujourd'hui un excellent moyen de propager leur idéologie anti-liberté.

Ils utilisent le vert pour chercher à imposer une économie planifiée.

Certains élus essayent de faire évoluer les "Verts", ils font la promotion d'une écologie libérale (au sens noble) moderne, mais ils se heurtent à un obstacle : la moitié de la base des Vert est de sensibilité communiste, sans l'avouer.

Et le parti socialiste n'a jamais été capable d'évoluer du fait que la moitié de sa base est de sensibilité communiste, sans l'avouer.

10:01 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

30/12/2011

Penser 2012 en couleurs...

couleurs.jpgCe n’est pas un hasard si l’on :«voit rouge, rit jaune, devient verts de peur, bleus de colère ou blancs comme un linge ».

Les couleurs ne sont pas anodines, elles véhiculent des tabous, des préjugés auxquels nous obéissons sans le savoir, elles possèdent des sens cachés qui influencent notre environnement, nos comportements notre langage, notre imaginaire…

Les couleurs ont une histoire mouvementée qui raconte l’évolution des mentalités.

Dans la Rome antique, les yeux bleus étaient une disgrâce, au Moyen Âge, la mariée était en rouge, mais aussi les prostituées.

Nos produits de consommation, nos vêtements, nos voitures ; tout est régi par un code non écrit dont les couleurs ont le secret.

Les couleurs en disent long sur nos ambivalences.

Elles sont de formidables révélateurs de l’évolution de nos mentalités.

Pour 2012, elles annoncent l'optimiste, la liberté, le charme et la surprise. L'ambiance générale sera douce, chaleureuse, humaine et joyeuse.

 

20:15 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

28/12/2011

La partitocratie nous gagne…

Aujourd’hui, les attributions de l’Etat se sont considérablement étendues: elles englobent des pans entiers de la sphère sociale et interpellent beaucoup plus étroitement la vie économique.

L’Etat a donc été amené à multiplier les contrôles de nature formelle et de tolérer le développement de pouvoirs de fait, vastes, arbitraires et largement capillarisés dans la société.

Cette évolution n’est nullement condamnable en soi, mais elle implique une technicité accrue des interventions, que le personnel habituel, fauteur et bénéficiaire, n’est pas en mesure de prester, puisqu’il n’a pas été sélectionné pour ses compétences mais pour sa fidélité à des slogans, des doctrines simplistes ou une camaraderie de mauvais aloi.

Montesquieu insistait sur la séparation des pouvoirs, idéal à atteindre pour garantir les libertés citoyennes. En abattant toutes les cloisons entre ces pouvoirs, la partitocratie a annulé la démocratie au sens où l’entendait Montesquieu.

Par rapport à l’idéal démocratique, la partitocratie constitue donc une régression. Et non, comme elle le prétend trop souvent, son accomplissement définitif.

A la lecture des disciples contemporains de Marco Minghetti, je constate quelques tares à la partitocratie :

Première tare: Les “démocraties” multipartites ont œuvré pour que soient exclues de l’administration toutes les personnalités compétentes. Celles-ci se sont recyclées dans le secteur privé, affaiblissant du coup les pouvoirs réels de contrôle de l’administration étatique.

Deuxième tare: le personnel administratif est recruté trop exclusivement parmi les juristes, dont la tendance est de vénérer le formalisme juridique au détriment de toutes les autres démarches de l’esprit.

Depuis Minghetti, peu de choses ont changé en ce domaine.

Troisième tare: le personnel administratif, recruté par les instances partisanes, se ligue et intervient lourdement dans les mécanismes de la décision politico-admininistrative. Ou bloquent la machine étatique pour obtenir des avantages de toutes sortes, salariaux ou autres. Le risque est patent: aucun correctif aux dysfonctionnements ne peut plus être apporté, s’il é­gra­ti­gne, même très partiellement, les intérêts immédiats et matériels des fonctionnaires.

Quatrième tare: l’indépendance des juges est lettre morte. Les collusions entre élus de la classe politique et magistrats entraînent des alliances fluctuantes entre les uns et les autres, au détriment des simples citoyens non encartés et non politisés.

11:50 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

20/12/2011

Une désintoxication difficile.

Le mirage de la dépense publique ad libitum a fasciné (Well Fare), mais l'illusion n'a pas duré.

Chaque fois que la dépense publique augmente, elle se substitue, par l'impôt ou par l'emprunt, à la consommation ou à des investissements privés qui apportent un retour positif.

Il faut savoir que la maîtrise de la dépense publique restaure la confiance, libère l'initiative et l'investissement.

Mais comme l'Etat pratique l'interventionnisme le plus large. Cela rend la désintoxication difficile.

Sans oublier qu’une faible croissance induit un chômage élevé, particulièrement choquant quand il touche les jeunes, en plus du poids de la dette dont ils hériteront.

10:19 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook