27/01/2012

Gestion de la violence : police et acteurs sociaux, nouveau couple ?

La police est de plus en plus engagée à la résolution de conflits de voisinage ou familiaux, soit environ 20% de son temps à répondre à des demandes formulées par les services sociaux.

Avant d'augmenter les effectifs de police, ne serait-il pas plus judicieux de former les assistants sociaux et les éducateurs à la gestion des conflits et de la violence ?

Aujourd'hui, les acteurs sociaux se questionnent et expriment une réelle préoccupation sur la généralisation de phénomènes de violence.

Le fait de violence se cristallise toujours autour d'une atteinte plus ou moins directe à l'intégrité matérielle, physique ou psychique d'un tiers symbolique ou réel et comporte souvent une dimension de symptôme ou d'appel.

Les violences subies ou émises troublent la sécurité des usagers et atteignent le personnel en déstabilisant ses assises narcissiques et en fragilisant l'identité professionnelle.

Les objectifs d'une formation adéquate devrait permettre aux acteurs sociaux de :

Comprendre et prévenir les phénomènes d'agressivité et de violence.

Mieux gérer les situations difficiles, porteuses de violence.

Faciliter l'accès à la parole et apprendre à utiliser les techniques d'apaisement et de désamorçage.

Et enfin, d'optimiser les outils institutionnels dans la prise en compte des violences.

Si les agents sociaux étaient ainsi formés à la gestion de la violence, les gendarmes auraient plus de temps à disposition pour remplir des tâches de maintien de l'ordre.

 

10:07 Écrit par Charly Schwarz dans Formation, Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

26/01/2012

Le temps de la justice ne correspond pas à celui de ceux qu’elle a en charge de juger

La lutte contre la délinquance n’est pas, loin s’en faut, que du seul ressort des forces de police.
La criminalité ne diminuera pas sur le long terme si, aux côtés de la police la justice, associée aux travailleurs sociaux, n’est pas en mesure d’assumer sa mission.
Incapable de suivre l’évolution imposée par les lois, comme par la société, la justice semble toujours se débattre en décalage avec les besoins, ayant quelques trains de retard sur l’ensemble de son environnement.
Comment  une sanction peut-elle être comprise, et acceptée, par un jeune adolescent lorsque celle-ci intervient de six à douze mois, quand ce n’est plus, après la commission des faits ?
Certes, d’importants progrès ont été réalisés, mais il reste indispensable d’octroyer plus de moyens à une justice dont le temps ne correspond pas à celui de ceux qu’elle a en charge de juger.

08:47 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

24/01/2012

Rien ne doit empêcher l’égalité devant un service public, rien ne doit différencier les individus devant l’action générale.

L’équité est le principe modérateur du droit selon lequel chacun peut prétendre à un traitement juste, égalitaire et raisonnable.
L’égalité constitue la base d’un système public démocratique.
Tous les citoyens doivent s’intégrer suivant les mêmes conditions de départ, avoir les mêmes chances de réussir ; les mêmes chances pour pouvoir se positionner socialement.
Pourtant, la réalité montre que chaque personne attend de la sphère publique un rôle adéquat, en fonction de sa propre situation, de son état actuel.
Les individus sont tous différents et le système public doit perpétuellement composer entre les particularités individuelles qui font les cultures d’une cité
Du principe aux actes et comportements un monde peut les séparer.
Pour les organismes publics, l’équité apporte une dimension raisonnable, subjective, parfois floue, qui est en sorte une « valeur» propre à ces organismes publics, indispensables aux comportements éthiques des acteurs concernés.
Cette valeur reste à partager.

16:00 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

21/01/2012

Pas d’éthique sans parler de culture...

Parler d’éthique sans la positionner dans un cadre de référence n’aurait pas beaucoup de sens.

Si l’éthique nous apparaît comme le respect de valeurs, ces valeurs sont bien évidemment différentes d’une culture à l’autre. Le respect des valeurs, ce qui est « bien », ou ce qui est « mal », n’est jugé que d’après un cadre qui est propre à chaque culture.

Le comportement culturel fait référence à différentes valeurs, et si l’on veut analyser un contexte culturel on s’aperçoit que ces valeurs sont :

Le rapport de l’individu au groupe ;

La non soumission au groupe sera considérée comme une faute dans un contexte japonais, alors qu’elle sera valorisée comme prise d’autonomie dans un contexte occidental.

Le rapport au temps ;

Nous nous excusons de « prendre du temps» à quelqu’un, puisque c’est une denrée rare dans notre culture ; mais nous choquerons notre interlocuteur du Moyen Orient en ne consacrant pas assez de temps pour s’informer des nouvelles de la famille.

Le rapport à l’environnement ;

Notre rapport à l’environnement dans notre culture est un rapport de domination (nous avons un département de l’aménagement), un américain aura un rapport de découverte et de conquête (go west), un asiatique lui préfèrera un rapport d’équilibre : l’homme est un élément de ce milieu et ne doit pas perturber cet équilibre.

Le rapport à la responsabilité ;

Le rapport à la responsabilité s’image aussi bien par l’importance de la zone d’autonomie dans une culture (à l’intérieur de ce domaine c’est moi qui décide), mais aussi par le respect « naturel» de la hiérarchie en place, en opposition avec la contestation systématique dans une autre culture.

le rapport à l’incertitude ;

Le rapport à l’incertitude est plus difficile à détecter et peut revêtir des formes différentes depuis le fatalisme dans une culture islamique (tout est écrit»), l’importance du rationalisme dans les sociétés européennes et américaines.

On pourrait dire que ces cadrans sont identiques, mais que les curseurs traduisant l’importance sont positionnés différemment d’une culture à l’autre.

 

Genève un monde pour vous.jpg

 

06:38 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Economie, Formation, Général, Genève, Histoire, Monde, Nature, Politique, Science, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

19/01/2012

Projet constitutionnel : déroge-t-il aux Droits de l’Homme ?

Ça y est ! La seconde lecture du projet de nouvelle Constitution genevoise débute...

Pendant mes courtes vacances, j'ai lu avec une attention particulière le projet issu de la première lecture.

Et là, consternation !

Ce projet, débattu et amandé après  de longues négociations entre les parti gouvernementaux, les autres partis et des élus de la société civile, déroge à la Déclaration universelle des droits de l'Homme, ainsi qu'à la Convention européenne des droits de l'Homme.

Bien sûr la Déclaration universelle des droits de l'Homme n'est pas contraignante, mais c'est tout autre chose pour la Convention européenne des droits de l'Homme.

Au regard du préambule de la Déclaration universelle de droits de l'Homme, le projet constitutionnel y déroge déjà, ainsi qu'aux articles 2, 10 et 21

Pour la Convention européenne des droits de l'homme, la première lecture du projet constitutionnel déroge à l'article 11, à l'article 3 du Protocole additionnel du 20 mars 1952, à l'article 4 du Protocole 4 et à l'article 1 du Protocole 12.

Les Constituants se sont-ils penchés sur ces deux actes ?

Un doute s'installe...

 

18:13 Écrit par Charly Schwarz dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

11/01/2012

L’homme politique idéal est celui qui réalise des exploits, qui cherche à se surpasser.

La plupart de nos Conseillers d’Etat, fascinés par le modèle managérial et les valeurs qu’il véhicule, se trouvent en décalage et parfois même hostiles face aux administrations dont ils ont la charge.

Voici quelques présupposés :

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10:43 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

04/01/2012

Un nouvel art de gouverner

Nos élus ont tendance à ne pas être représentatifs du corps électoral (niveau des revenus, d'instruction, classes sociales, etc.).

La composition socioprofessionnelle des députés étant une assez bonne illustration.

Dès lors, les intérêts des élus ne coïncident pas nécessairement avec ceux des électeurs.

Aujourd'hui, libérés des contraintes organisationnelles grâce aux nouvelles technologies, nous pouvons imaginer bien d'autres moyens de recueillir l'opinion des gens et, surtout, d'en faire bon usage.

L'électronique simplifie à la fois le recueil de suffrages et le dépouillement, instantané. L'internet permet à des groupes de pression citoyens de se constituer pour faire face aux lobbys.

L'initiative citoyenne prend ainsi tout son sens, et la volonté populaire toute sa dimension.

14:00 Écrit par Charly Schwarz dans Associations, Culture, Développement durable, Economie, Général, Genève, Politique, Région, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

03/01/2012

L'homme est grand sous la contrainte...

Derrière l'idéologie de la « décroissance » il y a la volonté de contrôler les citoyens, de leurs fixer des quotas. Le projet de société sous contrainte est un projet intrinsèquement totalitaire.

Les communistes (avoués ou non avoués du PS et des Verts) ont compris que se déguiser avec un habit de lumière verte est aujourd'hui un excellent moyen de propager leur idéologie anti-liberté.

Ils utilisent le vert pour chercher à imposer une économie planifiée.

Certains élus essayent de faire évoluer les "Verts", ils font la promotion d'une écologie libérale (au sens noble) moderne, mais ils se heurtent à un obstacle : la moitié de la base des Vert est de sensibilité communiste, sans l'avouer.

Et le parti socialiste n'a jamais été capable d'évoluer du fait que la moitié de sa base est de sensibilité communiste, sans l'avouer.

10:01 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Général, Genève, Médias, Monde, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

30/12/2011

Penser 2012 en couleurs...

couleurs.jpgCe n’est pas un hasard si l’on :«voit rouge, rit jaune, devient verts de peur, bleus de colère ou blancs comme un linge ».

Les couleurs ne sont pas anodines, elles véhiculent des tabous, des préjugés auxquels nous obéissons sans le savoir, elles possèdent des sens cachés qui influencent notre environnement, nos comportements notre langage, notre imaginaire…

Les couleurs ont une histoire mouvementée qui raconte l’évolution des mentalités.

Dans la Rome antique, les yeux bleus étaient une disgrâce, au Moyen Âge, la mariée était en rouge, mais aussi les prostituées.

Nos produits de consommation, nos vêtements, nos voitures ; tout est régi par un code non écrit dont les couleurs ont le secret.

Les couleurs en disent long sur nos ambivalences.

Elles sont de formidables révélateurs de l’évolution de nos mentalités.

Pour 2012, elles annoncent l'optimiste, la liberté, le charme et la surprise. L'ambiance générale sera douce, chaleureuse, humaine et joyeuse.

 

20:15 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

28/12/2011

La partitocratie nous gagne…

Aujourd’hui, les attributions de l’Etat se sont considérablement étendues: elles englobent des pans entiers de la sphère sociale et interpellent beaucoup plus étroitement la vie économique.

L’Etat a donc été amené à multiplier les contrôles de nature formelle et de tolérer le développement de pouvoirs de fait, vastes, arbitraires et largement capillarisés dans la société.

Cette évolution n’est nullement condamnable en soi, mais elle implique une technicité accrue des interventions, que le personnel habituel, fauteur et bénéficiaire, n’est pas en mesure de prester, puisqu’il n’a pas été sélectionné pour ses compétences mais pour sa fidélité à des slogans, des doctrines simplistes ou une camaraderie de mauvais aloi.

Montesquieu insistait sur la séparation des pouvoirs, idéal à atteindre pour garantir les libertés citoyennes. En abattant toutes les cloisons entre ces pouvoirs, la partitocratie a annulé la démocratie au sens où l’entendait Montesquieu.

Par rapport à l’idéal démocratique, la partitocratie constitue donc une régression. Et non, comme elle le prétend trop souvent, son accomplissement définitif.

A la lecture des disciples contemporains de Marco Minghetti, je constate quelques tares à la partitocratie :

Première tare: Les “démocraties” multipartites ont œuvré pour que soient exclues de l’administration toutes les personnalités compétentes. Celles-ci se sont recyclées dans le secteur privé, affaiblissant du coup les pouvoirs réels de contrôle de l’administration étatique.

Deuxième tare: le personnel administratif est recruté trop exclusivement parmi les juristes, dont la tendance est de vénérer le formalisme juridique au détriment de toutes les autres démarches de l’esprit.

Depuis Minghetti, peu de choses ont changé en ce domaine.

Troisième tare: le personnel administratif, recruté par les instances partisanes, se ligue et intervient lourdement dans les mécanismes de la décision politico-admininistrative. Ou bloquent la machine étatique pour obtenir des avantages de toutes sortes, salariaux ou autres. Le risque est patent: aucun correctif aux dysfonctionnements ne peut plus être apporté, s’il é­gra­ti­gne, même très partiellement, les intérêts immédiats et matériels des fonctionnaires.

Quatrième tare: l’indépendance des juges est lettre morte. Les collusions entre élus de la classe politique et magistrats entraînent des alliances fluctuantes entre les uns et les autres, au détriment des simples citoyens non encartés et non politisés.

11:50 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Général, Genève, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

20/12/2011

Une désintoxication difficile.

Le mirage de la dépense publique ad libitum a fasciné (Well Fare), mais l'illusion n'a pas duré.

Chaque fois que la dépense publique augmente, elle se substitue, par l'impôt ou par l'emprunt, à la consommation ou à des investissements privés qui apportent un retour positif.

Il faut savoir que la maîtrise de la dépense publique restaure la confiance, libère l'initiative et l'investissement.

Mais comme l'Etat pratique l'interventionnisme le plus large. Cela rend la désintoxication difficile.

Sans oublier qu’une faible croissance induit un chômage élevé, particulièrement choquant quand il touche les jeunes, en plus du poids de la dette dont ils hériteront.

10:19 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

19/12/2011

Et si la dépense publique cassait la croissance ?

Ca y est ! Nous y sommes…

Pour la première fois en 10 ans, selon la note 66 de l’office genevois de la statistique, la part du secteur public contribue le plus fortement au PIB genevois, soit à hauteur de 22% contre seulement 20% pour le secteur financier et 16% pour celui du commerce.

Mais le plus relevant reste la comparaison avec le PIB national, base 2009, où la contribution du secteur public à Genève est supérieur de 11.7% !

Si la dépense publique reste le principal indicateur de l'impact de l'Etat sur l'économie, elle freine la croissance.

Il faut savoir quand un pays augmente sa dépense publique, sa croissance se réduit et à l'inverse réduire la dépense publique apporte un supplément de croissance, au prix d'un effort important, mais abordable.

 

 

 

19:10 Écrit par Charly Schwarz dans Commerce, Economie, Général, Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

17/12/2011

De l’arrogance d’un Président…

13 décembre, LémanBleu « Genève à Chaud », minute 7:33

C’est avec une certaine arrogance que le nouveau Président du Conseil d’Etat souhaite entrainer ces collègues vers un passage en force pour imposer la construction de 4’000m2 de cabinets médicaux pour la Clinique des Grangettes à « Challendin »

Et cela, contre la volonté des 57,8% des habitants de Chêne-Bougeries !

Je serais bien surpris qu’une délégation du Conseil d’Etat ne vienne pas remettre au pas le Conseil administratif…

Il est aussi intéressant de savoir que le Président du Conseil d’administration de la Clinique des Grangettes est un député PLR et que le Vice-président et directeur est un ancien député et Président du PDC (Parti Démocrate Chrétien), auquel appartient aussi le Président du Conseil d’Etat.

 

Aujourd’hui les référendaires sont prêts à élaborer un nouveau PLQ (Plan Localiser de Quartier) en concertation avec toutes les parties à travers une approche consultative et participative, afin de proposer un nouveau PLQ avant l’été 2012.

Et, ainsi, restaurer la confiance et le dialogue entre la population et les autorités.

Cette manière de travailler, appliquée à d’autres projets de logement permettra d’avancer de manière rapide et satisfaisante.

 

 

18:32 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

15/12/2011

Débat politique réduit à un débat de conseil d’administration

Les attentes vis-à-vis de nos députés changent !

On attend d’eux des réponses aux multiples problèmes engendrés par les mutations socio-économiques.

 

Nos Conseillers d’Etat se transforment en hommes d’affaires et ils s’emparent du pouvoir au nom de la performance et de la compétence, ils proposent de gérer la cité sur un modèle strictement économique.

Le débat politique se réduit à un débat de conseil d’administration autour de problèmes budgétaires et financiers.

Il ya là, un piège !

 

L’approche comptable impose ses normes aux affaires publiques. Les considérations économiques surdéterminent tous les registres de la vie sociale.

Les hommes politiques pensent fonder l’efficacité de leur action dans le modèle managérial, alors que c’est ce même modèle qui dévalorise l’action publique.

Là, il y a danger…

17:20 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Genève, Politique, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

13/12/2011

Quand le « comment » élimine le « pourquoi »

La coupure est totale entre les technocrates et les populations concernées.

 

Les uns traitent de taux de chômage, les autres sont menacés d'être chômeurs. Les uns traitent de taux d'inflation, les autres voient concrètement le décalage entre leur niveau de vie et leur possibilité de consommation. Les uns se préoccupent du taux de croissance, les autres ne savent pas de quoi demain sera fait.

 

Comme quoi les technocrates s'intéressent peu au monde du travail, de plus certains entretiennent une confusion entre rationalisation et raison...et dire qu'ils se proposent de prendre en charge les affaires du monde !

15:04 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

11/12/2011

L’Homme veut vivre où il se pense

Dans un dispositif social, où l’Homme est gouverné de plus en plus exclusivement par un État qui gouverne de moins en moins, il est de moins en moins capable de recevoir et de donner.

 

L’Homme veut vivre où il se pense. Il se pense où la société se suffise à elle-même, que les lois ordonnent le moins possible.

 

L’Homme se veut individu de plus en plus libre. Il se pense dans la

loi, il veut que la loi se suffise à elle-même, qu’il y ait le moins possible de commandements ou même d’influences…

 

L’Homme se veut individu de plus en plus égal.

15:45 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

08/12/2011

Ville de Genève : budget parapluie ou parasol ?

 

Les ajustements nécessaires pour équilibrer le budget seront considérés comme une réduction arbitraire et comme une cause probable de la détérioration de la politique économique municipale au cours des prochaines années.

Ce nouveau Conseil administratif, dirigé par des paramètres politique, sera-t-il obligé de présenter des déficits excessifs et à prendre d'urgence des mesures drastiques ?

Ces coupures budgétaires conduiront à des conflits, mais ces ajustements seront le prélude à des manifestations plus graves et plus durables.

L'ajustement budgétaire que présentera le Conseil administratif de la Ville de Genève est seulement une maquette qu'il devra appliquer pour répondre aux exigences d'un budget équilibré.

Quel que soit le budget qui sera proposé le 10 décembre, ainsi qu'une grande partie de sa gestion sera de concevoir des mesures d'austérité qui se traduiront par de douloureuses coupes dans les dépenses publiques, voir le gel des salaires, des hausses d'impôts et une baisse spectaculaire des prestations.


Mais ce programme d'austérité devra être appliqué de différentes manières tout en en essayant de ne pas endommagé la colonne vertébrale sociale de l'Etat providence.


Pour gérer une période de dépression économique, le Conseil administratif aura besoin de quelques vertus, et pas sûr que le citoyen comprenne la nécessité de réduire les dépenses publiques...

 

18:19 Écrit par Charly Schwarz dans Général, Genève, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

22/11/2011

Croissance, croissance, croissance…

croisance.jpg

C’est la qualité de la croissance que nous devons privilégier, on ne peut la vouloir pour elle seule, en tant que telle, comme si elle était bonne par nature.

 

Il nous faut orienter la croissance pour qu’elle serve le développement humain, prêter attention à sa qualité et faire en sorte qu’elle ne détruise pas les sociétés et les équilibres, ne provoque pas des dégâts environnementaux irréparables et ne pille pas les ressources actuelles.

 

La croissance, mais aussi le capitalisme et le marché doivent être des instruments mis au service d’une fin.

 

Pour en savoir plus: le concept du développement humain

09:40 Écrit par Charly Schwarz dans Développement durable, Economie, Général, Genève, Monde, Nature, Politique, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

20/11/2011

Quand Economie se prend pour Politique

Les économistes, pour affirmer leur emprise et éteindre tout débat, croient possible de se détacher entièrement de la politique et du droit. Ils prétendent pouvoir construire une physique sociale, hors de tout lien avec le réel.

Ils ne font que transformer l'économie en une religion moderne, avec son Paradis et son Enfer, ses prêtres et son Inquisition.

Ils se transforment en chantres de tout ce qui peut limiter l'exercice de la démocratie, priver la souveraineté populaire de sens et de contenu.

La politique économique menée par ceux que l'on nomme les économistes continue, année après année, à engendrer crises, faillites et autres désastres.

Leur discours sur la globalisation exprime la dépolitisation des choix économiques. Les institutions démocratiques sont dépossédées de leur capacité à légiférer, réglementer ou normer, au nom d'un principe de compétence réputé supérieur à la démocratie.

Je ne reproche pas aux économistes de tenir un discours politique, mais de le faire sans en avoir conscience et sans en assumer les conséquences.

10:42 Écrit par Charly Schwarz dans Economie, Général, Genève, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

17/11/2011

Manque de reliance

pesonnes agée.jpg

Pour diverses raisons, notamment pour prendre soin du nombre croissant de personnes âgées, nous devons faire appel à une main-d’œuvre étrangère.

Mais nous manquons d’égards envers l’enrichissement que représente pour nous cette immigration. Il faudrait que nous ménagions un accueil positif à ces immigrants.

 

Et je dois constater tout le contraire.

 

Il semblerait que notre société soit devenue incapable d’intégrer les nouveaux venus dont elle a pourtant le plus grand besoin.

 

Nous ne mesurons pas bien l’aubaine que représente cette main-d’œuvre, nous multiplions envers elle des problèmes de reliance, faisant obstacle à son intégration, nous  imaginons des plans pour renvoyer ces immigrés chez eux.

16:09 Écrit par Charly Schwarz dans Culture, Développement durable, Général, Genève, Politique, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook